Tribunal administratif de Marseille, 8ème chambre, 18 mars 2026, n° 2509534
TA Marseille
Annulation 18 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Défaut d'examen de la situation personnelle

    La cour a jugé que l'arrêté portant refus de séjour porte atteinte au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale en France, en violation des dispositions légales.

  • Accepté
    Méconnaissance des dispositions légales

    La cour a constaté que l'ancienneté et la stabilité de la cellule familiale de Monsieur B… justifient l'octroi d'un titre de séjour, rendant ainsi l'arrêté illégal.

  • Accepté
    Délivrance d'un titre de séjour

    La cour a ordonné au préfet de délivrer un titre de séjour temporaire à Monsieur B… dans un délai de deux mois, en raison de l'annulation de l'arrêté de refus.

  • Accepté
    Astreinte pour non-exécution

    La cour a prononcé une astreinte à l'encontre de l'Etat pour garantir l'exécution de son jugement dans le délai imparti.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a décidé de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros pour couvrir les frais liés au litige.

Résumé par Doctrine IA

M. B... demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant son pays de destination. Il sollicitait également une injonction de délivrance d'une carte de séjour "vie privée et familiale" sous astreinte et la suppression de son signalement au système d'information Schengen.

La question juridique centrale était de savoir si le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée au droit de M. B... au respect de sa vie privée et familiale, au regard de son mariage en France avec une ressortissante régulière, de la naissance de leurs deux enfants en France, et de la stabilité de sa cellule familiale. Le tribunal a jugé que le centre de la vie privée et familiale de M. B... se situait en France.

En conséquence, le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral, enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de deux mois, sous astreinte. L'État a également été condamné à verser une somme au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
TA Marseille, 8e ch., 18 mars 2026, n° 2509534
Juridiction : Tribunal administratif de Marseille
Numéro : 2509534
Type de recours : Excès de pouvoir
Dispositif : Satisfaction partielle
Date de dernière mise à jour : 16 avril 2026

Sur les parties

Texte intégral

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