Conseil d'État, 8ème - 3ème chambres réunies, 26 avril 2024, 475259
TA Nice
Non-lieu à statuer 5 juin 2023
>
CE
Annulation 26 avril 2024

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la perte d'objet de la demande

    La cour a jugé que la délibération ne cesse pas de produire ses effets du seul fait de l'intervention d'actes pris par le maire, ce qui constitue une erreur de droit.

  • Accepté
    Urgence justifiant la suspension

    La cour a estimé que les éléments avancés par les demandeurs caractérisent une situation d'urgence justifiant la suspension de l'exécution de la délibération.

  • Accepté
    Doute sérieux sur la légalité de la délibération

    La cour a jugé que ce moyen est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la délibération contestée.

  • Accepté
    Droit à remboursement des frais engagés

    La cour a décidé de mettre à la charge de la commune une somme à verser aux demandeurs au titre des frais engagés.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation après une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Nice qui a prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de MM. Bottero visant à suspendre l'exécution d'une délibération du conseil municipal de Gourdon. Les requérants demandent l'annulation de cette ordonnance et la suspension de l'exécution de la délibération. Le Conseil d'État constate que la délibération du conseil municipal a été exécutée par le maire, mais cela ne fait pas perdre son objet aux conclusions des requérants. Il considère également que les requérants ont établi l'existence d'une situation d'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la délibération. Par conséquent, le Conseil d'État annule l'ordonnance du juge des référés, suspend l'exécution de la délibération et condamne la commune de Gourdon à verser une somme de 3 000 euros aux requérants au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 8-3 chr, 26 avr. 2024, n° 475259, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 475259
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Nice, 5 juin 2023, N° 2302082
Précédents jurisprudentiels : Confère :
, sur la possibilité de contester une telle délibération devant le juge administratif, CE, Section, 18 juin 1982, Raphanel, n° 15375, p. 238
TC, 21 mars 1983, Consorts Raphanel, n° 2267, p. 538.
Dispositif : Satisfaction totale
Date de dernière mise à jour : 20 juin 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000049478779
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2024:475259.20240426
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