Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Bordeaux, ppp réf., 13 déc. 2024, n° 24/01643 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/01643 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire) |
| Date de dernière mise à jour : | 20 décembre 2024 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
Du 13 décembre 2024
5AA
SCI/JJG
PPP Référés
N° RG 24/01643 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZSY5
Société ICF ATLANTIQUE
C/
[T] [W]
— Expéditions délivrées à l’AARPI GRAVELLIER – LIEF – DE LAGAUSIE – RODRIGUES
— FE délivrée à l’AARPI GRAVELLIER – LIEF – DE LAGAUSIE – RODRIGUES
Le 13/12/2024
Avocats : l’AARPI GRAVELLIER – LIEF – DE LAGAUSIE – RODRIGUES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
Pôle protection et proximité
180, rue Lecocq – CS 51029 – 33077 Bordeaux Cedex
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 13 décembre 2024
PRÉSIDENT : Monsieur Julien BAUMERT-STORTZ, Juge
GREFFIER : Monsieur Jean-Jacques GERAUD,
DEMANDERESSE :
Société ICF ATLANTIQUE
[Adresse 1]
[Localité 4]
Représentée par Maître Maxime GRAVELLIER de l’AARPI GRAVELLIER – LIEF – DE LAGAUSIE – RODRIGUES
DEFENDEUR :
Monsieur [T] [W]
né le 12 Avril 1992 à
[Adresse 2]
[Localité 3]
Absent
DÉBATS :
Audience publique en date du 08 Novembre 2024
PROCÉDURE :
Baux d’habitation – Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance et ordonner l’expulsion en date du 26 Août 2024
Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile
QUALIFICATION DE l’ORDONNANCE:
la demande est indéterminée, mais dans un domaine de compétence exclusive du Pôle Protection et Proximité; l’Ordonnnance de référé sera rendue en premier ressort,
le défendeur ne comparait pas : la décision est en premier ressort, l’ordonnance de référé rendue sera réputée contradictoire
EXPOSÉ DU LITIGE :
Par un contrat daté du 12 janvier 2018, la SA ICF ATLANTIQUE a donné à bail à M. [T] [W] un appartement sis [Adresse 2]) à [Localité 3] avec un loyer mensuel de 438,70 €, ainsi qu’une avance sur charges, outre une clause d’indexation.
Par acte de commissaire de justice en date du 16 mai 2024, la SA ICF ATLANTIQUE a fait délivrer à M. [T] [W] un commandement de payer afin d’obtenir le règlement de la somme de 8.905,28 €, au titre des loyers et charges impayés à la date du 1er mai 2024.
Par assignation en date du 26 août 2024, notifiée à la Préfecture de GIRONDE, par transmission électronique en date du 27 août 2024, la SA ICF ATLANTIQUE a saisi le juge des référés du tribunal de Céans d’une demande en paiement et d’expulsion dirigée contre M. [T] [W].
A l’audience du 8 novembre 2024, la SA ICF ATLANTIQUE, représentée par son conseil, demande au juge des référés, avec exécution provisoire, de :
Constater la résiliation de plein droit du bail liant les parties ;Condamner M. [T] [W] et tous occupants de son chef à évacuer les lieux loués corps et biens, au besoin avec l’assistance de la force publique ;condamner M. [T] [W] à lui payer la somme de 5.013,55 € au titre des loyers et charges échus au 1er août 2024 et non encore réglés avec intérêts au taux légal à compter du 16 mai 2024 ;condamner M. [T] [W] à lui payer une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant mensuel du loyer et charges prévus au bail ;condamner M. [T] [W] aux entiers frais et dépens (incluant les frais du commandement), ainsi qu’au paiement de la somme de 500 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
Au soutien de ses prétentions, la SA ICF ATLANTIQUE fait valoir que le bail se trouve résilié de plein droit par l’effet de la clause résolutoire qui y est stipulée, M. [T] [W] n’ayant pas, dans le délai de deux mois imparti, réglé les arriérés de loyers et de charges visés au commandement de payer délivré le 16 mai 2024.
la SA ICF ATLANTIQUE ajoute qu’en conséquence, elle est fondée à obtenir la condamnation de M. [T] [W] à lui payer les sommes lui restant dues, ainsi que son expulsion.
Bien que régulièrement cité selon acte déposé en étude, M. [T] [W] n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter.
Eu égard à la nature des faits, il est statué par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort.
MOTIFS DE LA DECISION
I – Sur la demande en paiement des loyers et des charges :
Attendu qu’aux termes de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et qu’elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou pour les causes que la loi autorise ;
Attendu qu’en l’espèce, il est stipulé au contrat de bail liant les parties que le locataire doit verser un loyer mensuel de 438,70 € avec qu’une avance sur charges, et une clause d’indexation, conformément à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 ;
Qu’il n’est cependant pas justifié du paiement régulier de ces sommes par le locataire aux termes contractuellement convenus ;
Qu’il résulte en effet du décompte produit aux débats que M. [T] [W] reste redevable, à la date du 1er août 2024, de la somme de 5.013,55 € ;
Attendu qu’il convient en conséquence de condamner M. [T] [W] à payer à la SA ICF ATLANTIQUE la somme de 5.013,55 € au titre des arriérés dus au 1er août 2024, avec intérêts au taux légal à compter du 26 août 2024, date de l’assignation, première sommation interpellative visant l’intégralité de la somme due, conformément à l’article 1231-6 du code civil ;
II – Sur la résiliation du bail et sur la demande d’expulsion :
Attendu que le contrat de bail conclu entre les parties le 12 janvier 2018 contient une clause de résiliation de plein droit à défaut de paiement du loyer et des charges échus dans le délai de deux mois à compter de la date du commandement de payer, telle que prévue par l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 ;
Attendu que la SA ICF ATLANTIQUE a, par communication électronique en date du 27 août 2024 informé la Préfecture de l’assignation en expulsion ;
Attendu que la SA ICF ATLANTIQUE a fait signifier, le 16 mai 2024, un commandement de payer conforme aux dispositions légales ;
Attendu que la partie requise ne s’est pas exécutée dans le délai qui lui était accordé ;
Attendu qu’il convient donc de constater la résiliation de plein droit du bail à la date du 16 juillet 2024 et d’ordonner l’expulsion de M. [T] [W] ainsi que de tous occupants de son chef ;
Que par conséquent, les lieux loués devront être libérés corps et biens deux mois suivant la signification d’un commandement d’avoir à quitter les lieux ;
Attendu qu’il y a lieu de fixer l’indemnité d’occupation à une somme égale au montant des loyers et charges qui auraient été dues en cas de maintien dans les lieux et de condamner, en tant que besoin, M. [T] [W] à verser, jusqu’à libération effective des locaux et remise des clefs, cette indemnité d’occupation, qui sera payable dans les mêmes conditions que l’étaient le loyer et les charges ;
III – Sur les demandes accessoires :
Attendu qu’il est fait droit à la demande de la SA ICF ATLANTIQUE, il convient de condamner M. [T] [W] à lui payer la somme de 150 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile, ainsi qu’au paiement des entiers frais et dépens de la présente instance (incluant les frais du commandement de payer), conformément à l’article 696 du Code de Procédure Civile ;
Qu’il convient de constater l’exécution provisoire de la présente ordonnance, en application de l’article 514 du code de procédure civile ;
PAR CES MOTIFS,
LE JUGE DES REFERES,
Statuant publiquement, par ordonnance mise à disposition au greffe, réputée contradictoire, et rendue en premier ressort,
CONSTATONS que le bail liant la SA ICF ATLANTIQUE d’une part, et M. [T] [W] d’autre part, a été résilié à la date du 16 juillet 2024 ;
CONDAMNONS M. [T] [W] à payer en deniers et quittances à la SA ICF ATLANTIQUE la somme de 5.013,55 € avec les intérêts au taux légal à compter du 26 août 2024, au titre des arriérés de loyers et charges échus à la date du 1er août 2024 ;
ORDONNONS à M. [T] [W] de libérer de sa personne, de ses biens, ainsi que de tous les occupants de son chef l’appartement situé [Adresse 2] à [Localité 3] dans un délai de deux mois suivant la notification d’un commandement de quitter les lieux ;
DISONS qu’à défaut de libération volontaire, il pourra être procédé à l’expulsion de M. [T] [W] et à celle de tous occupants de son chef avec la force publique qui devra être requise selon les normes légales et règlementaires applicables ;
CONDAMNONS M. [T] [W] à payer en deniers et quittances à la SA ICF ATLANTIQUE une indemnité d’occupation égale au montant du loyer et de l’avance sur charges normalement dus si le bail s’était poursuivi à compter du 2 août 2024 jusqu’à libération effective des lieux ;
CONDAMNONS M. [T] [W] à payer à la SA ICF ATLANTIQUE la somme de 150 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
CONDAMNONS M. [T] [W] aux entiers frais et dépens y compris les frais de commandement ;
CONSTATONS que la présente ordonnance est immédiatement exécutoire par provision ;
La présente ordonnance est signée par le président et le greffier
Ainsi jugé et prononcé, les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE PRÉSIDENT
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Désistement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assurance maladie ·
- Assesseur ·
- Acceptation ·
- Protection ·
- Instance ·
- Expédition ·
- Jugement ·
- Effet du jugement
- Tribunal judiciaire ·
- Accident du travail ·
- Arrêt de travail ·
- Sociétés ·
- Employeur ·
- Assesseur ·
- Expert judiciaire ·
- Présomption ·
- Expertise ·
- Dossier médical
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Libération ·
- Charges
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Syndicat de copropriétaires ·
- Charges de copropriété ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commissaire de justice ·
- Épouse ·
- Recouvrement ·
- Budget ·
- Adresses ·
- Résidence ·
- Charges
- Tribunal judiciaire ·
- Recours ·
- Commission ·
- Adresses ·
- Sécurité sociale ·
- Réclamation ·
- Non-salarié ·
- Identifiants ·
- Saisine ·
- Délai
- Lésion ·
- Arrêt de travail ·
- Accident du travail ·
- Certificat ·
- Tribunal judiciaire ·
- Présomption ·
- Sécurité sociale ·
- Médecin ·
- Continuité ·
- Sécurité
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Enfant ·
- Divorce ·
- Contribution ·
- Tribunal judiciaire ·
- Autorité parentale ·
- Pensions alimentaires ·
- Adresses ·
- Etat civil ·
- Commissaire de justice ·
- Juge
- Certificat médical ·
- Maladie professionnelle ·
- Tribunal judiciaire ·
- Employeur ·
- Prolongation ·
- Sociétés ·
- Sécurité sociale ·
- Assurance maladie ·
- Victime ·
- Travail
- Tribunal judiciaire ·
- Étranger ·
- Courriel ·
- Interprète ·
- Contrôle d'identité ·
- Prolongation ·
- Isolement ·
- Maintien ·
- Géorgie ·
- Droit d'asile
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement d'instance ·
- Action ·
- Exécution ·
- Défense au fond ·
- Adresses ·
- Dessaisissement ·
- Acceptation ·
- Jugement ·
- Droits d'associés
- Adresses ·
- Erreur matérielle ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Société par actions ·
- Résiliation judiciaire ·
- Voyage ·
- Commandement de payer
- Tribunal judiciaire ·
- Parents ·
- Contribution ·
- Divorce ·
- Vacances ·
- Outre-mer ·
- Pin ·
- Jour férié ·
- Enfant ·
- Notification
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.