Rejet 7 août 2025
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Sur la décision
| Référence : | TA Nîmes, 7 août 2025, n° 2503266 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nîmes |
| Numéro : | 2503266 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 8 septembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 2 août 2025, M. A B, saisit le juge des référés d’une requête portant sur sa situation administrative en France en indiquant avoir besoin de la délivrance d’un titre de séjour dont la demande de renouvellement est en cours d’instruction ou d’un récépissé.
Il soutient que :
— il est titulaire de la carte d’ancien combattant pour avoir servi dans la légion étrangère du 29 octobre 2007 au 23 janvier 2019 et que son titre de séjour arrivant à échéance le 26 octobre 2024, il a déposé une demande de renouvellement de ce titre et a obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 24 janvier 2025 ;
— il a déposé une nouvelle demande de titre de séjour complète à la préfecture du Gard le 27 mai 2025, demeurée sans réponse ;
— sa requête revêt un caractère d’urgence dès lors qu’il ne dispose d’aucune ressource depuis le mois de janvier alors qu’il est en charge de sa fille de 11 ans et que l’obtention d’un titre de séjour ou d’un récépissé lui permettrait d’être recruté immédiatement comme agent de sécurité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné, Mme Sarac-Deleigne, première conseillère, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. D’une part, aux termes de l’article L. 511-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés statue par des mesures qui présentent un caractère provisoire. () ». Aux termes de son article L. 521-1 : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ». Aux termes de l’article L. 521-2 de ce code : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ». Aux termes de l’article L. 521-3 du même code : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». L’article L. 522-3 de ce code prévoit cependant que « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ». D’autre part, aux termes du premier alinéa de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. ». Enfin, selon l’article R. 522-2 du même code, les dispositions de l’article R. 612-1 de ce code qui imposent au juge d’inviter l’auteur de conclusions entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours à les régulariser, ne sont pas applicables au juge des référés statuant en urgence.
2. Les demandes présentées devant le juge des référés statuant en urgence sont régies par les articles L. 521-1, L. 521-2 et L. 521-3 du code de justice administrative et sont instruites et jugées selon des règles différentes, suivant qu’elles s’appuient sur l’un ou l’autre de ces articles. Il appartient ainsi au requérant de préciser la procédure de référé sur le fondement de laquelle il présente sa requête sous peine d’irrecevabilité de la demande.
3. En l’espèce, M. B expose qu’il a déposé une demande de renouvellement de son titre de séjour le 27 mai 2025 après expiration de son précédent titre et qu’en l’absence de toute réponse à sa demande, il a effectué cette requête sur les conseils du défenseur des droits. Toutefois, il ne précise ni la nature de l’action en référé qu’il entend former, ni les mesures qu’il souhaite voir prononcer par le juge des référés et ses écritures ne permettent pas de le déterminer. Cette requête est ainsi dépourvue de conclusions au sens de l’article R. 411-1 du code de justice précité et est donc irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée, en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.
Fait à Nîmes, le 7 août 2025.
La juge des référés,
B. SARAC-DELEIGNE
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
N°2503266
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