Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, jcp réf., 27 août 2025, n° 25/01045 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01045 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire) |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Parties : | SA HLM DES CHALETS, La S.A. [ Adresse 12 ] |
|---|
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
[Adresse 14]
[Adresse 4]
[Adresse 9]
[Localité 6]
NAC: 5AA
N° RG 25/01045
N° Portalis DBX4-W-B7J-T6TG
ORDONNANCE
DE RÉFÉRÉ
N° B
DU 27 août 2025
La S.A. [Adresse 12]
C/
[J] [U] [T] [L]
Expédition revêtue de
la formule exécutoire à la
SA HLM DES CHALETS
Copies certifiées conformes délivrées à toutes les parties
Le :
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
Le mercredi 27 août 2025, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,
Sous la présidence de Sophie MOREL, Vice Présidente au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en qualité de Juge des référés, assistée de Aurélie BLANC Greffière, lors des débats et chargée des opérations de mise à disposition.
Après débats à l’audience du 03 juin 2025, a rendu l’ordonnance de référé suivante, mise à disposition conformément à l’article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;
ENTRE :
DEMANDERESSE
La S.A. [Adresse 12],
Prise en la personne de son représentant légal en exercice,
Dont le siège social est sis [Adresse 5]
[Adresse 8]
Représentée par Monsieur [H] [N], muni d’un pouvoir spécial
ET
DÉFENDERESSE
Madame [J] [U] [T] [L],
demeurant [Adresse 13]
[Adresse 1]
[Localité 7]
Non comparante, ni représentée
EXPOSÉ DU LITIGE :
Par acte sous seing privé signé les 4 et 7 août 2023, la SA H.L.M. DES CHALETS a donné en location à Madame [J] [L] un immeuble à usage d’habitation situé [Adresse 3] à [Localité 11], moyennant un loyer actuel de 312,28€ provision sur charges comprise.
Les loyers n’ont pas été régulièrement réglés et commandement de payer visant la clause résolutoire était délivré le 28 octobre 2024, en vain.
Par acte du 24 janvier 2025, dénoncé le 5 février 2025 par voie électronique avec accusé de réception au Préfet de la Haute-Garonne, la SA H.L.M. DES CHALETS a fait assigner en référé Madame [J] [L] afin d’obtenir :
‒ la constatation de la résiliation du bail,
‒ le paiement à titre provisionnel, de la somme de 708,27€ représentant l’arriéré de loyers arrêté au 27 décembre 2024,
‒ l’expulsion des occupants,
‒ la fixation d’une indemnité d’occupation d’un montant égal à celui du loyer mensuel,
‒ l’allocation de 500€ en application de l’article 700 du Code de procédure civile et la condamnation de la locataire aux dépens
L’affaire était appelée à l’audience du 3 juin 2025.
La SA H.L.M. DES CHALETS, valablement représentée, actualise sa créance à la somme de 2.009,14€ arrêtée au 28 mai 2025 et maintient ses demandes, la locataire ne réagit à aucune sollicitaiton et selon la CAF elle occuperait un autre logement.
Madame [J] [L], assignée selon les modalités prévues aux articles 656 et 658 du Code de procédure civile, n’a pas comparu.
La décision était mise en délibéré au 27 août 2025 par remise au greffe en application des dispositions de l’article 450 du Code de procédure civile.
MOTIFS :
Sur la recevabilité :
Une copie de l’assignation a été notifiée au Préfet de la Haute-Garonne par voie électronique avec accusé de réception le 5 février 2025, conformément à l’article 24 de la Loi du 6 juillet 1989, soit plus de six semaines avant l’audience.
La CAF a été saisie le 28 décembre 2023 par voie de signification dont copie est versée au débat, deux mois avant l’assignation. L’action est donc recevable.
Sur la preuve des loyers et charges impayés :
La SA H.L.M. DES CHALETS fait la preuve de l’obligation dont elle se prévaut en produisant le bail signé les 4 et 7 août 2023, le commandement de payer visant la clause résolutoire délivré le 28 octobre 2024 et le décompte de la créance.
Sur la clause résolutoire :
Le bail signé par les parties contient une clause résolutoire qui prévoit qu’à défaut de paiement des loyers ou charges échus, ou du dépôt de garantie et deux mois après la délivrance d’un commandement de payer resté infructueux, le bail sera résilié de plein droit. Le défaut d’assurance produit les mêmes effets un mois après le commandement d’avoir à en justifier.
Par acte de Commissaire de justice du 28 octobre 2024, le bailleur a fait commandement d’avoir à payer les loyers impayés. Ce commandement reproduit la clause résolutoire insérée au contrat de bail ainsi que les dispositions de l’article 24 de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 dans leur rédaction antérieure à la Loi n°668-2023 du 27 juillet 2023, de même que les dispositions de l’article 6 de la loi n°90-449 du 31 mai 1990 et mentionne la faculté pour la locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement.
Les loyers n’ont pas été réglés dans les deux mois et, par ailleurs, le juge n’a pas été saisi par la locataire aux fins d’obtenir des délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire.
Les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont donc réunies à la date du 28 décembre 2024.
Il convient d’ordonner son expulsion.
A défaut de départ volontaire dans les deux mois suivant signification d’un commandement de quitter les lieux, ils pourront être expulsés des lieux loués, ainsi que tous occupants de leur chef, avec si besoin le concours de la [Localité 10] Publique, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution.
Le sort des meubles sera réglé conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution, des articles L. 451-1 et R. 451-1 au cas d’abandon des lieux.
Sur les sommes dues par la locataire :
Madame [J] [L] sera condamnée au paiement de la somme de 2.009,14€ représentant l’arriéré des loyers, indemnités d’occupation au 28 mai 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision.
Elle a occupé les lieux sans droit ni titre à compter de l’acquisition de la clause résolutoire, causant ainsi un préjudice au bailleur. Il convient, pour réparer ce dommage, de fixer l’indemnité d’occupation au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail, sous déduction des prestations sociales versées directement au bailleur, le cas échéant.
Sur l’article 700 du Code de procédure civile :
Il paraît inéquitable de laisser à la charge de la SA H.L.M. DES CHALETS l’intégralité des sommes avancées par elle et non comprises dans les dépens. Il y a donc lieu de condamner Madame [J] [L] à lui verser une somme de 200€ sur le fondement de ce texte.
Sur les dépens :
Madame [J] [L], succombant au principal, supportera les dépens.
DÉCISION :
Statuant publiquement par ordonnance de référé réputée contradictoire rendue en premier ressort par mise à dosposition au greffe,
Au principal, renvoie les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront ; dès à présent et par provision, vu l’urgence :
Constate la résiliation du bail à compter du 28 décembre 2024,
Condamne Madame [J] [L] à payer à la SA H.L.M. DES CHALETS la somme provisionnelle de 2.009,14€ représentant l’arriéré des loyers et indemnités d’occupation au 28 mai 2025, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision,
A compter du 28 décembre 2024, fixe au montant du loyer et de la provision pour charges, l’indemnité d’occupation versée à la SA H.L.M. DES CHALETS par Madame [J] [L] et l’y condamne , jusqu’au départ des lieux des occupants, sous déduction des prestations sociales versées directement au bailleur, le cas échéant,
Ordonne l’expulsion de Madame [J] [L] et celle de tout occupant de son chef, des lieux loués situés [Adresse 2] à [Localité 11] et ce au besoin, avec l’assistance de la force publique, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution,
Ordonne que le sort des meubles soit réglé conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution, des articles L. 451-1 et R. 451-1 au cas d’abandon des lieux,
Condamne Madame [J] [L] à payer à la SA H.L.M. DES CHALETS la somme de 200€ au titre de l’article 700 du Code de procédure civile,
Condamne Madame [J] [L] aux dépens qui comprendront les frais de commandement de payer,
Rappelle que l’exécution provisoire de la présente décision est de droit.
La Greffière Le Juge
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Révocation ·
- Clôture ·
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement d'instance ·
- Commissaire de justice ·
- Ordonnance ·
- Dessaisissement ·
- Immeuble
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Habitat ·
- Bailleur ·
- Commandement ·
- Dette ·
- Paiement ·
- Délais ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Expulsion
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Loyer ·
- Contentieux ·
- Commandement de payer ·
- Protection ·
- Expulsion ·
- Résiliation du bail ·
- Indemnité ·
- Clause
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Syndic ·
- Expertise ·
- Juge des référés ·
- Commissaire de justice ·
- Responsabilité délictuelle ·
- Litige ·
- Motif légitime ·
- Juge ·
- Procédure
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Référé ·
- Trouble manifestement illicite ·
- Adresses ·
- Titre ·
- Procédure civile ·
- Ordonnance ·
- Procédure
- Enfant ·
- Parents ·
- Vacances ·
- Père ·
- Droit de visite ·
- Résidence habituelle ·
- Adresses ·
- Date ·
- Métropole ·
- Médiation
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Prolongation ·
- Audition ·
- Décision d’éloignement ·
- Voyage ·
- Ordonnance ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Asile ·
- Côte d'ivoire
- Tribunal judiciaire ·
- Adoption ·
- Etat civil ·
- Matière gracieuse ·
- Profession ·
- Épouse ·
- Nom de famille ·
- Registre ·
- Acte ·
- Chambre du conseil
- Garde ·
- Insertion professionnelle ·
- Action sociale ·
- Assesseur ·
- Travail ·
- Personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dette ·
- Annulation ·
- Contrats
Sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Hospitalisation ·
- Centre hospitalier ·
- Courriel ·
- Consentement ·
- Santé publique ·
- Trouble mental ·
- Prénom ·
- Personnes ·
- Adresses
- Arrêt de travail ·
- Lésion ·
- Gauche ·
- Accident du travail ·
- Certificat médical ·
- Consolidation ·
- Présomption ·
- Épouse ·
- Employeur ·
- État antérieur
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Désistement ·
- Habitat ·
- Dessaisissement ·
- Département ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Audience ·
- Instance
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.