Rejet 9 septembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Nîmes, 9 sept. 2025, n° 2502192 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Nîmes |
| Numéro : | 2502192 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet irrecevabilité manifeste alinéa 4 |
| Date de dernière mise à jour : | 11 septembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 27 mai 2025, M. D A B demande au tribunal de régulariser sa situation relative à son permis de conduire du fait de la reconnaissance, par M. C A B, de l’infraction qui lui a été imputée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2025, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L’article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que « () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code, « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. ».
2. En vertu de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation () ».
3. En vertu de l’article R. 611-8-3 du même code, « La juridiction peut proposer aux personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que les organismes de droit privé chargés de la gestion permanente d’un service public, d’utiliser le téléservice mentionné à l’article R. 414-2. / Lorsque les personnes concernées acceptent, pour une instance donnée, l’usage de cette application, elles doivent, pour l’instance considérée, communiquer leurs mémoires et les pièces qui y sont jointes à la juridiction au moyen du téléservice, sous peine de voir leurs écritures écartées des débats à défaut de régularisation dans un délai imparti par la juridiction. La juridiction peut leur adresser par cette application et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre. ». Selon l’article R. 611-8-6 du code précité, « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. () ».
4. Le titulaire du permis de conduire qui demande l’annulation d’une décision portant retrait de points de son permis ne peut se borner, pour contester une telle décision devant le tribunal, à produire le relevé d’information intégral issu du système national des permis de conduire où elle est enregistrée ou la décision de retrait de son permis la rappelant. Il doit produire la décision elle-même, telle qu’il en a reçu notification dans les conditions prévues à l’article R. 223-3 du code de la route ou, en cas d’impossibilité, apporter la preuve des diligences qu’il a accomplies pour en obtenir la communication.
5. En réponse à la demande de régularisation qui lui a été adressée par le tribunal, au moyen de l’application Télérecours le 21 août 2025, M. A B n’a produit, à l’expiration du délai qui lui était imparti, ni les décisions attaquées ni la preuve des diligences qu’il aurait accomplies pour en obtenir la communication et n’a pas justifié de l’impossibilité de produire l’un ou l’autre de ces documents. Dès lors, la requête de M. A B, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, par suite, être rejetée par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête n°2502192 de M. A B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nîmes, le 9 septembre 2025.
Le président de la 3ème chambre,
P. PERETTI
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présentée décision.
N°250219
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Bénéfice ·
- Aide juridictionnelle ·
- Compétence territoriale ·
- Aide juridique ·
- Ressort ·
- Juridiction administrative ·
- Rétroactif ·
- Terme
- Section de commune ·
- Attribution ·
- Exploitant agricole ·
- Conseil municipal ·
- Collectivités territoriales ·
- Justice administrative ·
- Recours gracieux ·
- Maire ·
- Exploitation ·
- Pêche maritime
- Etats membres ·
- Asile ·
- Règlement (ue) ·
- Responsable ·
- Parlement européen ·
- Chypre ·
- L'etat ·
- Entretien ·
- Protection ·
- Information
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Aide juridictionnelle ·
- Territoire français ·
- Titre ·
- Annulation ·
- Vie privée ·
- Autorisation provisoire ·
- Pays ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde
- Action sociale ·
- Personne âgée ·
- Commission ·
- Retrait ·
- Famille ·
- Agrément ·
- Département ·
- Assistant ·
- Justice administrative ·
- Vices
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Commissaire de justice ·
- Décision administrative préalable ·
- Autorisation provisoire ·
- Autorisation de travail ·
- Subsidiaire ·
- Désistement d'instance ·
- Acte ·
- Tribunaux administratifs
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Immigration ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Enfant ·
- Portugal ·
- Stipulation ·
- Aide juridictionnelle ·
- Convention internationale ·
- Bénéfice ·
- Condition
- Territoire français ·
- Erreur de droit ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Étudiant ·
- Liberté fondamentale ·
- Stipulation ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Liberté
- Recours administratif ·
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Prime ·
- Habitat ·
- Rejet ·
- Réception ·
- Administration ·
- Agence ·
- Délais
Sur les mêmes thèmes • 3
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Immigration ·
- Fins ·
- Hébergement ·
- Condition ·
- Protection ·
- Territoire français ·
- Italie ·
- Bénéfice
- Département ·
- Justice administrative ·
- Service ·
- Suspension ·
- Mobilité ·
- Erreur de droit ·
- Fonctionnaire ·
- Fins ·
- Administration ·
- Affectation
- Armée ·
- Justice administrative ·
- Contrat d'engagement ·
- Contrôle ·
- Suspension ·
- Légalité ·
- Résiliation ·
- Défense ·
- Commissaire de justice ·
- Urgence
Textes cités dans la décision
- Code de justice administrative
- Code de la route.
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.