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Sur la décision
| Référence : | TJ Poitiers, expropriations, 7 mars 2025, n° 24/00005 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/00005 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 23 octobre 2025 |
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Texte intégral
Dossier n° N° RG 24/00005
N° Portalis DB3J-W-B7I-GOGI
Affaire : DIRCETION INTERDEPARTEMENTALE DES ROUTES ATLANTIQUES c/ [U] [A] [Z] épouse [M]
Jugement n° /2025
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE POITIERS
DEPARTEMENT DE LA [Localité 14]
EXPROPRIATION POUR CAUSE D’UTILITE PUBLIQUE
JUGEMENT DE FIXATION D’INDEMNITE DU 07 MARS 2025
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
PRESIDENT : Stéphane WINTER, Premier vice-président du tribunal judiciaire de POITIERS, juge de l’expropriation du département de la Vienne, désignée le 11 octobre 2017 par ordonnance de madame la première présidente de la cour d’appel de Poitiers, en conformité avec les dispositions de l’article L 211-1 du Code de l’expropriation pour cause d’utilité publique,
GREFFIER : Sandrine ROY
Débats tenus à l’audience du : 03 Décembre 2024 mis en délibéré par mise à disposition au greffe au 11 Février 2025, prorogé au 07 Mars 2025
Nature du jugement : réputé contradictoire
PARTIES :
DEMANDERESSE :
— DIRECTION INTERDEPARTEMENTALE DES ROUTES ATLANTIQUES dont le siège social est sisc [Adresse 6] , représenté par Monsieur [I] [X], Directeur interdépartemental des routes Atlantiques représentant le Ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoires
Représentée par M [T] [G] , adjoint responsable maîtrise d’ouvrage, Madame [C] [P], chargé de maîtrise, et en présence de Monsieur [V] [K], membre de SYSTRA agissant pour le compte de la DIRA
DEFENDEURS :
— Madame [U] [A] [Z] épouse [M], née le 12 Novembre 1946 à [Localité 13] (86), demeurant [Adresse 11]
non comparante au transport mais en présence de Monsieur [R] [E], son fils, et non comparante à l’audience
En présence de Madame [D] [J], représentant la Direction Régionale des Finances publiques de Poitou-Charentes et de la [Localité 14] ([Adresse 7]), faisant fonction de Commissaire du Gouvernement, domicilié en cette qualité à [Localité 13] ([Localité 14]), [Adresse 1],
Loi N° 77-1468
du 30-12-1977
copie revêtue de la
formule éxécutoire
le à
le à
copie gratuite délivrée
le à COMMISSAIRE GVT
le à DIRA
le à Mme [Z]
le à
le à
le à
copie soumise au
droit forfaitaire
le à
FAITS et PROCEDURE :
Madame [U] [A] [Z] épouse [M] est propriétaires des parcelles suivantes situées commune d'[Localité 8] cadastrées :
— G [Cadastre 2] ( devenue G [Cadastre 4]) lieu dit [Adresse 9],
— G [Cadastre 3] ( devenue G [Cadastre 5]) [Adresse 10],
pour un total de 655 m².
Par arrêté préfectoral n° 2020-DCPPAT/BE-323 du 18 décembre 2020, les travaux de mise aux normes en faveur de la sécurité et de l’environnement de la RN 10 ont été déclarés d’utilité publique notamment sur les territoires des communes d'[Localité 8] et [Localité 12]. Une enquête parcellaire prescrite par arrêté préfectoral n° 2022-DCPPAT/BE-114 du 24 juin 2022 a déterminé les emprises nécessaires à la réalisation de cette mise aux normes sur lesdits secteurs.
Un arrêté préfectoral de cessibilité a été pris n° 2023-DCPPAT/BE-100 du 23 octobre 2023.
L’ordonnance d’expropriation a été prononcée le 14 décembre 2023.
L’Etat, représenté par le Directeur Interdépartemental des Routes Atlantiques (ci-après la DIRA), représentant le ministère de la transition écologique et de la cohésion des territoire, a demandé par mémoire valant offre du 4 janvier 2024, au visa de l’article L 322-1 du code de l’expropriation, la fixation des indemnités relatives à l’expropriation des parcelles propriété de Madame [Z] épouse [M] comprises dans le périmètre du projet de mise aux normes, comme suit :
— indemnité principale : 294,74 euros,
— indemnité de remploi : 58,95 euros.
soit un total de 353,70 euros.
Par ordonnance du 9 octobre 2024, le transport sur les lieux a été fixé au 6 décembre 2024, la première ordonnance de ce chef, rendue le 26 août 2024 n’ayant pas été notifiée par l’autorité expropriante. Le transport s’est déroulé à cette date, en présence du représentant du service de l’Etat expropriant, en présence de Madame la commissaire du Gouvernement. Madame [Z] épouse [M] n’a pas constitué avocat. Son fils était présent. Il a été convenu de se dispenser d’un déplacement sur les lieux mêmes.
Dans la foulée de ce transport, l’audience s’est tenue au siège du tribunal judiciaire de Poitiers, le représentant du service de l’Etat expropriant et madame la commissaire du Gouvernement étant dispensés de comparution, Madame [Z] épouse [M] n’ayant pas constitué avocat et les parties ayant préalablement déposé leur mémoire, mémoire initial pour la DIRA, mémoire déposé le 20 novembre 2024 pour la commissaire du Gouvernement, auxquels, pour l’exposé des moyens et arguments des parties, il est renvoyé en vertu de l’article 455 du code de procedure civile.
*
La DIRA propose au titre de l’indemnité principale une indemnisation à hauteur de 294,74 euros et au titre de l’indemnité de remploi une indemnisation de 58,95 euros. Elle ne produit aucun terme de comparaison.
Madame la commissaire du Gouvernement, se basant sur des termes de comparaison au titre de mutations entre 2021 et 2024 évalue l’indemnité principale sur la base d’une valeur médiane de 0,54 euros/m².
A l’issue de l’audience, le délibéré a été fixé par mise à disposition au greffe le 11 février 2025, délibéré prorogé au 07 Mars 2025, date à laquelle le présent jugement est rendu.
MOTIFS DE LA DECISION :
Il ressort de l’article L 321-1 du code de l’expropriation que les indemnités allouées couvrent l’intégralité du préjudice direct, matériel et certain causé par l’expropriation.
L’article L 321-3 du même code énonce que le jugement distingue, notamment, dans la somme allouée, l’indemnité principale et, le cas échéant, les indemnités accessoires en précisant les bases sur lesquelles ces diverses indemnités sont allouées.
Sur la date de référence :
L’alinéa 1er de l’article L 322-2 du code de l’expropriation énonce que les biens sont estimés à la date de la décision de première instance, mais que, toutefois, et sous réserve de l’application des dispositions des articles L. 322-3 à L. 322-6 (terrains à bâtir), est seul pris en considération l’usage effectif des immeubles et droits réels immobiliers un an avant l’ouverture de l’enquête d’utilité publique.
La date de référence retenue sera donc le 17 août 2019, soit un an avant l’ouverture de l’enquête d’utilité publique.
Sur le classement, nature et caractéristiques :
Les parcelles visées sont situées en zone Agricole (A) du PLU en vigueur.
La nature des parcelles est qualifiée Terre.
Sur les indemnités :
S’agissant de l’indemnité principale, visant à la réparation du préjudice de dépossession, il sera tenu compte de la valeur vénale de la surface. Pour l’estimation dela valeur vénale de surface la méthode par comparaison directe des biens similaires sera retenue.
Au regard des termes de comparaison retenus par Madame la commissaire du Gouvernement, à savoir :
— 4/10/2021 – commune de [Localité 15]/nature de terre – 19 084 m² – 0,37 euros/m²
-26/04/2022 – [Localité 15]/terre – 1 715 m² – 0,61 euros/m²
-28/07/2023 – [Localité 15]/terre – 9 905 m² – 0,60 euros/m²
-25/01/2024 – [Localité 15]/terre – 38 290 m² – 0,42 euros/m²
-25/07/2024 – Ligué/terre – 9 311 m² – 0,54 euros/m²,
Il conviendra de fixer l’indemnité principale sur la base de 0,54 euros/m², soit un total de 353,70 euros pour 655 m² de surface totale.
L’indemnité de remploi, calculée selon l’article R 322-5 du code de l’expropriation, en tenant compte des frais de tous ordres normalement exposés pour l’acquisition de biens de même nature moyennant un prix égal au montant de l’indemnité principale, sera fixée à hauteur de 70,74 euros (20 % de 253,70 euros).
L’indemnité totale au profit de Madame [Z] épouse [M] sera donc fixée à 424,44 euros.
En vertu dc l’article L 312-1 du code de l’expropriation, l’expropriant supportera les dépens.
PAR CES MOTIFS,
Le juge de l’expropriation, statuant publiquement et par mise à disposition au greffe du jugement réputé contradictoire et susceptible d’appel,
CONSTATE que la date de réference se situe au 17 août 2019,
FIXE à la somme de 424,44 euros l’indemnité d’expropriation due par l’Etat à Madame [B] [Z] épouse [M],
CONDAMNE l’Etat à payer à Madame [U] [A] [Z] épouse [M] les sommes suivantes :
— 353,70 euros au titre de l’indemnité principale,
— 70,74 euros au titre de l’indémnité de remploi,
DIT que l’Etat sera tenu aux dépens.
En foi de quoi, le présent Jugement a été signé par le Juge de l’Expropriation et le Greffier.
LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXPROPRIATION
Sandrine roy Stéphane WINTER
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Textes cités dans la décision
- Loi n° 77-1468 du 30 décembre 1977
- Code de procédure civile
- Code de l'expropriation pour cause d'utilité publique
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