Rejet 29 décembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Paris, 29 déc. 2025, n° 2516190 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Paris |
| Numéro : | 2516190 |
| Type de recours : | Plein contentieux |
| Dispositif : | Rejet irrecevabilité manifeste alinéa 4 |
| Date de dernière mise à jour : | 8 janvier 2026 |
Texte intégral
La vice-présidente de la 4ème section,Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juin 2025, M. B… A… demande au tribunal d’annuler la décision par laquelle la commission de médiation de Paris a implicitement refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social en application des dispositions du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation.
Par une lettre du 12 juin 2025, le greffe du tribunal a invité M. A… à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours à compter de sa réception.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ».
2. Aux termes du premier alinéa de l’article R. 412-1 du code précité : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant du dépôt de la réclamation. ». Et aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) La demande de régularisation mentionne qu’à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
3. Aux termes de l’article R. 611-8-3 du code de justice administrative : « La juridiction peut proposer aux personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que les organismes de droit privé chargés de la gestion permanente d’un service public, d’utiliser le téléservice mentionné à l’article R. 414-2. Lorsque les personnes concernées acceptent, pour une instance donnée, l’usage de cette application, elles doivent, pour l’instance considérée, communiquer leurs mémoires et les pièces qui y sont jointes à la juridiction au moyen du téléservice, sous peine de voir leurs écritures écartées des débats à défaut de régularisation dans un délai imparti par la juridiction. La juridiction peut leur adresser par cette application et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l’accusé de réception délivré par l’application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l’application, à l’issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l’adresse choisie par elles (…) ».
4. A l’appui de son recours, M. A… se prévaut d’une décision de la commission de médiation du département de Paris rejetant implicitement sa demande tendant à être désigné comme prioritaire et devant être logé en urgence dans un logement répondant à ses besoins et à ses capacités. M. A… a été invité par le greffe du tribunal le 12 juin 2025 par communication électronique via l’application « Télérecours citoyens » et dont il a pris connaissance le jour même, à produire ladite décision dans un délai de quinze jours ou la preuve du recours déposé auprès de cette commission. La lettre précisait qu’à défaut de réponse dans le délai imparti, la requête pourrait être rejetée par ordonnance comme irrecevable. M. A… n’a pas procédé à cette régularisation dans le délai qui lui était imparti, ni même à ce jour. Par suite, et en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la présente requête doit être rejetée comme entachée d’une irrecevabilité manifeste.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B… A… et au ministre de la ville et du logement.
Fait à Paris, le 29 décembre 2025.
La vice-présidente de la 4ème section,
Signé
Stoltz-Valette
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Décision implicite ·
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Rejet ·
- Recours contentieux ·
- Délai ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Demande ·
- Commissaire de justice
- Agence régionale ·
- Etablissements de santé ·
- Île-de-france ·
- Cliniques ·
- Financement ·
- Directeur général ·
- Garantie ·
- Épidémie ·
- Justice administrative ·
- Santé publique
- Justice administrative ·
- Service ·
- Fonctionnaire ·
- L'etat ·
- Responsabilité sans faute ·
- Maladie ·
- Responsabilité pour faute ·
- Préjudice moral ·
- Police ·
- Outre-mer
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Propriété ·
- Magasin ·
- Valeur ·
- Impôt ·
- Centre commercial ·
- Parc de stationnement ·
- Holding ·
- Cotisations ·
- Parking ·
- Différences
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Suspension ·
- Légalité ·
- Titre ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Demande ·
- Commissaire de justice
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Enseignement supérieur ·
- Éducation nationale ·
- Acte ·
- Expertise médicale ·
- Droit commun ·
- Pourvoir ·
- Arrêt de travail
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Pays ·
- Étranger ·
- Liberté fondamentale ·
- Territoire français ·
- Union européenne ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Congo ·
- Droit d'asile ·
- Destination
- Sanction ·
- Justice administrative ·
- Conseil d'administration ·
- Résiliation ·
- Annulation ·
- Charte ·
- Contrat d'engagement ·
- Incendie ·
- Service ·
- Conclusion
- Justice administrative ·
- Permis de conduire ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Artisan ·
- Suspension ·
- Exécution ·
- Légalité ·
- Validité ·
- Commissaire de justice
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Éducation nationale ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Annulation ·
- Recours gracieux ·
- Décision implicite ·
- L'etat ·
- Charges
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Juge des référés ·
- Renouvellement ·
- Prolongation ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Attestation ·
- Commissaire de justice ·
- Titre
- Territoire français ·
- Interdiction ·
- Départ volontaire ·
- Espagne ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Pays ·
- Menaces ·
- Durée ·
- Espace schengen
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.