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Sur la décision
| Référence : | TJ Grenoble, ch. 10 réf., 24 juil. 2025, n° 25/00919 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00919 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 4 août 2025 |
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Texte intégral
REFERES
JUGEMENT N°
DOSSIER :N° RG 25/00919 – N° Portalis DBYH-W-B7J-MNOE
AFFAIRE : Syndic. de copro. de l’ensemble immobilier [Adresse 8] situé [Localité 3] représenté par son syndic l’agence C/ [L], [S]
Le : 24 Juillet 2025
Copie exécutoire
et copie à :
la SELARL GUMUSCHIAN ROGUET BONZY POLZELLA
Copie à :
Monsieur [G] [L]
Madame [X] [S]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE GRENOBLE
JUGEMENT RENDU SELON LA PROCÉDURE ACCELÉRÉE AU FOND LE 24 JUILLET 2025
Par Sophie SOURZAC, Vice-Présidente du Tribunal judiciaire de GRENOBLE, assistée de Patricia RICAU, Greffière ;
ENTRE :
DEMANDEUR
Syndicat des copropriétaires de l’ensemble immobilier [Adresse 8] situé [Adresse 6] représenté par son syndic l’agence SAS LAMY dont le siège social est [Adresse 4], pris en son agence LAMY [Localité 7] [Adresse 2]
représenté par Maître David ROGUET de la SELARL GUMUSCHIAN ROGUET BONZY POLZELLA, avocats au barreau de GRENOBLE
D’UNE PART
ET :
DEFENDEURS
Monsieur [G] [L], demeurant [Adresse 1]
non comparant
Madame [X] [S], demeurant [Adresse 1]
non comparante
D’AUTRE PART
Vu l’assignation en date du 21 Mai 2025 pour l’audience des référés du 19 Juin 2025 ;
A l’audience publique du 19 Juin 2025 tenue par Sophie SOURZAC, Vice-Présidente assistée de Patricia RICAU, Greffière, l’affaire a été mise en délibéré et le prononcé de la décision renvoyé au 24 Juillet 2025, date à laquelle Nous, Sophie SOURZAC, Vice-Présidente, avons rendu par mise à disposition au Greffe le jugement dont la teneur suit :
EXPOSE DU LITIGE
Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] sont propriétaires au sein de la copropriété de l’immeuble [Adresse 8] situé [Adresse 5].
A la date du 6 mars 2025, Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] ont été mis en demeure d’acquitter la somme de 2.259,89 € au titre d’un arriéré de charges.
Cette mise en demeure informait qu’en application de l’article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965, les provisions non encore échues deviendraient immédiatement exigibles à l’issue du délai de trente jours.
Par acte de commissaire de justice du 21 mai 2025 le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 8] représenté par son syndic en exercice la SAS LAMY, a fait assigner Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] devant le président du tribunal judiciaire statuant en procédure accélérée au fond, en paiement solidaire de la somme de 3.388,31 €, représentant l’arriéré de charges et les provisions échues et devenues exigibles avec intérêts au taux légal à compter du 6 mars 2025 et capitalisation des intérêts par année entière, la somme de 5.000€ à titre de dommages et intérêts et la somme de 900 € en application de l’article 700 du code de procédure civile.
Assignés par remise de l’acte en l’étude d’huissier, Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S], qui ont bénéficié d’un délai suffisant, n’ont pas comparu.
Il sera donc statué par jugement réputé contradictoire rendu en premier ressort conformément aux dispositions de l’article 473 du code de procédure civile.
A l’audience, le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 8] représenté par son syndic en exercice la SAS LAMY a maintenu ses demandes.
MOTIFS DE LA DÉCISION
En application de l’article 10 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d’équipement commun en fonction de l’utilité objective que ces services et éléments présentent à l’égard de chaque lot, dès lors que ces charges ne sont pas individualisées. Ils sont tenus de participer aux charges relatives à la conservation, à l’entretien et à l’administration des parties communes, générales et spéciales, et de verser au fonds de travaux mentionnée à l’article 14-2 la cotisation prévue au même article, proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.
L’obligation à la dette existe, dès lors que l’assemblée générale des copropriétaires a approuvé les comptes présentés par le syndic et qu’aucun recours n’a été formé dans le délai légal, mentionné à l’article 42 de la loi du 10 juillet 1965.
Il appartient au juge chargé d’appliquer l’article 19-2 de la loi du 10 juillet 1965 de constater le vote du budget prévisionnel par l’assemblée générale de la copropriété ainsi que la déchéance du terme, avant de condamner le copropriétaire défaillant au versement des provisions prévues à l’article 14-1 et devenues exigibles.
Le syndicat des copropriétaires produit aux débats :
— le relevé de propriété,
— le procès-verbal de l’assemblée générale du 7 mars 2024 comportant approbation des comptes jusqu’au 30 septembre 2023 et vote du budget prévisionnel pour l’exercice 2024, 2025,
— la mise en demeure en date du 6 mars 2025,
— un extrait de compte arrêté au 27 février 2025,
Le budget prévisionnel ayant été adopté, la demande du syndicat des copropriétaires sera accueillie dans son principe sauf à déduire du décompte produit aux débats la somme de 167,57 € correspondant à des frais de mise en demeure, de contentieux et de suivi, indemnisés par l’application des dispositions de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 et de l’article 700 du code de procédure civile, et qui pourraient de par leur régime, faire l’objet d’un décompte séparé de celui des charges de copropriété.
Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] seront condamnés solidairement au paiement de la somme de 2.146,90 € au titre de l’arriéré des charges échues au 21 mai 2025 et de 1078,84 € au titre des provisions devenues exigibles soit un total de 3.225,74 €, avec intérêts au taux légal à compter 21 mai 2025 et capitalisation des intérêts par année entière.
Le syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 8] représenté par son syndic en exercice la SAS LAMY, ne demontrant ni l’existence d’un préjudice indépendant du retard en paiement, ni la mauvaise foi de Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] sera débouté de sa demande de dommages et intérêts en application de l’article 1231-6 alinea 3 du code civil.
Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S], qui perdent le procès, supporteront in solidum les dépens, avec application des dispositions de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965.
Enfin, il serait inéquitable de laisser à la charge du syndicat des copropriétaires les sommes exposées par lui dans la présente instance et non comprises dans les dépens. Il convient donc de condamner in solidum Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] à lui verser la somme de 400 € au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
La Présidente, statuant publiquement, en procédure accélérée au fond par mise à disposition au greffe en application des articles 450 à 453 du code de procédure civile, les parties préalablement avisées, par jugement réputé contradictoire rendu en premier ressort,
Condamne solidairement Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] à payer au syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 8], représenté par son syndic, la SAS LAMY la somme de 3.225,74 € au titre de l’arriéré des charges échues et des provisions devenues exigibles au 21 mai 2025 avec intérêts au taux légal à compter du 21 mai 2025 ;
Ordonne la capitalisation des intérêts par année entière à compter du 21 mai 2025 ;
Rejette la demande de dommages et intérêts ;
Condamne in solidum Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] à payer au syndicat des copropriétaires de l’immeuble [Adresse 8] représenté par son syndic, la SAS LAMY, la somme de 400 € au titre des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
Rappelle que la présente décision est exécutoire de plein droit ;
Condamne in solidum Monsieur [G] [L] et Madame [X] [S] aux dépens avec application de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965.
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
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