Cour d'appel de Versailles, 4 février 2009, 08/08775
TGI Nanterre 11 avril 2008
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TGI Nanterre 18 septembre 2008
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 février 2009
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CA Versailles
Infirmation partielle 4 février 2009

Arguments

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  • Accepté
    Trouble anormal de voisinage

    La cour a confirmé que l'existence d'un risque sanitaire constitue un trouble anormal de voisinage, justifiant l'enlèvement de l'installation.

  • Accepté
    Préjudice moral lié à l'exposition à un risque sanitaire

    La cour a reconnu le préjudice moral subi par les intimés en raison de l'angoisse causée par la présence de l'antenne, ordonnant une réparation.

  • Accepté
    Inadéquation de l'astreinte initiale

    La cour a jugé que l'astreinte initiale était insuffisante pour garantir le respect de la décision, ordonnant son augmentation.

  • Accepté
    Frais de justice engagés

    La cour a accordé une indemnisation au titre de l'article 700 pour couvrir les frais de justice des intimés.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Versailles a confirmé le jugement du Tribunal de Grande Instance de Nanterre qui avait condamné la société Bouygues Telecom à enlever les installations d'émissions-réceptions d'une antenne relais située à proximité immédiate des domiciles des familles X..., B... et C..., sous astreinte de 100 € par jour de retard, et à payer des dommages et intérêts pour exposition à un risque sanitaire. La question juridique centrale concernait l'existence d'un trouble anormal de voisinage dû à la crainte légitime d'un risque sanitaire lié aux ondes électromagnétiques émises par l'antenne. Le tribunal avait reconnu un tel trouble, estimant que l'exposition à un risque certain constituait un trouble anormal de voisinage. La Cour d'Appel a confirmé cette analyse, soulignant l'incertitude scientifique persistante quant à l'inocuité des ondes émises par les antennes relais et l'absence de mesures spécifiques prises par Bouygues Telecom pour réduire l'exposition. La Cour a jugé que cette incertitude pouvait être qualifiée de sérieuse et raisonnable, justifiant la crainte des riverains et constituant un trouble anormal. La Cour a donc confirmé l'ordre d'enlèvement de l'antenne, augmenté l'astreinte à 500 € par jour de retard après quatre mois, et porté les dommages et intérêts pour préjudice moral à 7 000 € pour chaque couple de riverains. Bouygues Telecom a également été condamnée à payer 6 000 € au titre de l'article 700 du code de procédure civile et aux dépens.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, ct0009, 4 févr. 2009, n° 08/08775
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 08/08775
Importance : Inédit
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Nanterre, 18 septembre 2008, N° 07/02173
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée
Identifiant Légifrance : JURITEXT000020689588

Sur les parties

Texte intégral

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