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Sur la décision
| Référence : | TJ Tours, réf., 5 mai 2026, n° 25/20539 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/20539 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 28 mai 2026 |
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Texte intégral
N° Minute : 26/00207
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOURS
RÉFÉRÉS
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ORDONNANCE
du
05 Mai 2026
Numéro de rôle : N° RG 25/20539 – N° Portalis DBYF-W-B7J-J4PY
DEMANDEUR :
Monsieur [Z] [G]
demeurant [Adresse 1]
représenté par Maître Stanislas DE LA RUFFIE de la SELARL EGERIA-SAINT-CRICQ & ASSOCIES, avocats au barreau de TOURS, avocat plaidant
ET :
DEFENDERESSE :
S.A.R.L. [I] [M] exerçant sous le nom commercial MIDAS
Immatriculée au RCS de [Localité 1] n°432 077 626, dont le siège social est sis [Adresse 2]
représentée par Maître Sofia VIGNEUX de la SCP THAUMAS AVOCATS ASSOCIES, avocats au barreau de TOURS, avocat plaidant
DÉBATS :
Par devant Madame D. MERCIER, Première Vice-Présidente du Tribunal judiciaire de TOURS, assistée de Madame D. BOISTARD, Greffier.
A l’audience publique du 10 Mars 2026, le Président ayant informé les parties que la décision serait rendue par mise à disposition le 05 Mai 2026.
DÉLIBÉRÉ :
Prononcé par mise à disposition au greffe par Madame D. MERCIER, Première Vice-Présidente du Tribunal judiciaire de TOURS, le 05 Mai 2026, assistée de Madame D. BOISTARD, Greffier.
EXPOSÉ DU LITIGE
M. [Z] [G] a confié à plusieurs reprises, entre 2021 et 2024, à la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, son véhicule de marque Volvo, immatriculé [Immatriculation 1], aux fins de divers travaux de réparation et d’entretien.
À la suite de la survenance d’une panne le 19 décembre 2024, le véhicule de M. [Z] [G] a été remorqué par la société ENTREPRISES BRUNEAUX située à [Localité 2] (28) puis transféré au sein de la société BPM CARS à [Localité 3] (28). Un devis a été établi, le 09 janvier 2025, à hauteur de la somme de 20.172,17 euros TTC.
M. [Z] [G] a régularisé une déclaration de sinistre auprès de son assureur protection juridique, lequel a mandaté le cabinet ALLIANCE EXPERTS aux fins d’organisation d’une expertise amiable. Un rapport a été rendu le 11 juin 2025.
Selon lettre recommandée avec accusé de réception du 26 septembre 2025, le conseil de M. [Z] [G] a mis en demeure la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, de procéder au paiement de la somme de 20.172,17 euros, à titre d’indemnisation des préjudices subis du fait du manquement à son obligation de conseil.
C’est dans ce contexte que, par acte de commissaire de justice signifié le 10 décembre 2025, M. [Z] [G] a assigné la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, devant la présidente du tribunal judiciaire de TOURS, statuant en référé.
M. [Z] [G] sollicite, aux termes de son assignation, de :
Ordonner une expertise judiciaire portant sur le véhicule VOLVO, modèle XC90, immatriculé [Immatriculation 1] et désigner tel expert qu’il plaira au tribunal pour y procéder avec la faculté de prendre l’avis de tout technicien de son choix, dans une spécialité différente de la sienne et d’entendre tous sachants, ceci à l’effet d’accomplir la mission telle que développée dans ses écritures et auxquelles il est renvoyé ;Dire que l’expert devra communiquer un pré-rapport aux parties ;Fixer le délai dans lequel l’expert donnera connaissance de ses conclusions aux parties et répondra à tous dires écrits de leur part avant d’établir un rapport définitif qu’il déposera au greffe du tribunal ;Fixer le montant de la provision à valoir sur les frais et honoraires de l’expert et le délai dans lequel elle devra être versée à l’ordre de la régie du tribunal judiciaire de Tours ;Statuer ce que de droit sur les dépens ;Enjoindre à la SARL [I] [M] d’avoir à communiquer ses attestations d’assurance, conditions particulières et conditions générales de sa police responsabilité civile professionnelle pour les années 2024 et 2025.Il soutient, au visa de l’article 145 du code de procédure civile, que le rapport d’expertise amiable a constaté les désordres affectant son véhicule et a conclu que la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, était susceptible de voir sa responsabilité engagée, pour non-respect de son devoir de conseil en sa qualité de professionnel.
Il expose qu’il justifie d’un intérêt légitime à ce qu’une expertise judiciaire soit ordonnée au contradictoire de la défenderesse, afin de déterminer l’origine exacte de la rupture de la courroie de distribution, la conformité des opérations d’entretien réalisées par la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, le respect ou non des obligations de conseil et d’information par celle-ci, l’étendue des dommages consécutifs à la panne ainsi que le coût réel des réparations nécessaires et les préjudices subis et à subir par lui.
Pour plus ample exposé des éléments de la cause, moyens et prétentions, il est fait renvoi aux écritures susvisées, conformément à l’article 455 du code de procédure civile.
Lors de l’audience du 10 mars 2026, les parties étaient représentées par leurs conseils respectifs.
M. [Z] [G] a sollicité le bénéfice de ses écritures.
La SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, a formulé oralement les protestations et réserves d’usage.
Le délibéré a été fixé au 05 mai 2026.
MOTIFS DE LA DÉCISION
I. SUR LA DEMANDE D’EXPERTISE JUDICIAIRE
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées en référé à la demande de tout intéressé.
Ainsi, l’application de l’article 145 du code de procédure civile suppose seulement que soit constaté l’existence d’un procès futur possible, non manifestement voué à l’échec, sur la base d’un fondement juridique suffisamment déterminable et dont la solution peut dépendre des éléments de preuve que la mesure sollicitée tend à établir ou conserver, à condition que cette mesure soit utile et ne porte pas une atteinte illégitime aux droits d’autrui.
Il ressort des pièces versées à la procédure, dont en particulier :
Les factures des 25 juin et 10 décembre 2021, des 05 février, 02 septembre et 07 octobre 2022, des 03 juin et 02 décembre 2023 et des 20 juillet, 27 septembre et 05 octobre 2024 de la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, relatives à ses interventions sur le véhicule de marque Volvo, immatriculé [Immatriculation 1] ;Le devis n°2025/6502 de la SAS BPM CARS – EAGLES 28 relatif à l’estimation des réparations à effectuer sur le véhicule de marque Volvo, immatriculé [Immatriculation 1] ;Le rapport d’expertise amiable contradictoire du 11 juin 2025 qui retient que « il a été mis en évidence que l’origine de la panne provenait d’un décalage de la distribution, consécutifs à une rupture de la courroie » et que « compte tenu que le véhicule est uniquement entretenu chez MIDAS, le défaut de conseil est mis en exergue » ;qu’il existe un procès possible et non manifestement voué à l’échec, dont la solution peut dépendre des éléments de preuve que la mesure sollicitée tend utilement à établir ou conserver.
Il en résulte un motif légitime, au sens de l’article 145 du code de procédure civile, justifiant l’organisation d’une mesure d’expertise avant tout procès, au contradictoire des parties.
Il sera en conséquence fait droit à la demande d’expertise sollicitée, aux frais avancés du demandeur et selon la mission indiquée au dispositif, sans qu’il soit nécessaire de reprendre in extenso la formulation proposée par les parties.
En effet, en application de l’article 232 du code de procédure civile, il est de droit que le juge fixe souverainement l’étendue de la mission confiée au technicien, ce qui signifie qu’il n’est pas tenu de reprendre la mission qui peut lui être suggérée par les parties à titre principal ou à titre reconventionnel.
II. SUR L’INJONCTION À RENCONTRER UN MÉDIATEUR
Il résulte des dispositions de l’article 1533 du code de procédure civile que le juge peut, à tout moment de l’instance, enjoindre aux parties de rencontrer, dans un délai qu’il détermine, un conciliateur de justice ou un médiateur qui les informera sur l’objet et le déroulement de la conciliation ou de la médiation.
En l’espèce, la nature du litige opposant les parties semble pouvoir être résolu par la recherche d’un accord entre elles une fois la première réunion d’expertise intervenue.
Il convient donc de leur enjoindre de rencontrer un médiateur pour qu’elles soient exactement informées de l’objet et du déroulement d’une mesure de médiation, après la première réunion d’expertise, la mesure technique pouvant être de nature à favoriser un rapprochement apaisé des parties.
Si à l’issue de cette information les parties acceptent formellement cette mesure, la médiation pourra être mise en œuvre selon les modalités précisées dans le dispositif du présent jugement.
Il sera précisé qu’après la première réunion d’expertise, l’expert n’a pas à attendre de savoir si les parties acceptent la médiation et devra donc poursuivre sa mission en parallèle.
III. SUR LA DEMANDE DE COMMUNICATION DE PIÈCES
Il est de droit qu’entre dans les pouvoirs du juge des référés, saisi sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile et aux conditions de celui-ci, d’ordonner une communication de pièces.
En l’espèce, il a été retenu l’existence d’un procès possible entre les parties de sorte qu’il existe un motif légitime à la communication des attestations d’assurance, conditions particulières et conditions générales de la police responsabilité civile professionnelle pour les années 2024 et 2025 de la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, dès lors que ces pièces pourraient être mises en cause à l’expertise et dans un litige futur.
Cependant, à l’audience du 10 mars 2026, la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, a produit son attestation d’assurance de responsabilité civile professionnelle du 01 juin 2023 au 03 avril 2025, auprès de la société MUTUELLE DE POITIERS ASSURANCES, ainsi que les conditions générales et particulières de son contrat d’assurance.
Dans ces conditions, la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS, ayant versé les documents sollicités, la demande de communication de pièces est devenue sans objet.
Il n’y a donc pas lieu à référé sur cette demande.
IV. SUR LES DÉPENS
Par application des articles 491 et 696 du code de procédure civile, M. [Z] [G], qui bénéficie de la mesure d’instruction, conservera la charge provisoire des dépens.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés,
Statuant par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire et en premier ressort :
SUR LA MESURE D’INSTRUCTION :
ORDONNE une mesure d’expertise judiciaire ;
DÉSIGNE pour y procéder ;
Monsieur [T] [J]
Expert inscrit sur la liste de la cour d’appel d'[Localité 4] – catégorie E-07.10
[Adresse 3]
Port. 06.68.06.95.55 Mèl. [Courriel 1]
ou, le cas échéant pour lui suppléer,
Monsieur [E] [K]
Expert inscrit sur la liste de la cour d’appel de [Localité 5] – catégorie E-07.10
[Adresse 4]
Port. 06.83.29.83.83 Mèl. [Courriel 2]
avec faculté de prendre l’avis de tout technicien de son choix dans une spécialité différente de la sienne, de demander communication de tous documents aux parties et aux tiers sauf au juge chargé du contrôle de la mesure d’instruction à l’ordonner en cas de difficultés, et de recueillir tous renseignements utiles à la charge d’en indiquer la source, d’entendre tous sachants sauf à ce que soient précisés leur identité, et s’il y a lieu leur lien de parenté, d’alliance, de subordination ou de communauté d’intérêts avec les parties ;
et avec pour mission de :
1. Convoquer les parties ainsi que les avocats par lettre recommandée avec accusé de réception et informer le médiateur de la date de la première réunion d’expertise par courriel à l’adresse suivante : [Courriel 3] ;
2. Procéder à l’examen du véhicule litigieux de marque Volvo, immatriculé [Immatriculation 1] ;
3. Décrire l’état de ce véhicule et, le cas échéant, ses conditions d’entreposage depuis son immobilisation ; examiner les anomalies et griefs allégués dans l’assignation et les pièces jointes, les décrire et préciser notamment s’ils rendent ou non le véhicule impropre à l’usage auquel il est destiné ;
4. Décrire si possible l’historique du véhicule, ses conditions d’utilisation et d’entretien depuis sa mise en circulation et le cas échéant vérifier si elles ont été conformes aux prescriptions du constructeur et si elles ont pu jouer un rôle causal dans les dysfonctionnements constatés ;
5. Le cas échéant, déterminer les causes des dysfonctionnements constatés ;
6. Décrire, dans l’hypothèse où le véhicule serait techniquement réparable, les travaux nécessaires pour y remédier et en chiffrer le coût ; dans tous les cas, indiquer la valeur résiduelle du véhicule ;
7. Fournir tous éléments techniques et de fait de nature à déterminer les responsabilités encourues et évaluer les préjudices subis ;
8. Fournir toutes les indications sur la durée prévisible des réfections ainsi que sur les préjudices accessoires qu’ils pourraient entraîner tels que privation ou limitation de jouissance.
DIT que l’expert donnera connaissance de ses conclusions aux parties et répondra à tous dires écrits de leur part formulés dans un délai de quatre semaines avant d’établir un rapport définitif qu’il déposera au secrétariat-greffe du tribunal judiciaire de TOURS, dans les NEUF MOIS du jour où il aura été saisi de sa mission ;
DIT que les opérations de l’expert se dérouleront sous le contrôle du juge en charge du contrôle des expertises ;
RAPPELLE que les difficultés auxquelles se heurterait l’exécution de l’expertise seront réglées, à la demande des parties, à l’initiative de l’expert commis, ou d’office, par le juge en charge du contrôle des expertises ;
RAPPELLE que l’expert pourra concilier les parties et que, conformément à l’article 281 du code de procédure civile, si les parties viennent à se concilier, l’expert constatera que sa mission est devenue sans objet et il en fera rapport au juge chargé du contrôle des expertises ; Les parties pourront demander au juge de donner force exécutoire à l’acte exprimant leur accord ;
DIT que les frais et honoraires de l’expert seront avancés par M. [Z] [G] ;
FIXE à 2.000,00 euros (DEUX-MILLE EUROS) la provision à valoir sur ses frais et honoraires qui devra être versée par M. [Z] [G], dans les DEUX MOIS de la présente ordonnance, à l’ordre de la Régie du tribunal judiciaire de TOURS;
RAPPELLE à toutes fins qu’à défaut de consignation dans le délai ci-dessus, la présente désignation d’expert sera caduque de plein droit en vertu de l’article 271 du code de procédure civile, sauf à la partie à laquelle incombe cette consignation à obtenir du juge chargé du contrôle de l’expertise la prorogation dudit délai ou un relevé de la caducité ;
DIT que, pour le cas où une provision complémentaire serait nécessaire, l’expert adressera aux parties et au juge chargé du contrôle de l’expertise une note explicative détaillant ses frais et honoraires prévisibles, et qu’il appartiendra aux parties de faire parvenir leurs observations, dans un délai d’un mois, directement au juge chargé du contrôle de l’expertise (Tribunal judiciaire de TOURS, Service des Expertises – [Adresse 5]) au vu desquelles il sera statué ;
DIT que, dans sa lettre au juge chargé du contrôle de l’expertise, l’expert mentionnera l’envoi à toutes les parties de sa note de frais et honoraires prévisibles ;
DIT que l’expert pourra avoir recours pour l’intégralité des échanges contradictoires de l’expert avec les parties, le greffe et des parties entre elles, à la voie dématérialisée via l’outil OPALEXE, dans le cadre déterminé par les articles 748-1 et suivants du code de procédure civile ;
DIT que les opérations d’expertise se dérouleront au contradictoire de M. [Z] [G] et de la SARL [I] [M], exerçant sous le nom commercial MIDAS ;
SUR L’INJONCTION A RENCONTRER UN MÉDIATEUR :
DONNE injonction aux parties, une fois la première réunion d’expertise intervenue, de rencontrer l’association [Adresse 6] (MCL) inscrite sur la liste des médiateurs de la cour d’appel d'[Localité 4], qui désignera l’un de ses médiateurs pour délivrer l’information décrite ci-après ;
Téléphone : [XXXXXXXX01]
Courrier électronique : [Courriel 3]
Mission et modalités d’intervention du médiateur ainsi désigné :
— expliquer aux parties le principe, le but et les modalités d’une mesure de médiation ;
DIT que les conseils des parties devront communiquer à l’association de médiateurs désignée, dans le mois de la réception de la présente ordonnance, les coordonnées de leurs clients respectifs (téléphone et adresse courriel) ;
DIT que les parties devront contacter l’association de médiateurs désignée, DANS LE MOIS de la première réunion d’expertise, aux fins d’obtenir l’information sur la médiation ;
DIT que les parties devront se présenter au rendez-vous d’information en personne, accompagnées, le cas échéant, de leur conseil ;
PRÉCISE que cette réunion d’information est obligatoire et gratuite, qu’elle peut être réalisée en présentiel ou en visioconférence, en cas d’impossibilité d’une rencontre en présentiel ;
DIT que les conseils des parties pourront solliciter auprès de l’expert un délai supplémentaire d’UN MOIS pour transmettre leurs dires à compter de la date du premier rendez-vous d’information sur la médiation ou du premier rendez-vous de médiation ;
SUR LES AUTRES DEMANDES :
DIT n’y avoir lieu à référé sur la demande de communication de pièces ;
REJETTE le surplus des demandes des parties ;
CONDAMNE M. [Z] [G] provisoirement aux dépens.
Le Greffier
D. BOISTARD
Le Président
D. MERCIER
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