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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 14 avr. 2026, n° 26/51448 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/51448 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 28 avril 2026 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Cabinet(s) : | |
| Parties : | Syndicat des copropriétaires du [ Adresse 1 ], S.A. MAAF c/ Mutuelle MAIF, S.A. ALLIAND IARD, S.C.I. RAHENY, S.A.S. [ I ], S.A.S. SOCIETE BEAUMARLY |
Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
■
N° RG 26/51448 – N° Portalis 352J-W-B7K-DCC6H
AS M N°: 3
Assignation du :
18, 19, 20 et 23 Février 2026
EXPERTISE[1]
[1] 11 Copies exécutoires
+ 1 CCC à l’expert :
délivrées le :
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
rendue le 14 avril 2026
par Malik CHAPUIS, Juge, au Tribunal judiciaire de Paris, agissant par délégation du Président du Tribunal, assisté de Anne-Sophie MOREL, Greffier.
DEMANDERESSE
Syndicat des copropriétaires du [Adresse 1], pris en la personne de son syndic le Cabinet CHAMORAND
[Adresse 2]
[Localité 2]
représenté par Me Aurélie GEOFFROY, avocat au barreau de PARIS – #C2171
DEFENDEURS
Madame [C] [F]
[Adresse 3]
[Localité 3]
Mutuelle MAIF
[Adresse 4]
[Localité 4]
représentées par Me Isabelle DUQUESNE CLERC, avocat au barreau de PARIS – #A0895
S.C.I. RAHENY
[Adresse 5]
[Localité 5]
représentée par Me Emmanuelle CHOUAIB-MARTINELLI, avocat au barreau de PARIS – #C1830
S.A.S. [I]
[Adresse 6]
[Localité 3]
S.A.S. SOCIETE BEAUMARLY
[Adresse 7]
[Localité 6]
représentées par Me Raphaël BENILLOUCHE, avocat au barreau de PARIS – #P0519
S.A. ALLIAND IARD
[Adresse 8]
[Localité 7]
représentée par Maître Philippe MARINO ANDRONIK de la SCP DORVALD MARINO, avocats au barreau de PARIS – #P0143
S.A. MAAF
[Adresse 9]
[Localité 8]
représentée par Me Philippe RAVAYROL, avocat au barreau de PARIS – #L0155
S.A. AXA FRANCE IARD
[Adresse 10]
[Localité 9]
non représentée
Société MAIDENBERG ARCHITECTURE
[Adresse 11]
[Localité 10]
représentée par Me Antoine TIREL, avocat au barreau de PARIS – #J0073
Mutuelle LA MAF
[Adresse 12]
[Localité 11]
non représentée
S.A.S. ALPHA CONTROLE
[Adresse 13]
[Localité 12]
non représentée
S.A.S.U. LCV ARCHITECTURE
[Adresse 14]
[Localité 13]
non représentée
Monsieur [B] [Z]
[Adresse 3]
[Localité 3]
non représenté
Société QBE EUROPE SA NV, ès qualités d’assureur de la société LCV ARCHITECTURE
[Adresse 15]
[Localité 14]
représentée par Me Stéphane LAMBERT, avocat au barreau de PARIS – #C0010
S.A.S. MGE SERVICE
[Adresse 16]
[Localité 15]
Mutuelle SMABTP
[Adresse 17]
[Localité 5]
représentées par Me Patrice D’HERBOMEZ, avocat au barreau de PARIS – #C0517
S.A. PACIFICA
[Adresse 18]
[Localité 5]
non représentée
Monsieur [T] [E]
[Adresse 3]
[Localité 3]
représenté par Me Charlotte ROGER, avocat au barreau de PARIS – #R0282
Madame [Y] [N]
[Adresse 3]
[Localité 3]
non représentée
Monsieur [G] [M]
[Adresse 3]
[Localité 3]
non représenté
S.A. ACM
[Adresse 19]
[Localité 16]
représentée par Me Charlotte ROGER, avocat au barreau de PARIS – #R0282
S.C.I. COMETE BLANCHARD
[Adresse 3]
[Localité 3]
non représentée
DÉBATS
A l’audience du 17 Mars 2026, tenue publiquement, présidée par Malik CHAPUIS, Juge,, assisté de Anne-Sophie MOREL, Greffier,
Vu l’assignation en référé délivrée le 18 février 2026, aux fins de voir désigner un expert concernant les désordres allégués de fissures multiples et désordres structurels, affectant l’immeuble situé au [Adresse 1] ;
Vu les protestations et réserves formulées en défense ;
Vu les conclusions de la société ALLIANZ IARD ;
Vu les conclusions de Madame [C] [F] et de la MAIF ;
Vu l’article 455 du code de procédure civile,
Sur la demande d’expertise
Conformément à l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparait pas, le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
L’application de ce texte, qui subordonne le prononcé d’une mesure d’instruction à la seule démonstration d’un intérêt légitime à établir ou à préserver une preuve en vue d’un litige potentiel, n’implique aucun préjugé sur la recevabilité et le bien-fondé des demandes formées ultérieurement, sur la responsabilité des personnes appelées comme partie à la procédure, ni sur les chances du procès susceptible d’être engagé.
En l’état des arguments développés par les parties et au vu des documents produits, le motif légitime prévu par l’article 145 du code de procédure civile est établi. La mesure d’instruction sollicitée doit donc être ordonnée dans les termes du dispositif ci-après.
La demande de mise hors de cause de la société Allianz repose sur l’interprétation de sa police qui excède l’office du juge des référés et ne peut donc permettre d’écarter le motif légitime allégué en demande.
La demande de provision ad litem n’est pas fondée juridique par le syndicat des copropriétaires qui la demande. Ses écritures permettent de comprendre qu’il cherche à démontrer son caractère non sérieusement contestable. Il sera cependant observé que l’expertise ordonnée a pour but de l’établir et qu’il n’est pas justifié des ressources du syndicat des corpopriétaires et de la société [I]. La demande est sérieusement contestable et la demande de provision est rejetée.
La demande d’extension de mission de madame [R] [D] est irrecevable comme présentée non contradictoirement contre des parties, non comparantes, à qui ses conclusions n’ont pas été signifiées.
Sur les demandes accessoires
La partie demanderesse sera condamnée aux dépens.
Les responsabilités n’étant pas encore définies, il n’y a pas lieu à faire application de l’article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire en premier ressort,
Déclarons irrecevable la demande reconventionnelle en extension de mission présentée par Madame [C] [R] [D] ;
Donnons acte en défense des protestations et réserves ;
Ordonnons une mesure d’expertise ;
Désignons en qualité d’expert :
Monsieur [K] [Q]
[Adresse 20]
[Localité 6]
☎ :[XXXXXXXX01]
lequel pourra prendre l’initiative de recueillir l’avis d’un autre technicien, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne,
avec mission, les parties régulièrement convoquées, après avoir pris connaissance du dossier, s’être fait remettre tous documents utiles, et avoir entendu les parties ainsi que tout sachant, de :
— se rendre sur les lieux des désordres après y avoir convoqué les parties ;
— examiner les désordres, malfaçons ou inachèvements allégués dans l’assignation et, le cas échéant, sans nécessité d’extension de mission, tous désordres connexes ayant d’évidence la même cause mais révélés postérieurement à l’assignation, sans préjudice des dispositions de l’article 238 alinéa 2 du code de procédure civile ;
— les décrire, en indiquer la nature, l’importance, la date d’apparition; en rechercher la ou les causes;
— fournir tout renseignement de fait permettant au tribunal de statuer sur les éventuelles responsabilités encourues et sur les comptes entre les parties ;
— après avoir exposé ses observations sur la nature des travaux propres à remédier aux désordres, et leurs délais d’exécution, chiffrer, à partir des devis fournis par les parties, éventuellement assistées d’un maître d’œuvre, le coût de ces travaux;
— fournir tous éléments de nature à permettre ultérieurement à la juridiction saisie d’évaluer les préjudices de toute nature, directs ou indirects, matériels ou immatériels résultant des désordres, notamment le préjudice de jouissance subi ou pouvant résulter des travaux de remise en état ;
— dire si des travaux urgents sont nécessaires soit pour empêcher l’aggravation des désordres et du préjudice qui en résulte, soit pour prévenir les dommages aux personnes ou aux biens ; dans l’affirmative, à la demande d’une partie ou en cas de litige sur les travaux de sauvegarde nécessaires, décrire ces travaux et en faire une estimation sommaire dans un rapport intermédiaire qui devra être déposé aussitôt que possible ;
— faire toutes observations utiles au règlement du litige;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
✏ convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l’occasion de l’exécution des opérations ou de la tenue des réunions d’expertise ;
✏ se faire remettre toutes pièces utiles à l’accomplissement de sa mission, notamment, s’il le juge utile, les pièces définissant le marché, les plans d’exécution, le dossier des ouvrages exécutés;
✏ se rendre sur les lieux et si nécessaire en faire la description, au besoin en constituant un album photographique et en dressant des croquis;
✏ à l’issue de la première réunion d’expertise, ou dès que cela lui semble possible, et en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
→ en faisant définir une enveloppe financière pour les investigations à réaliser, de manière à permettre aux parties de préparer le budget nécessaire à la poursuite de ses opérations ;
→ en les informant de l’évolution de l’estimation du montant prévisible de ses frais et honoraires et en les avisant de la saisine du juge du contrôle des demandes de consignation complémentaire qui s’en déduisent ;
→ en fixant aux parties un délai pour procéder aux interventions forcées ;
→ en les informant, le moment venu, de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
✏ au terme de ses opérations, adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception dont il s’expliquera dans son rapport (par ex : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport), et y arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations ;
→ fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;
→ rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au delà de ce délai.
En cas d’urgence ou de péril en la demeure reconnus par l’expert, autorisons le demandeur à faire exécuter, à ses frais avancés et pour le compte de qui il appartiendra, sous la direction du maître d’oeuvre et par des entreprises qualifiées de son choix, les travaux estimés indispensables par l’expert qui, dans ce cas, déposera un pré-rapport précisant la nature, l’importance et le coût de ces travaux ;
Fixons à la somme de 5000 euros le montant de la provision à valoir sur les frais d’expertise qui devra être consignée par la partie demanderesse à la régie d’avances et de recettes du tribunal judiciaire de Paris au plus tard le 15 Juin 2026 inclus ;
Disons que, faute de consignation de la présente provision initiale dans ce délai impératif, ou demande de prorogation sollicitée en temps utile, la désignation de l’expert sera aussitôt caduque et de nul effet, sans autre formalité requise, conformément aux dispositions de l’article 271 du code de procédure civile ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du code de procédure civile ;
Disons que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile;
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 248, 263 à 284-1 du code de procédure civile et qu’il déposera l’original de son rapport au greffe du tribunal judiciaire de Paris (contrôle des expertises) avant le 15 février 2027, sauf prorogation de ce délai dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du juge du contrôle ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme OPALEXE et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges.
Rejetons le surplus des demandes ;
Condamnons la partie demanderesse aux dépens ;
Disons n’y avoir lieu à application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile ;
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à [Localité 1] le 14 avril 2026.
Le Greffier, Le Président,
Anne-Sophie MOREL Malik CHAPUIS
Service de la régie :
Tribunal de Paris, [Adresse 21]
[Localité 17]
☎ [XXXXXXXX02]
Fax 01.44.32.53.46
✉ [Courriel 1]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX01]
BIC : TRPUFRP1
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du Tribunal judiciaire de Paris (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [K] [Q]
Consignation : 5000 € par Syndicat des copropriétaires du [Adresse 1], pris en la personne de son syndic le Cabinet CHAMORAND
le 15 Juin 2026
Rapport à déposer le : 15 Février 2027
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, [Adresse 21]
[Localité 17].
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