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Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, j l d, 28 mai 2026, n° 26/03875 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/03875 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 6 juin 2026 |
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Texte intégral
Tribunal judiciaire
de [Localité 1]
— -------------
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
— -------------
Juge des Libertés et de la Détention
Ordonnance statuant sur la contestation de l’arrêté de placement en rétention et sur la première requête en prolongation d’une mesure de rétention administrative
N° RG 26/03875 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OLKE
Affaire jointe N°RG 26/3876
Le 28 Mai 2026,
Devant Nous, Héloïse PICARD, juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège en audience publique, au palais de justice, assistée de Isabelle SARBACH, Greffier,
Vu les articles L.614-1 et suivants, L. 742-1 et suivants, R 743-1 et suivants et R 741-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’arrêté d’expulsion pris le 05 février 2025par le préfet de la Côte d’Or à l’encontre de Monsieur [W] [S] [T] [G] ;
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 22 mai 2026 par M. [Z] [R] [Localité 3]-ET-[Localité 4] à l’encontre de M. [W] [S] [T] [G], notifiée à l’intéressé le 23 mai 2026 à 08h45 ;
1) Vu le recours de M. [W] [S] [T] [G] daté du 26 mai 2026 , reçu le 26 mai 2026 à 16h07 au greffe du tribunal, par lequel il demande au tribunal d’annuler la décision de placement en rétention administrative pris à son encontre ;
2) Vu la requête de M. [Z] [C] datée du 26 mai 2026, reçue le 26 mai 2026 à 14h06 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de vingt-six jours de :
M. [W] [S] [T] [G]
né le 07 Janvier 1976 à [Localité 5] (CENTREAFRIQUE), de nationalité Centrafricaine
Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L. 744-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’avis d’audience à la préfecture et au parquet par courrier électronique en date du 27 mai 2026 ;
Après avoir, en audience publique, rappelé à la personne retenue, présente par visioconférence, les droits qui lui sont reconnus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, puis entendu en leurs observations, moyens et arguments :
— Me Aysel DURGUN, avocat de permanence au barreau de Strasbourg désigné d’office à la demande de la personne retenue pour l’assister ;
Dossier N° RG 26/03875 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OLKE
— M. [W] [S] [T] [G] ;
— Maître Beril MOREL, agissant pour le compte du cabinet CENTAURE Avocats, avocat représentant la préfecture ;
MOTIFS [R] LA DÉCISION
SUR LA JONCTION DES PROCEDURES :
Attendu qu’en vertu de l’article L. 743-5 du CESEDA, lorsque le magistrat du siège du tribunal judiciaire est saisi par l’étranger aux fins de contestation de la décision de placement en rétention en application de l’article L. 741-10 et par l’autorité administrative aux fins de prolongation de la rétention en application de l’article L. 742-1, l’audience est commune aux deux procédures, sur lesquelles il est statué par ordonnance unique; qu’il convient, dès lors, de joindre les deux procédures à savoir, celle introduite par la requête de M. [Z] [C] enregistrée sous le N° RG 26/03875 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OLKE et celle introduite par le recours de M. [W] [S] [T] [G] enregistré sous le N°RG 26/3876 ;
SUR LA CONTESTATION [R] L’ARRETE [R] PLACEMENT EN RETENTION :
Attendu qu’à l’audience, le conseil de M. [W] [S] [T] [G] soulève deux moyens de nullité, à savoir :
— l’insuffisance de motivation ;
— l’erreur d’appréciation sur sa situation personnelle ;
Sur l’insuffisance de motivation
Attendu que le conseil de M. [W] [S] [T] [G] soutient que la Préfecture a fondé sa décision sur des informations erronées en ce que l’intéressé dispose d’une adresse fixe et qu’aucune nouvelle condamnation n’a été prononcée à son encontre ; qu’il rappelle que M. [W] [S] [T] [G] a déjà été placé en rétention et que sa mise en liberté avait été ordonnée par le juge judiciaire en raison d’une insuffisance de motivation ;
Attendu qu’en vertu des dispositions combinées des articles L. 211-5 du Code des relations entre le public et l’Administration, et L. 741-6 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la décision de placement en rétention prise parle Préfet doit être écrite et comporter les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement ;
Attendu qu’en vertu des dispositions des articles L. 741-1 et L. 741-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’étranger qui ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir le risque de fuite peut être placé en rétention par l’autorité administrative dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de quarante-huit heures, en prenant en compte son état de vulnérabilité et tout handicap ;
Attendu qu’il résulte des dispositions précitées que, s’agissant de l’exigence de motivation, l’Administration n’a pas à énoncer les raisons pour lesquelles elle a écarté les éléments favorables à une autre solution que la privation de liberté, mais seulement à expliciter les raisons pour lesquelles elle a placé la personne en rétention au regard des éléments qui avaient été portés à sa connaissance ;
Attendu qu’en l’espèce, le Préfet a longuement et précisément motivé sa décision de placement en rétention, notamment quant au risque de fuite de M. [W] [S] [T] [G] ;
Qu’il n’est aucunement soutenu, dans la décision, que l’intéressé ne disposerait d’aucune adresse fixe, le risque de fuite étant motivé autrement et notamment par son maintien sur le territoire national depuis le 13 mars 2025, l’absence de document d’identité ou de voyage en cours de validité et la menace au trouble à l’ordre public qu’il représente ;
Que, s’agissant de la menace à l’ordre public, il est relevé, à juste titre, qu’outre ses cinq condamnations prononcées entre 2009 et 2020, M. [W] [S] [T] [G] a de nouveau été condamné le 06 mai 2025, condamnation caractérisant ainsi le caractère actuel de la menace à l’ordre public que constitue son comportement ;
Qu’il s’ensuit que la décision n’est entachée d’aucune insuffisance de motivation ;
Que le moyen sera donc rejeté ;
Sur l’erreur d’appréciation de sa situation personnelle
Attendu que le conseil de M. [W] [S] [T] [G] fait valoir que ce dernier réside depuis 20 ans en France, pays dans lequel il a donc ses attaches familiales et sociales ; que le trouble à l’ordre public le concernant n’est ni actuel, ni grave et qu’enfin, il ne présente aucun risque de fuite puisqu’il dispose d’une adresse fixe et a déjà respecté une mesure d’assignation à résidence ;
Attendu qu’aux termes de l’article L. 741-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’autorité administrative peut placer en rétention, pour une durée de quarante-huit heures, l’étranger qui se trouve dans l’un des cas prévus à l’article L. 731-1 lorsqu’il ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l’exécution de la décision d’éloignement et qu’aucune autre mesure n’apparaît suffisante à garantir efficacement l’exécution effective de cette décision ; que le risque de fuite est apprécié selon les mêmes critères que ceux prévus à l’article L. 612-3 du même code ;
Qu’il se déduit de ces dispositions que la décision de placement en centre de rétention est soumise à deux conditions cumulatives prévues par la loi : d’une part la caractérisation d’un risque de soustraction à l’exécution de la décision d’éloignement à partir de l’évaluation de la situation personnelle de l’étranger et des présomptions posées à l’article L. 612-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et d’autre part la proportionnalité de la décision de placement en rétention caractérisée par l’impossibilité corrélative d’envisager une mesure d’assignation à résidence ;
Attendu qu’en vertu de l’article L. 612-3, le risque de fuite peut être considéré comme établi, sauf circonstances particulières, dans les cas suivants:
— si l’étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n’a pas sollicité la délivrance d’un titre de séjour ;
— si l’étranger s’est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s’il n’est pas soumis à l’obligation du visa, à l’expiration d’un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d’un titre de séjour ;
— si l’étranger s’est maintenu sur le territoire français plus d’un mois après l’expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l’occasion d’une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ;
— si l’étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ;
— si l’étranger s’est soustrait à l’exécution d’une précédente mesure d’éloignement ;
— si l’étranger a contrefait, falsifié ou établi sous un autre nom que le sien un titre de séjour ou un document d’identité ou de voyage ou s’il a fait usage d’un tel titre ou document ;
— si l’étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu’il ne peut présenter des documents d’identité ou de voyage en cours de validité, qu’il a refusé de communiquer les renseignements permettant d’établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu’il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d’empreintes digitales ou de prise de photographie, qu’il ne justifie pas d’une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu’il s’est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5;
— si l’étranger, entré irrégulièrement sur le territoire de l’un des Etats avec lesquels s’applique l’acquis de Schengen, fait l’objet d’une décision d’éloignement exécutoire prise par l’un de ces Etats ou s’est maintenu sur le territoire d’un de ces Etats sans justifier d’un droit de séjour ;
Attendu qu’en l’espèce, les informations relatives à la situation personnelle et notamment familiale de la personne retenue ont été mentionnées par l’Administration ;
Qu’il n’appartient pas au magistrat du siège de substituer son appréciation à celle du Préfet ;
Que, s’agissant du trouble à l’ordre public, il sera de nouveau rappelé qu’il a été relevé, qu’outre ses cinq condamnations prononcées entre 2009 et 2020, M. [W] [S] [T] [G] a de nouveau condamné le 06 mai 2025, condamnation caractérisant ainsi le caractère actuel de la menace à l’ordre public que constitue son comportement ;
Qu’enfin, s’agissant du risque de fuite, si l’intéressé dispose d’une adresse fixe et a déjà se conformer à une décision d’assignation à résidence, il convient de rappeler que le risque de fuite ne réside pas uniquement dans la soustraction à une mesure d’assignation à résidence ou dans une éventuelle absence d’adresse, mais que le texte visé dispose qu’il peut être considéré comme établi notamment si l’étranger s’est maintenu sur le territoire français plus d’un mois après l’expiration de son titre de séjour ou s’il ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu’il ne peut présenter des documents d’identité ou de voyage en cours de validité ;
Que la Préfecture a justement retenu, dans sa décision, que le risque de fuite était, en l’espèce, caractérisé par son maintien sur le territoire national depuis le 13 mars 2025, l’absence de document d’identité ou de voyage en cours de validité et la menace au trouble à l’ordre public qu’il représente ;
Qu’il s’ensuite qu’aucune erreur d’appréciation n’est caractérisée ;
Que le moyen doit donc être rejeté ;
SUR LA DEMANDE [R] PROLONGATION [R] LA RÉTENTION :
Attendu qu’il ressort de l’examen des pièces jointes à la requête et des mentions figurant au registre prévu à l’article L. 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile que la personne retenue a été, dans les meilleurs délais suivant la notification de la décision de placement en rétention, pleinement informée de ses droits et placée en état de les faire valoir à compter de son arrivée au lieu de rétention ;
Attendu que la mesure d’éloignement n’a pu être mise à exécution dans le délai de 96 heures qui s’est écoulé depuis la décision de placement en rétention ;
Attendu qu’il n’est émis aucune critique sur les diligences accomplies jusqu’à présent par l’Administration pour que, conformément aux exigences de l’article L.741-3 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la rétention n’excède pas le temps strictement nécessaire au départ de la personne faisant l’objet de la mesure d’éloignement ;
Qu’en l’espèce, une demande de laissez-passer consulaire a été adressée aux autorités compétentes le 17 septembre 2025, outre plusieurs relances depuis, notamment les 04 décembre 2025, 4 février 2026, 27 février 2026 et 12 mars 2026 ;
Qu’une réponse a été émise par les autorités centrafricaines à la mi-avril 2026 et que de nombreux échanges de mail ont eu lieu depuis aux fins d’organisation de l’audition consulaire de la personne retenue, démarches impliquant une intervention personnelle du préfet de [Localité 3] et [Localité 4], du conseiller diplomatique auprès du préfet de la région Bourgogne – Franche Comté et des services de la direction générale des étrangers en France ;
Que, dans ces conditions, outre que l’Administration ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte sur les autorités étrangères, aucun manque de diligence ne saurait être caractérisé ;
Attendu que la personne retenue ne remplit pas les conditions d’une assignation à résidence, telles que fixées par l’article [Etablissement 1] 743-13 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en ce sens qu’elle n’a pas préalablement remis à un service de police ou à une unité de gendarmerie un passeport en cours de validité, quels que soient les mérites de ses garanties de représentation ;
Qu’en conséquence, rien ne s’oppose à ce que soit ordonnée la prolongation de la rétention administrative de la personne visée par la requête du préfet ;
PAR CES MOTIFS,
ORDONNONS la jonction de la procédure introduite par le recours de M. [W] [S] [T] [G] enregistré sous le N°RG 26/3876 et celle introduite par la requête de M. [Z] [C] enregistrée sous le N° RG 26/03875 – N° Portalis DB2E-W-B7K-OLKE ;
DÉCLARONS le recours de M. [W] [S] [T] [G] recevable ;
REJETONS le recours de M. [W] [S] [T] [G] ;
DÉCLARONS la requête du M. [Z] [C] recevable et la procédure régulière ;
ORDONNONS la prolongation de la rétention de M. [W] [S] [T] [G] au centre de rétention administrative de [Localité 6], ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de vingt-six jours ;
DISONS avoir informé l’intéressé que la présente décision est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 7] dans les 24 heures à compter du prononcé de la présente ordonnance par déclaration motivée faite ou remise par tous moyens au greffe de la cour d’appel et que le recours n’est pas suspensif, conformément aux articles R 743-10 et R 743-11 du CESEDA.
Prononcé publiquement au tribunal judiciaire de Strasbourg, le 28 mai 2026 à h .
Le greffier, Le juge des libertés et de la détention,
qui ont signé l’original de l’ordonnance.
Pour information de la personne retenue:
— La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 7] dans les 24 heures de son prononcé. Le délai d’appel qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le premier président est saisi par une déclaration écrite motivée, transmise par tout moyen au greffe de la cour d’appel de [Localité 7], par courriel à l’adresse [Courriel 1]. Cet appel n’est pas suspensif. L’intéressé est maintenu à disposition de la justice jusqu’à l’audience qui se tiendra à la cour d’appel.
— Vous pouvez, pendant toute la durée de votre rétention, demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec votre consulat ou toute personne de votre choix.
— Vous avez également le droit de contacter toute organisation et nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ([Adresse 3] ; www.cglpl.fr ; tél. : [XXXXXXXX01] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ([Adresse 4] ; tél. : [XXXXXXXX02]) ;
• France Terre d’Asile ([Adresse 5] ; tél. : [XXXXXXXX03]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ([Adresse 6] ; tél. : [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières – MSF ([Adresse 7] ; tél. : [XXXXXXXX05]).
— ASSFAM – Groupe SOS Solidarités est à votre disposition, sans formalité, pour vous aider dans l’exercice effectif de vos droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
— Vous pouvez aussi demander, à tout moment, qu’il soit mis fin à votre rétention par simple requête, motivée et signée, adressée au juge des libertés et de la détention par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.
Reçu le 28 mai 2026, dans une langue comprise, notification de la présente ordonnance avec remise d’une copie intégrale, information du délai d’appel et des modalités d’exercice de cette voie de recours, ainsi que le rappel des droits en rétention.
La personne retenue, présente par visioconférence,
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 28 mai 2026, à l’avocat du M. [Z] [C], absent au prononcé de la décision.
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 28 mai 2026, à l’avocat de la personne retenue, absent au prononcé de la décision.
La présente décision a été adressée le 28 Mai 2026 courrier électronique à Madame le procureur de la République
Le greffier,
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