Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Rouen, af divorces, 22 janv. 2026, n° 24/04337 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/04337 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 14 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE ROUEN
* * * * *
Jugement du 22 janvier 2026
AF – DIVORCES
Dossier : N° RG 24/04337 – N° Portalis DB2W-W-B7I-MWPR /
Affaire : [D] / [T]
Nature d’affaire : 20L 0A Art. 1107 CPC – Demande en divorce autre que par consentement mutuel
PARTIES :
DEMANDEUR :
Madame [W], [N] [D] épouse [T]
née le [Date naissance 4] 1989 à [Localité 14]
[Adresse 5]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle totale numéro 2024/002550 du 04/04/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 13])
représentée par Me Laure LAMORIL-VANPOPERINGHE, avocat au barreau de ROUEN
DÉFENDEUR :
Monsieur [Y] [T]
né le [Date naissance 3] 1987 à [Localité 8] (GUINEE BISSAU)
[Adresse 2]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle totale numéro 2024/005555 du 08/08/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 13])
représenté par Me Claude RODRIGUEZ, avocat au barreau de ROUEN
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
LORS DES DEBATS :
En chambre du conseil, le 8 décembre 2025
Juge aux affaires familiales : Géraldine GUEHO
Greffier : Aurélie FACHE
LORS DU JUGEMENT : Contradictoire et en premier ressort, prononcé par mise à disposition au greffe.
Le présent jugement a été signé par Géraldine GUEHO, premier vice-président exerçant les fonctions de juge aux affaires familiales au tribunal judiciaire de Rouen et Aurélie FACHE, greffier lors du prononcé.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement par mise à disposition au greffe, après débats en chambre du conseil, par décision contradictoire et en premier ressort,
DIT que le juge français est compétent et que la loi française est applicable au divorce, à la responsabilité parentale et aux obligations alimentaires ;
DIT que le juge français est compétent pour statuer sur le régime matrimonial des parties ;
DIT que la loi guinéenne est applicable au régime matrimonial des parties ;
CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;
CONSTATE l’acceptation par M. [Y] [T] et Mme [W] [D] du principe de la rupture du mariage sans considération des faits à l’origine de celle-ci ;
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
M. [Y] [T], né le [Date naissance 3] 1987 à [Localité 8] (Guinée-Bissau),
et de
Mme [W], [N] [D], née le [Date naissance 4] 1989 à [Localité 13] (Seine-Maritime),
lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2021, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 16] (Guinée-Bissau) ;
Sur les conséquences à l’égard des parties
DIT qu’en application du deuxième alinéa de l’article 1082 du code de procédure civile, mention du dispositif du présent jugement sera portée en marge de l’acte de mariage des époux et des actes de naissance de chacun d’eux, si cet acte est conservé sur un registre français et, qu’à défaut, l’extrait de la décision sera conservé au répertoire civil annexe du service central d’état civil ;
REJETTE la demande de Mme [W] [D] tendant au report des effets du divorce ;
RAPPELLE que la date des effets du divorce entre les parties relativement aux biens est fixée au 8 octobre 2024 ;
RAPPELLE qu’à l’issue du prononcé du divorce, chacun des ex-époux perd le droit d’user de nom de l’autre ;
REJETTE la demande des époux sur le fondement de l’article 265 du code civil ;
RENVOIE les parties à la procédure ordinaire de partage amiable en saisissant le notaire de leur choix après le prononcé du divorce, et en cas d’échec de cette phase amiable, à procéder par voie d’assignation judiciaire en partage conformément aux règles légales prescrites ;
Sur les conséquences à l’égard de l’enfant
CONSTATE que les parents exercent en commun l’autorité parentale sur l’enfant ;
DIT qu’à cet effet, les parents doivent :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence de l’enfant ;s’informer réciproquement dans le souci d’une indispensable communication entre les parents sur l’organisation de la vie de l’enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…), ce qui implique notamment la remise au parent accueillant l’enfant des documents d’identité et du carnet de santé de l’enfant ;respecter les liens et les échanges de l’enfant avec l’autre parent : l’enfant a le droit de communiquer librement par lettre, téléphone ou internet avec le parent auprès duquel il ne réside pas habituellement, celui-ci ayant le droit de le contacter régulièrement ;respecter l’image et la place de l’autre parent auprès de l’enfant ;communiquer, se concerter et coopérer dans l’intérêt de l’enfant ;
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence habituelle de l’enfant au domicile de la mère ;
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles M. [Y] [T] accueille l’enfant et, à défaut d’accord, fixe les modalités suivantes :
durant toute l’année, sauf départ de Mme [W] [D] en vacances avec l’enfant : le samedi des semaines paires, de 10 heures à 18 heures ;
à charge pour M. [Y] [T] d’aller chercher ou faire chercher l’enfant à l’école ou au domicile de l’autre parent et de le ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;
FIXE à 200 euros par mois la somme qui sera versée par M. [Y] [T] à Mme [W] [D] au titre de sa contribution à l’entretien et à l’éducation de [I] [D] [T], né le [Date naissance 6] 2023 à [Localité 15], et, en tant que de besoin, l’y condamne, ladite somme étant payable à compter de la présente décision, avant le 5 de chaque mois, d’avance, douze mois sur douze, et pour le premier mois, au prorata des jours restant à courir ;
DIT que cette pension varie de plein droit le 1er janvier de chaque année et, pour la première fois, le 1er janvier 2027, en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par l’I.N.S.E.E selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial x nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
MENTIONNE que les indices pourront être obtenus auprès de l’INSEE (internet : www.insee.fr) ;
RAPPELLE qu’en cas de manquement du débiteur au paiement de la pension alimentaire, le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs voies d’exécution suivantes :
par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires ([7] : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant à sa [10] ([9]) ou à la [11] ([12]), afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;par voie de commissaire de justice : procédure de paiement direct de la pension entre les mains de l’employeur ou voies d’exécution de droit commun (saisie-attribution, saisie-vente) ;saisie des rémunérations par requête au tribunal du domicile du débiteur ; à défaut de succès des procédures précédentes, recouvrement direct par le Trésor Public par l’intermédiaire du procureur de la République, saisi par courrier, dans la limite des six derniers mois d’impayés ;
PRECISE que la pension alimentaire restera due au-delà de la majorité de l’enfant sur justification avant le 1er janvier de chaque année par le parent qui en assume la charge que l’enfant ne peut normalement subvenir lui-même à ses besoins, notamment en raison de la poursuite d’études sérieuses ;
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires peut prendre fin sur demande de l’un des parents, adressée directement à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l’autre parent ;
Sur les autres mesures
DIT que les dépens sont partagés par moitié entre les parties et seront recouvrés selon les règles applicables en matière d’aide juridictionnelle ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;
RAPPELLE qu’en exécution des dispositions de l’article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision est notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception ;
RAPPELLE qu’en cas d’échec de la notification par le greffe, soit si l’avis de réception n’a pas été signé par le destinataire ou par la personne présente à son domicile, le greffe informe les parties que, sauf écrit constatant leur acquiescement, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice pour en faire courir les délais de recours.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Restriction ·
- Incapacité ·
- Accès ·
- Emploi ·
- Personnes ·
- Handicapé ·
- Action sociale ·
- Sécurité sociale ·
- Adulte ·
- Adresses
- Crédit ·
- Défaillance ·
- Déchéance du terme ·
- Contrats ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Consommation ·
- Remboursement ·
- Prêt ·
- Paiement
- Commissaire de justice ·
- Commandement de payer ·
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Clause resolutoire ·
- Assignation ·
- Expulsion ·
- Paiement
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Adoption simple ·
- Pacte ·
- Solidarité ·
- Adresses ·
- Célibataire ·
- Date ·
- Sexe ·
- Civil ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consentement
- Prolongation ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Menaces ·
- Tribunal judiciaire ·
- Ordre public ·
- Adresses ·
- Éloignement ·
- Vol ·
- Ordre
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Préjudice d'affection ·
- Quantum ·
- Titre ·
- Tierce personne ·
- Barème ·
- Poste ·
- Expertise ·
- Préjudice esthétique ·
- Prothése
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Crédit agricole ·
- Mise en état ·
- Commissaire de justice ·
- Point de départ ·
- Juge ·
- Délai de prescription ·
- Fins de non-recevoir ·
- Mathématiques ·
- Demande
- Consommation ·
- Paiement ·
- Commission de surendettement ·
- Délais ·
- Contrat de prêt ·
- Intérêt de retard ·
- Prêt ·
- Demande ·
- Déchéance du terme ·
- Retard
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Action ·
- Siège social ·
- Nom commercial ·
- Désistement d'instance ·
- Juridiction ·
- Dessaisissement ·
- Syndic ·
- Syndicat de copropriétaires
Sur les mêmes thèmes • 3
- Droit des affaires ·
- Bail commercial ·
- Clause resolutoire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Bail à construction ·
- Commandement de payer ·
- Loyer ·
- Libération ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Force publique ·
- Coûts ·
- Indemnité
- Chaudière ·
- Fuel ·
- Lot ·
- Installation ·
- Copropriété ·
- Descriptif ·
- Chauffage ·
- Consorts ·
- Sous astreinte ·
- Subvention
- Mise en demeure ·
- Cotisations ·
- Urssaf ·
- Sociétés ·
- Pénalité ·
- Tribunal judiciaire ·
- Lettre recommandee ·
- Assesseur ·
- Travailleur indépendant ·
- Réception
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.