CEDH, Cour (première section), AFFAIRE RAMIREZ SANCHEZ c. FRANCE, 27 janvier 2005, 59450/00
CEDH, Recevabilité 19 février 2004
>
CEDH, Arrêt, Cour (Première Section) 27 janvier 2005
>
CEDH, Arrêt, Cour (Grande Chambre) 4 juillet 2006
>
CEDH, Résolution 2 décembre 2010

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Signaler une erreur.
  • Rejeté
    Conditions de détention inhumaines

    La Cour a estimé que les conditions de détention, bien que regrettables, n'atteignaient pas le seuil de gravité requis pour constituer un traitement inhumain au sens de l'article 3.

  • Accepté
    Absence de recours effectif contre l'isolement

    La Cour a constaté qu'il n'existait pas de recours effectif permettant au requérant de contester les décisions de prolongation de son isolement, ce qui constitue une violation de l'article 13.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme dans l'affaire Ramirez Sanchez c. France concerne le maintien prolongé à l'isolement de Ilich Ramirez Sanchez, surnommé "Carlos", un détenu de haute sécurité condamné pour des actes de terrorisme. Le requérant alléguait que son isolement prolongé constituait un traitement inhumain et dégradant contraire à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que l'absence de recours pour contester cette mesure violait l'article 13 de la Convention.

La Cour a jugé que, bien que les conditions d'isolement et la durée de celui-ci (huit ans et deux mois) soient regrettables, elles n'ont pas atteint le seuil de gravité requis pour constituer un traitement inhumain au sens de l'article 3, compte tenu de la personnalité et de la dangerosité du requérant. Cependant, la Cour a constaté une violation de l'article 13, car le requérant ne disposait pas en droit interne d'un recours effectif pour contester les décisions de prolongation de son isolement.

En conséquence, la Cour a accordé au requérant une indemnité pour les frais et dépens, mais a estimé que le constat de violation constituait en soi une satisfaction équitable suffisante pour le dommage moral subi. La Cour a rejeté les demandes de satisfaction équitable pour le surplus.

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

Commentaires22

Augmentez la visibilité de votre blog juridique : vos commentaires d’arrêts peuvent très simplement apparaitre sur toutes les décisions concernées. 
1Recours contre un placement à l’isolement : le juge judiciaire davantage tortue que lièvre ?Accès limité
Pierre Eschbach · Dalloz Etudiants · 17 avril 2025

2Les voies du dialogue (fiche thématique)
Fallait pas faire du droit · 27 novembre 2024

3Des droits (insuffisants) dans nos prisonsPar Justine Bourgeois, Elève-avocat.
Village Justice · 15 octobre 2019
Testez Doctrine gratuitement
pendant 7 jours
Démarrer
Vous avez déjà un compte ?Connexion

Sur la décision

  • Code de procédure pénale, Article D.283-1
  • Circulaire du 8 décembre 1998 portant application du décret modifiant le Code de procédure pénale
Référence :
CEDH, Cour (Première Section), 27 janv. 2005, n° 59450/00
Numéro(s) : 59450/00
Type de document : Arrêt
Date d’introduction : 20 juillet 2000
Jurisprudence de Strasbourg : Assenov et autres c. Bulgarie du 28 octobre 1998, Recueil des arrêts et décisions 1998-VIII, p. 3288, § 93
Messina (no2) c. Italie, arrêt du 8 juin 1999, Recueil 1999-V
Chahal c. Royaume-Uni du 15 novembre 1996, Recueil 1996-V, p. 1855, § 79 et pp. 1869-1870, § 145
Gallico c. Italie, décision du 23 septembre 2004
Ilascu et autres c. Moldova et Russie [GC] du 8 juillet 2004, CEDH 2004-..
G. Ensslin, A. Baader et J. Raspe c. Allemagne, requêtes no 7572/76, 7586/76 et 7587/76, décision de la Commission du 8 juillet 1978, Décisions et rapports (DR) 14, p. 64
Ilhan c. Turquie [GC], no 22277/93, § 97, CEDH 2000-VII
Indelicato c. Italie, no 31143/96, §§ 30, 32 et 33, 18 octobre 2001
Irlande c. Royaume-Uni du 18 janvier 1978, série A no 25, p. 65, § 161 et § 162
Kalachnikov c. Russie (déc.) no 47095/99, § 95, CEDH 2001-XI
Kröcher-Möller c. Suisse, requête no 8463/78, rapport de la Commission du 16 décembre 1982, DR 34, p. 24
Kudla c. Pologne [GC], n° 30210/96, § 94, et § 157, CEDH 2000-XI
Labita c. Italie [GC], no 26772/95, § 119, CEDH 2000-IV
Messina c. Italie (déc.), no 25498/94, CEDH 1999-V
Natoli c. Italie, décision du 9 janvier 2001, no 26161/95
Raninen c. Finlande du 16 décembre 1997, Recueil 1997-VIII, pp. 2821-2822, § 55
Selmouni c. France [GC], no 25803/94, § 95, CEDH 1999-V
Silver et autres c. Royaume-Uni du 25 mars 1983, série A no 61, p. 42, § 113
V. c. Royaume-Uni [GC], no 24888/94, § 71, CEDH 1999-IX
Références à des textes internationaux :
Comité pour la Prévention de la Torture et des Peines et Traitements Inhumains et Dégradants, rapports de visite de 1996 et 2000;Lignes directrices sur les Droits de l'Homme et la Lutte contre le Terrorisme adoptées par le Comité de Ministres du Conseil de l'Europe le 11 juillet 2002
Organisation mentionnée :
  • Comité européen pour la prévention de la torture
Niveau d’importance : Importance élevée
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Non-violation de l'art. 3 ; Violation de l'art. 13 ; Remboursement partiel frais et dépens - procédure de la Convention
Identifiant HUDOC : 001-68096
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2005:0127JUD005945000
Télécharger le PDF original fourni par la juridiction

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi n° 79-587 du 11 juillet 1979
  2. Décret n°98-1099 du 8 décembre 1998
  3. Code de justice administrative
  4. Code de procédure pénale
Extraits similaires à la sélection

Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.

Inscrivez-vous gratuitement pour imprimer votre décision
CEDH, Cour (première section), AFFAIRE RAMIREZ SANCHEZ c. FRANCE, 27 janvier 2005, 59450/00