Confirmation 4 août 2025
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Sur la décision
| Référence : | CA Colmar, ch. 6 étrangers, 4 août 2025, n° 25/02935 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Colmar |
| Numéro(s) : | 25/02935 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Cour d'appel de Colmar, 7 juillet 2025 |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 12 août 2025 |
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Texte intégral
COUR D’APPEL DE COLMAR
SERVICE DES RETENTIONS ADMINISTRATIVES
N° RG 25/02935 – N° Portalis DBVW-V-B7J-ISXP
N° de minute : 328/25
ORDONNANCE
Nous, Anne GALLIATH, conseillère à la Cour d’Appel de Colmar, agissant par délégation de la première présidente, assistée de Manon GAMB, greffier ;
Dans l’affaire concernant :
M. [O] [F]
né le 11 Mars 2001 à [Localité 1] (ALGÉRIE)
de nationalité algérienne
Actuellement retenu au centre de rétention de [Localité 5]
VU les articles L.141-2 et L.141-3, L.251-1 à L.261-1, L.611-1 à L.614-19, L.711-2, L.721-3 à L.722-8, L.732-8 à L.733-16, L.741-1 à L.744-17, L.751-9 à L.754-1, L761-8, R.741-1, R.744-16, R.761-5 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) ;
VU l’arrêté pris le 02 Juillet 2024 par LE PREFET DU [Localité 4] faisant obligation à M. [O] [F] de quitter le territoire français ;
VU la décision de placement en rétention administrative prise le 02 Juillet 2025 par LE PREFET DU TERRITOIRE DE [Localité 2] à l’encontre de M. [O] [F], notifiée à l’intéressé le même jour à 11h35 ;
Vu l’ordonnance rendue le 06 Juillet 2025 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège, prolongeant la rétention administrative de M. [O] [F] pour une durée de vingt-six jours à compter du 05 Juillet 2025, décision confirmée par le premier président de la cour d’appel de Colmar le 07 Juillet 2025 ;
VU la requête de M. LE PREFET DU TERRITOIRE DE BELFORT datée du 31 Juillet 2025, reçue le même jour à 14h24 au greffe du tribunal, tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de 30 jours de M. [O] [F] ;
VU l’ordonnance rendue le 1er Août 2025 à 10h47 par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg, statuant en qualité de magistrat du siège, déclarant la requête du PREFET DU TERRITOIRE DE [Localité 2] recevable, et la procédure régulière, et ordonnant la prolongation de la rétention de M. [O] [F] au centre de rétention de Geispolsheim, ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée de 30 jours à compter du 31 Juillet 2025 ;
VU l’appel de cette ordonnance interjeté par M. [O] [F] par voie électronique reçue au greffe de la Cour le 02 Août 2025 à 11h09 ;
VU les avis d’audience délivrés le 02 Août 2025 à l’intéressé, à Maître Karima MIMOUNI, avocat de permanence, à la SELARL CENTAURE AVOCATS, à M. [N] [V], interprête en langue arabe assermenté, à M. LE PREFET DU TERRITOIRE DE [Localité 2] et à M. Le Procureur Général ;
Le représentant de M. LE PREFET DU TERRITOIRE DE [Localité 2], intimé, dûment informé de l’heure de l’audience par courrier électronique du 02 août 2025, n’a pas comparu, mais a fait parvenir des conclusions en date du 03 août 2025, qui ont été communiquées au conseil de la personne retenue.
Après avoir entendu M. [O] [F] en ses déclarations par visioconférence, et par l’intermédiaire de M. [N] [V], interprête assermenté en langue arabe, Me Karima MIMOUNI, avocats au barreau de COLMAR, commise d’office, en ses observations pour le retenu, et à nouveau l’appelant qui a eu la parole en dernier.
MOTIFS DE LA DÉCISION :
Sur la recevabilité de l’appel
L’appel interjeté par Monsieur [O] [F] le 2 août 2025 (à 11h09), par déclaration écrite et motivée, à l’encontre de l’ordonnance rendue le 1er août 2025 (à 10h47) par le juge des libertés et de la détention de [Localité 6], dans le délai prévu à l’article R. 743-10 du CESEDA est recevable.
Sur l’appel
Monsieur [O] [F] interjette appel de l’ordonnance du 1er août 2025 du juge des libertés et de la détention de [Localité 6] ordonnant une seconde prolongation de sa rétention pour une durée de 30 jours.
Sur la recevabilité des moyens nouveaux
Il ressort des dispositions de l’article L.743-11 du CESEDA qu''à peine d’irrecevabilité, prononcée d’office, aucune irrégularité antérieure à une audience à l’issue de laquelle le magistrat du siège du tribunal judiciaire a prolongé la mesure ne peut être soulevée lors d’une audience ultérieure'.
Sauf s’ils constituent des exceptions de procédure au sens de l’article 74 du Code de procédure Civile, les moyens nouveaux sont recevables en appel.
En application des dispositions de l’article 563 du code de procédure civile, pour justifier en appel les prétentions qu’elles avaient soumises au premier juge, les parties peuvent invoquer des moyens nouveaux, produire de nouvelles pièces ou proposer de nouvelles preuves.
Les moyens nouveaux de l’acte d’appel peuvent être complétés ou régularisés dans le délai de recours de 24h.
En l’espèce, dans sa déclaration d’appel, Monsieur [O] [F] soulève l’irrégularité de la requête en prolongation de la rétention administrative, ce moyen nouveau est recevable.
Sur l’incompétence de l’auteur de l’acte
En application des dispositions de l’article R.742-1, 'le magistrat du siège du tribunal judiciaire est saisi aux fins de prolongation de la rétention d’une simple requête par l’autorité administrative, dans les conditions prévues au chapitre III, avant l’expiration, selon le cas, de la période de quatre jours mentionnée à l’article L.742-1 ou de la période de prolongation ordonnée en application des articles L.742-4, L.742-5, L.742-6 ou L.742-7".
Le conseil de l’intéressé fait valoir que le juge judiciaire doit vérifier la compétence du signataire de la requête et l’existence des mentions des empêchements éventuels des délégataires de signature.
Il résulte des pièces de procédure que le signataire de la requête tendant à la seconde prolongation de la rétention, M. [G] [J], a régulièrement reçu délégation de signature pour ce faire, par arrêté du 15 avril 2025.
Le moyen est donc infondé, la mention d’empêchements éventuels des autres délégataires de signature n’étant pas prévue par les textes.
Dans ces conditions, il y a lieu de confirmer l’ordonnance déférée en ce qu’elle a ordonné la seconde prolongation de la rétention administrative de Monsieur [O] [F].
PAR CES MOTIFS :
DÉCLARONS l’appel de M. [O] [F] recevable en la forme ;
au fond, le REJETONS ;
CONFIRMONS l’ordonnance rendue par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg le 01 Août 2025 ;
RAPPELONS à l’intéressé les droits qui lui sont renconnus pendant la rétention :
— il peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin
— il peut communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix
DISONS n’avoir pu informer M. [O] [F] des possibilités et délais de recours contre les décisions le concernant.
Prononcé à [Localité 3], en audience publique, le 04 Août 2025 à 10h56, en présence de
— l’intéressé par visio-conférence
— Maître Karima MIMOUNI, conseil de M. [O] [F]
— de l’interprête, lequel a traduit la présence décision à l’intéressé lors de son prononcé.
Le greffier, Le président,
reçu notification et copie de la présente,
le 04 Août 2025 à 10h56
l’avocat de l’intéressé
Maître Karima MIMOUNI
l’intéressé
M. [O] [F]
par visioconférence
l’interprête
[N] [V]
l’avocat de la préfecture
non comparant
EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
— pour information : l’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition,
— le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou en rétention et au ministère public,
— le délai du pourvoi en cassation est de deux mois à compter du jour de la notification de la décision, ce délai étant augmenté de deux mois lorsque l’auteur du pourvoi demeure à l’étranger,
— le pourvoi en cassation doit être formé par déclaration au Greffe de la Cour de cassation qui doit être obligatoirement faite par un avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation,
— l’auteur d’un pourvoi abusif ou dilatoire peut être condamné à une amende civile,
— ledit pourvoi n’est pas suspensif.
La présente ordonnance a été, ce jour, communiquée :
— au CRA de [Localité 5] pour notification à M. [O] [F]
— à Maître Karima MIMOUNI
— à LE PREFET DU TERRITOIRE DE [Localité 2]
— à la SARL CENTAURE AVOCATS
— à M. Le Procureur Général près la Cour de ce siège.
Le Greffier
M. [O] [F] reconnaît avoir reçu notification de la présente ordonnance
le À heures
Signature de l’intéressé
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