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Sur la décision
| Référence : | TJ Grasse, 2e ch. construction, 19 sept. 2025, n° 25/00991 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00991 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
Date de délivrance des copies par le greffe :
1 EXP DOSSIER
1 GROSSE Me CASTELLACCI
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE GRASSE
POLE CIVIL 2ème chambre section construction
JUGEMENT DU 19 Septembre 2025
DÉCISION N° 25/329
N° RG 25/00991 – N° Portalis DBWQ-W-B7J-QCRF
DEMANDEUR :
Syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN, sis 10-12 Chemin de Lautin à 06800 CAGNES SUR MER, pris en la personne de son Syndic en exercice la SARL GTS IMMOBILIER, immatriculée au Registre du Commerce et des Sociétés d’Antibes sous le n° 500.147.806, dont le siège social est sis 843/847 Avenue du Général de Gaulle à SAINT LAURENT DU VAR (06700), elle-même prise en la personne de son représentant légal en exercice domicilié es qualité audit siège
représenté par Me Olivier CASTELLACCI, avocat au barreau de NICE, avocat plaidant, substitué par Me MARIANI
DEFENDEUR :
Monsieur [B] [K] [T]
5 Rue du Palais
12400 VABRES-L’ABBAYE
non représenté
COMPOSITION DU TRIBUNAL : JUGE UNIQUE
Président : Madame HOFLACK, Vice-Présidente
Greffier : Madame RAHARINIRINA
Vu les articles 801 à 805 du code de procédure civile, et sans demande de renvoi devant la formation collégiale.
DÉBATS :
Vu la clôture de la procédure en date du 28 avril 2025 ;
A l’audience publique du 20 Juin 2025,
Après débats, l’affaire a été mise en délibéré, avis a été donné aux parties par le tribunal que le jugement serait prononcé par la mise à disposition au greffe à la date du 19 Septembre 2025.
*****
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [B] [T] est propriétaire des lots numéros 37, 111 et 163 au sein de l’immeuble PARC LAUTIN, situé 10-12 chemin de Lautin à CAGNES SUR MER (06800).
Arguant des défaillances dans le règlement des charges de copropriété, le syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN a fait assigner, par acte signifié le 19 février 2025, Monsieur [B] [T] devant le tribunal judiciaire de Grasse aux fins de :
« DIRE ET JUGER le Syndicat des copropriétaires de l’immeuble PARC LAUTIN recevable et bien fondé en ses demandes,
En conséquence,
CONDAMNER Monsieur [B] [K] [T] au paiement de la somme de 10 871,99 € au titre des charges de copropriété, des provisions échues du budget prévisionnel et des frais, avec intérêts légal à compter de la sommation pour les sommes dues à cette date, puis à compter de l’assignation pour le surplus, en vertu des articles 1153 du Code civil et 36 du décret du 17 mars 1967.
LE CONDAMNER au paiement de la somme de 290,33 € au titre des frais nécessaires et contractuels.
Soit la somme totale de 11 162,32 € telle que figurant sur le décompte du 06/01/2025
LE CONDAMNER au paiement de la somme de 3 500,00 € à titre de dommages et intérêts en réparation du préjudice subi à la suite de leur résistance abusive.
LE CONDAMNER au paiement de la somme de 2 000,00 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile ainsi qu’aux entiers dépens et à supporter dans l’éventualité d’un recouvrement forcé, le droit proportionnel dégressif mis à la charge du créancier par l’article L.444-32 du code de Commerce. ».
Au soutien de ses prétentions, il avance que :
— Monsieur [B] [T] ne règle plus ses charges sans juste motif, et ce malgré plusieurs relances demeurées infructueuses.
— Les décisions prises lors des différentes assemblées générales n’ont fait l’objet d’aucune contestation dans le délai légal de l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965.
*****
La clôture a été prononcée le 28 avril 2025 par le juge de la mise en état.
A l’issue de l’audience du 20 juin 2025, le délibéré du jugement a été fixé au 19 septembre 2025.
En vertu des articles 472 à 474 du code de procédure civile, il sera statué sur le fond par jugement réputé contradictoire dès lors que Monsieur [B] [T], non comparant, a cependant été cité à étude de commissaire de justice.
Il est expressément référé, en application de l’article 455 du Code de procédure civile, à l’exploit introductif d’instance pour connaître des faits, moyens et prétentions.
MOTIFS
Sur le paiement des charges de copropriété et les frais de recouvrement
L’article 10 de la loi du 10 juillet 1965 dispose que « Les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité objective que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées.
Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionné à l’article 14-2 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots, telles que ces valeurs résultent des dispositions de l’article 5.
Le règlement de copropriété fixe la quote-part afférente à chaque lot dans chacune des catégories de charges et indique les éléments pris en considération ainsi que la méthode de calcul ayant permis de fixer les quotes-parts de parties communes et la répartition des charges.
Lorsque le règlement de copropriété met à la seule charge de certains copropriétaires les dépenses d’entretien et de fonctionnement entraînées par certains services collectifs ou éléments d’équipements, il peut prévoir que ces copropriétaires prennent seuls part au vote sur les décisions qui concernent ces dépenses. Chacun d’eux dispose d’un nombre de voix proportionnel à sa participation auxdites dépenses ».
L’article 14-1 I. de la même loi prévoit que « Pour faire face aux dépenses courantes de maintenance, de fonctionnement et d’administration des parties communes et équipements communs de l’immeuble, le syndicat des copropriétaires vote, chaque année, un budget prévisionnel. L’assemblée générale des copropriétaires appelée à voter le budget prévisionnel est réunie dans un délai de six mois à compter du dernier jour de l’exercice comptable précédent.
Les copropriétaires versent au syndicat des provisions égales au quart du budget voté. Toutefois, l’assemblée générale peut fixer des modalités différentes.
La provision est exigible le premier jour de chaque trimestre ou le premier jour de la période fixée par l’assemblée générale ».
L’article 10-1 a) de la loi du 10 juillet 1965 dispose que :
« Par dérogation aux dispositions du deuxième alinéa de l’article 10, sont imputables au seul copropriétaire concerné :
a) Les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d’hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d’une créance justifiée à l’encontre d’un copropriétaire ainsi que les droits et émoluments des actes des huissiers de justice et le droit de recouvrement ou d’encaissement à la charge du débiteur ».
En tout état de cause, en application des dispositions de l’article 1353 du Code civil, « Celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation ».
L’article 9 du Code de procédure civile pose pour sa part que : « il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ».
Dès lors, il appartient au syndicat des copropriétaires, demandeur à l’instance en recouvrement des charges, de rapporter la preuve que le copropriétaire assigné est effectivement débiteur des sommes réclamées, notamment par la production de toutes pièces pertinentes dont peut se déduire la dette du défendeur.
Le vote de l’assemblée générale constitue la base légale de l’exigibilité des charges et provisions.
Sont ainsi généralement considérées comme constituant un dossier utile et pertinent permettant au tribunal de vérifier l’exactitude des sommes réclamées par le syndicat des copropriétaires, les pièces ainsi versées :
le décompte du copropriétaire assigné, qui retrace l’historique de l’impayé et ce en permettant de remonter jusqu’à son origine ;la copie des appels de fonds qui ont été adressés au copropriétaire et qui n’ont pas été honorés, afin de justifier le décompte (appels de charges, appels pour travaux, appels exceptionnels (…));le décompte de régularisation de charges ;la mise en demeure de payer les charges, avec son justificatif d’accusé de réception, qui fera courir la date à partir de laquelle les intérêts légaux de la dette commencent à courir ;la copie du procès-verbal d’assemblée générale ayant voté le budget prévisionnel ou le budget de travaux, et ce afin de justifier les appels de fonds faits au débiteur ; la copie du procès-verbal d’assemblée générale ayant approuvé les comptes de l’exercice comptable clos, afin de justifier les appels de régularisation.
En l’espèce, il apparaît que ces natures de pièces utiles et pertinentes sont produites par le syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN au soutien de sa demande de condamnation, à savoir notamment :
— des contrats de syndic,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 25 mars 2024, ayant approuvé les comptes de l’exercice 2023, et le budget prévisionnel des exercices 2024 et 2025,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 30 mars 2023, ayant approuvé les comptes de l’exercice 2022, et le budget prévisionnel des exercices 2023 et 2024,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 24 mars 2022, ayant approuvé les comptes de l’exercice 2021, et le budget prévisionnel des exercices 2022 et 2023,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 21 avril 2021, ayant approuvé les comptes de l’exercice 2020, et le budget prévisionnel des exercices 2021 et 2022,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 12 mars 2020, ayant approuvé les comptes de l’exercice 2019, et le budget prévisionnel des exercices 2020 et 2021,
— un état financier après répartition au 31/12/2020,
— un état financier après répartition au 31/12/2021,
— un état financier après répartition au 31/12/2022,
— un état financier après répartition au 31/12/2023,
— des appels de fonds du 01/07/2020 au 31/03/2025,
— une déclaration de créance,
— une relance du syndic adressée le 11/08/2022,
— une facture n°FAC7193 du 11/08/2022,
— une mise en demeure du syndic adressée le 20/01/2023,
— une facture n°FAC7967 du 20/01/2023,
— une relance du syndic adressée le 26/06/2023,
— une facture n°FAC8720 du 26/06/2023,
— une note de frais de commissaire de justice du 16/08/2023,
— une sommation de payer les charges de copropriété signifié le 10/08/2023,
— un relevé de propriété.
Il appert ainsi que Monsieur [B] [T] reste devoir la somme de 11.162,32 euros au titre des charges de copropriété et provisions dues au 31 mars 2025 inclus.
Cependant, des frais ont été imputés sur le compte de la copropriétaire débitrice, à savoir :
-2023 – GTS – Relance RAR : 25,00 € ;
-2023 – GTS – Relance RAR : 50,00 € ;
-2023 – Commandement de payer : 190,33 € ;
-2022 – GTS – Relance RAR : 25,00 €.
Et ce pour un montant total de 290,33 euros.
Or, l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 autorise l’imputation des seuls frais « nécessaires » au recouvrement directement sur le compte du débiteur, et ce à partir de la mise en demeure.
A cet égard, il est constant que ne sont pas considérés comme des « frais nécessaires » aux poursuites tels que visés par l’article 10-1 :
La lettre de relance simple. A cet égard, considérant que le coût de revient réel d’un tel acte ne saurait être démesuré par rapport à l’acte lui-même, les frais correspondants à une relance simple ne peuvent par définition qu’être minimes et il est d’ailleurs raisonnable de considérer qu’ils relèvent de la gestion courante du syndic en exécution de son mandat rémunéré. Dès lors, il n’y a pas lieu pour le syndic d’imputer de tels frais sur le compte du débiteur.La relance par lettre recommandée avec accusé de réception, qui ne mentionne pas qu’elle est une véritable mise en demeure et a donc la même valeur très minime que la relance simple. Elle n’est ainsi pas un acte de procédure essentiel au recouvrement et son utilité étant faible il ne saurait être fait abus de ce type d’actes notamment en les facturant à des coûts totalement disproportionnés avec le travail qui a été nécessaire pour les formaliser, notamment lorsqu’il s’agit de lettre-type. Considérant que le coût de revient réel d’un tel acte ne saurait être démesuré par rapport à l’acte lui-même, les frais correspondants à une relance ne peuvent par définition qu’être minimes et il est raisonnable de considérer qu’ils relèvent de la gestion courante du syndic en exécution de son mandat rémunéré. Dès lors, il n’y a pas lieu pour le syndic d’imputer de tels frais sur le compte du débiteur.La mise en place d’un échéancier amiable, en ce qu’elle peut être attachée à une simple phase amiable préalable aux poursuites et qu’il est permis de considérer raisonnablement qu’elle s’intègre dans le champ de la gestion courante du syndic en exécution de son mandat rémunéré. Dès lors, il n’y a pas lieu pour le syndic d’imputer de tels frais sur le compte du débiteur.La sommation de payer par commissaire de justice, laquelle ne consiste en réalité qu’en un acte extra-judiciaire signifié par un commissaire de justice, non pas dans le cadre de son office ministériel mais dans sa fonction libérale ; elle est ainsi sans aucune valeur particulière par rapport à une mise en demeure. Elle se distingue en effet du commandement de payer, lequel est un acte qui assurera du paiement des dettes par une prise d’hypothèque sur le lot du débiteur. En conséquence, son coût ne peut pas être récupérable sur le compte du débiteur.La lettre comminatoire par avocat, qui ne consiste en réalité qu’en une simple lettre recommandée faite par avocat, sans aucune valeur particulière par rapport à une mise en demeure. Elle se distingue en effet du commandement de payer. En conséquence, son coût ne peut pas être récupérable sur le compte du débiteur.Les frais dits « complémentaires de constitution, suivi et de transmission » des dossiers entre le syndic et l’avocat, ni les frais de transmission du dossier au commissaire de justice, les rejets de paiement ou les frais de constitution d’un échéancier, qui sont en réalité des actes de gestion que le syndic exécute en exécution pure et simple de son mandat.
En l’espèce, le Tribunal retiendra une mise en demeure ou un commandement de payer par année civile.
S’agissant de l’année 2022, seule une relance du 11 août 2022, et non une mise en demeure, est produite aux débats, de sorte que celle-ci ne peut être prise en compte.
En conséquence, la somme de 190,33 euros sera retenue au titre de la sommation de payer les charges de copropriété signifiée le 10 août 2023.
Il est ainsi établi que la créance de la copropriété sera expurgée d’une somme de 100,00 euros correspondant à des frais jugés non nécessaires au visa de l’article 10-1 précité.
En conséquence, Monsieur [B] [T] sera condamné à payer :
— la somme de 10.871,99 euros au titre des charges de copropriété et provisions dues au 31 mars 2025 inclus, dont la somme de 6.185,56 euros assortie des intérêts légaux à compter de la sommation du 10 août 2023 et le surplus à compter de l’assignation du 19 février 2025,
— la somme de 190,33 euros au visa de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965.
Sur les dommages-intérêts pour résistance abusive
Il résulte des dispositions de l’article 1231-6 alinéa 3 du code civil que « le créancier auquel son débiteur en retard dans ses paiements a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l’intérêt moratoire ».
En tout état de cause, l’article 9 du code de procédure civile expose qu’ « il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ».
En l’espèce, le syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN rapporte tous les éléments propres à révéler que les impayés de charges sont récurrents et anciens, de telle sorte que la dette est aujourd’hui particulièrement importante.
Cette attitude récurrente, qui compromet nécessairement la stabilité financière de la copropriété et, partant, attente à la valeur du bien de tous les autres copropriétaires qui demeurent rigoureux dans leurs obligations, est constitutive d’une faute et à tout le moins d’une mauvaise foi.
Il en résulte que Monsieur [B] [T] sera condamné à payer au syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN la somme de 1.000,00 euros à titre de dommages et intérêts.
Sur les dépens
Il résulte de l’article 696 du code de procédure civile que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
Aux termes de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, sont imputables au seul copropriétaire concerné les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d’hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d’une créance justifiée à l’encontre d’un copropriétaire ainsi que les droits et émoluments des actes des huissiers de justice et le droit de recouvrement ou d’encaissement à la charge du débiteur.
Selon l’article 695 du code de procédure civile, les dépens afférents aux instances, actes et procédures d’exécution sont limitativement énumérés.
Les frais mentionnés à l’article 10 -1, a), de la loi du 10 juillet 1965, et notamment le coût des émoluments de l’article A 444-32 du code de commerce, ne constituent pas des dépens.
Le Tribunal ne peut donc y faire droit.
En l’espèce, Monsieur [B] [T], succombant à l’instance, sera condamné au paiement des entiers dépens.
Sur les frais irrépétibles
L’article 700 du code de procédure civile dispose que dans toutes les instances le juge condamne la partie tenue aux dépens ou la partie perdante à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a lieu à condamnation.
En revanche, il paraît inéquitable de laisser à la charge du syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN l’intégralité des frais exposés et non compris dans les dépens.
Une somme de 1.000 euros lui sera allouée en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
Sur l’exécution provisoire
Aux termes de l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, il n’y a pas lieu d’écarter l’exécution provisoire.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, statuant publiquement par jugement mis à disposition au greffe, réputé contradictoire et en premier ressort,
CONDAMNE [B] [T] à payer au Syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN la somme de 10.871,99 euros au titre des charges de copropriété et provisions dues au 31 mars 2025 inclus, dont la somme de 6.185,56 euros assortie des intérêts légaux à compter de la sommation du 10 août 2023, et le surplus à compter de l’assignation du 19 février 2025 ;
CONDAMNE [B] [T] à payer au syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN la somme de 190,33 euros au visa de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 ;
CONDAMNE [B] [T] à payer au syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN la somme de 1.000,00 euros à titre de dommages-intérêts ;
CONDAMNE [B] [T] aux entiers dépens, lesquels n’incluront pas le coût des émoluments prévus à l’article A. 444-32 du code de commerce ;
CONDAMNE [B] [T] à payer au syndicat des copropriétaires PARC LAUTIN la somme de 1.000,00 euros en application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
REJETTE le surplus des demandes ;
JUGE n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire.
LA GREFFIERE LA PRESIDENTE
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