Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nancy, ch. 3 cab 9, 4 mars 2025, n° 23/02928 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/02928 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
DU : 04 Mars 2025 Minute : 25/
Répertoire Général : N° RG 23/02928 – N° Portalis DBZE-W-B7H-IYY4 / Ch.3 Cab.9
Codification : Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANCY
Ch.3 Cab.9
JUGEMENT RENDU LE
QUATRE MARS DEUX MIL VINGT CINQ
DEMANDEUR
Madame [C] [P] épouse [P]
née le [Date naissance 1] 1979 à [Localité 15]
[Adresse 4]
[Adresse 10]
[Localité 8]
représentée par Maître Annie LEVI-CYFERMAN de la SCP ANNIE LEVI-CYFERMAN LAURENT CYFERMAN, avocats au barreau de NANCY, vestiaire : 100
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C54395-2023-000378 du 31/03/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 12])
DÉFENDEUR
Monsieur [R] [P]
né le [Date naissance 2] 1972 à [Localité 11] (MAROC)
domicilié : chez Mme [O] [B]
[Adresse 3]
[Localité 9]
défaillant
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Juge aux Affaires Familiales M. [H] [S]
Greffier Madame Roxanne GERRIET
DÉBATS : A l’audience du 17 Décembre 2024, hors la présence du public
JUGEMENT : réputé contradictoire, en premier ressort, prononcé publiquement, par mise à disposition au greffe, et signé par M. Mathieu MULLER, Juge aux Affaires Familiales et par Madame Roxanne GERRIET, Greffier.
Copie certifiée conforme délivrée le : à : Maître Annie LEVI-CYFERMAN
Copie exécutoire délivrée le : à : parties (LRAR)
N° ARIPA :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant par mise à disposition au greffe, par décision réputée contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics,
CONSTATE qu’une proposition a été effectuée quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;
PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :
Monsieur [R] [P],
né le [Date naissance 2] 1972 à [Localité 11] (Maroc)
et de
Madame [C] [P],
née le [Date naissance 7] 1979 à [Localité 14] (54)
lesquels se sont mariés le [Date mariage 5] 2011, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 14] (Meurthe-et-Moselle) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil de Monsieur [R] [P] et Madame [C] [P] détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile.
ORDONNE la transcription du dispositif du présent jugement sur les registres de l’état civil déposés au service central de l’état civil du ministère des Affaires Étrangères établi à [Localité 13], et la mention en marge de l’acte de naissance de l’époux ;
DEBOUTE Madame [C] [P] de sa demande s’agissant du report des effets du divorce dans les rapports entre époux en 2018 ;
DIT que le jugement de divorce prend effet dans les rapport entre époux, en ce qui concerne leurs biens, à la date du 10 octobre 2023 ;
RAPPELLE qu’à la suite du divorce, chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint ;
CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que Monsieur [R] [P] et Madame [C] [P] ont pu, le cas échéant, se consentir ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, les renvoie en tant que de besoin, devant le tribunal judiciaire compétent pour la poursuite de la procédure de partage judiciaire;
CONSTATE que l’information de l’article 388-1 du code civil a été communiquée à l’enfant [N] [P] ;
CONSTATE que Monsieur [R] [P] et Madame [C] [P] exercent en commun l’autorité parentale sur l’enfant :
— [N] [L] [P], née le [Date naissance 6] 2014 à [Localité 14] (54).
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard de l’enfant et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges entre l’enfant et l’autre parent dans le respect de vie de chacun ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent et qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant;
FIXE la résidence de l’enfant au domicile de Madame [C] [P] ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’enfant doit faire l’objet d’une information préalable à l’autre parent ;
ACCORDE à Monsieur [R] [P] un droit de visite et d’hébergement s’exerçant selon les modalités définies amiablement entre les parents et, à défaut d’accord, RESERVE ce droit;
FIXE à 100 euros par mois la contribution que doit verser Monsieur [R] [P], toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, à Madame [C] [P] pour participer à l’entretien et l’éducation de l’enfant [N] [P] ;
CONDAMNE Monsieur [R] [P] au paiement de ladite contribution, à compter de la présente décision;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Madame [C] [P] ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
PRECISE que la pension alimentaire restera due au-delà de la majorité de l’enfant sur justification par le parent qui en assume la charge que l’enfant ne peut normalement subvenir lui-même à ses besoins, notamment en raison de la poursuite de ses études ;
DIT que cette pension alimentaire est indexée chaque année au 1er septembre, sur l’indice publié par l’INSEE des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef de famille est ouvrier ou employé, série France entière, étant précisé que le premier réajustement interviendra au 1er septembre 2025, à l’initiative de l’organisme débiteur des prestations sociales, avec pour indice de référence celui paru au cours du mois de septembre 2024, selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
RAPPELLE que le parent créancier peut également utiliser l’une ou plusieurs voies civiles d’exécution ;
RAPPELLE, pour satisfaire aux prescriptions de l’article 465-1 du Code de Procédure Civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) Le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes : saisie-arrêt entre les mains d’un tiers, autres saisies, paiement direct entre les mains de l’employeur, …
2) Le débiteur encourt les peines prévues pour l’abandon de famille par les articles 227-3 et 227-29 du Code Pénal : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
CONDAMNE Madame [C] [P] aux dépens ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
RAPPELLE que, en exécution des dispositions de l’article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision est notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception ;
RAPPELLE que, en cas d’échec de la notification par le greffe, soit si l’avis de réception n’a pas été signé par le destinataire ou par la personne présente à son domicile, le greffe informe les parties que, sauf écrit constatant leur acquiescement, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice pour en faire courir les délais de recours ;
RAPPELLE que le présent jugement est susceptible d’appel dans un délai d’un mois à compter de sa notification par lettre recommandée avec accusé de réception, le cas échéant à compter de sa signification en cas d’échec de la notification.
Et le présent jugement a été mis à disposition et signé par M. Mathieu MULLER, Juge aux Affaires Familiales et par Madame Roxanne GERRIET, Greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Contamination ·
- Victime ·
- Virus ·
- Hépatite ·
- Transfusion sanguine ·
- Indemnisation ·
- Assurances ·
- Titre exécutoire ·
- Sociétés ·
- Produit
- Adresses ·
- Contrat de location ·
- Expulsion ·
- Omission de statuer ·
- Résiliation ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Libération ·
- Demande ·
- Titre
- Tribunal judiciaire ·
- Personne âgée ·
- Sécurité sociale ·
- Vieillesse ·
- Allocation ·
- Solidarité ·
- Retraite complémentaire ·
- Demande ·
- Date ·
- Attribution
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Dépense ·
- Tierce personne ·
- Parents ·
- Allocation d'éducation ·
- Éducation spéciale ·
- Handicapé ·
- Enfant ·
- Guide ·
- Frais médicaux ·
- Assurance maladie
- Tribunal judiciaire ·
- Urssaf ·
- Désistement ·
- Assesseur ·
- Contrainte ·
- Acceptation ·
- Adresses ·
- Champagne ·
- Opposition ·
- Dernier ressort
- Expertise ·
- Véhicule ·
- Moteur ·
- Automobile ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mission ·
- Délai ·
- Partie ·
- Réparation ·
- Coûts
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Paiement ·
- Délais ·
- Commandement ·
- Résiliation ·
- Locataire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dette
- Avocat ·
- Héritier ·
- Veuve ·
- Jonction ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en état ·
- Rôle ·
- Europe ·
- Cause ·
- Administration
- Construction ·
- Sociétés ·
- Création ·
- Demande ·
- Pièces ·
- Restitution ·
- Facture ·
- Prestation ·
- Lot ·
- Tribunal judiciaire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Enfant ·
- Divorce ·
- Education ·
- Code civil ·
- Autorité parentale ·
- Contribution ·
- Pensions alimentaires ·
- Prestation compensatoire ·
- Entretien ·
- Père
- Enfant ·
- Mère ·
- Contribution ·
- Allemagne ·
- Père ·
- Vacances ·
- Divorce ·
- Délai de prévenance ·
- Défaut ·
- Education
- Partie ·
- Expertise ·
- Consignation ·
- Adresses ·
- Consorts ·
- Mesure d'instruction ·
- Tribunal judiciaire ·
- Charges ·
- Réserve ·
- Litige
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.