Rejet 11 avril 2024
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Sur la décision
| Référence : | CE, 7e ch., 11 avr. 2024, n° 491530 |
|---|---|
| Juridiction : | Conseil d'État |
| Numéro : | 491530 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Décision précédente : | Tribunal administratif de Paris, 29 janvier 2024, N° 2401974/9 |
| Dispositif : | R.822-5 Rejet PAPC défaut ministère avocat |
| Date de dernière mise à jour : | 20 juin 2024 |
| Identifiant européen : | ECLI:FR:CECHS:2024:491530.20240411 |
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Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Mme A B a demandé au juge des référés du tribunal administratif de Paris, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’ordonner au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique de reconnaître la situation de harcèlement moral dans laquelle elle se trouve depuis 2015, de reconstituer sa situation administrative en lui restituant son salaire réduit illégalement depuis 2015, ses droits à congés, ses droits à retraite, de lui rembourser les dépenses qu’elle a engagées pour vivre depuis 2016 d’un montant de 150 000 euros et de lui verser une indemnité de 400 000 euros en réparation des préjudices subis par elle et sa famille, de décider que l’ordonnance sera exécutoire dès qu’elle sera rendue, en application de l’article R. 522-13 du code de justice administrative et, si l’urgence le commande et en application de l’article R. 751-1 du même code, qu’elle sera communiquée sur place aux parties.
Par une ordonnance n° 2401974/9 du 29 janvier 2024, la juge des référés du tribunal administratif de Paris a rejeté sa demande.
Par un pourvoi et deux nouveaux mémoires, enregistrés les 6, 18 février et 5 avril 2024 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, Mme B demande au Conseil d’Etat d’annuler cette ordonnance.
Par un mémoire distinct, enregistré le 6 mars 2024, Mme B demande au Conseil d’Etat, en application de l’article 23-5 de l’ordonnance n° 58-067 du 7 novembre 1958 et à l’appui de son pourvoi, de renvoyer au Conseil constitutionnel la question de la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution de l’article 6 quinquies de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires et de diverses dispositions du code général de la fonction publique.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
— la Constitution, notamment son article 61-1 ;
— l’ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 ;
— le code de justice administrative ;
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou fondé sur aucun moyen sérieux ». Selon l’article R. 821-3 du même code : « Le ministère d’un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation est obligatoire pour l’introduction, devant le Conseil d’Etat, des recours en cassation, à l’exception de ceux dirigés contre les décisions des juridictions de pension ». Aux termes de l’article R. 822-5 du même code : " Lorsque le pourvoi est irrecevable pour défaut de ministère d’avocat ou entaché d’une irrecevabilité manifeste non susceptible d’être couverte en cours d’instance, le président de la chambre peut décider par ordonnance de ne pas l’admettre () ; Les conseillers d’Etat mentionnés au quatrième alinéa de l’article R. 122-7 peuvent statuer par ordonnance dans les cas prévus au présent article « . En vertu du deuxième alinéa de l’article R. 612-1 du même code, le juge de cassation peut rejeter, sans demande de régularisation préalable, les conclusions présentées en méconnaissance de cette obligation, lorsqu’elle a été mentionnée dans la notification de la décision attaquée. Aux termes de l’article R. 771-19 du même code : » L’application des dispositions de la présente section ne fait pas obstacle à l’usage des pouvoirs que les présidents de chambre tiennent des dispositions des articles R. 122-12 et R. 822-5 ".
2. Le pourvoi de Mme B tend à l’annulation d’une ordonnance de la juge des référés du tribunal administratif de Paris. Aucun texte ne dispense un tel pourvoi de l’obligation du ministère d’avocat. Le pourvoi de Mme B n’a pas été présenté par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation alors que la notification de l’ordonnance attaquée faisait mention de cette obligation. Dès lors, son pourvoi, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur le renvoi au Conseil constitutionnel des deux questions prioritaires de constitutionnalité mentionnées ci-dessus, est irrecevable et, par suite, ne peut être admis.
O R D O N N E :
— ---------------
Article 1er : Le pourvoi de Mme B n’est pas admis.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Copie en sera adressée au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté
industrielle et numérique.
Fait à Paris, le 11 avril 2024.
Le conseiller d’Etat désigné : G. Pellissier
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour le secrétaire du contentieux par délégation :
N. Pelat
491530
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Textes cités dans la décision
- Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983
- Constitution du 4 octobre 1958
- Code de justice administrative
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