Cour d'appel de Versailles, Chambre commerciale 3 1, 11 mars 2026, n° 25/03367
TCOM Paris 26 février 2021
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CA Paris
Infirmation 22 mai 2023
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CASS
Cassation 29 janvier 2025
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CA Versailles
Irrecevabilité 11 mars 2026

Arguments

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  • Accepté
    Résiliation injustifiée de la lettre de mission

    La cour a jugé que la résiliation était brutale et injustifiée, car aucun manquement suffisamment grave n'avait été démontré de la part de Kepler.

  • Accepté
    Préjudice subi par la société Kepler

    La cour a retenu que Kepler avait effectivement engagé des coûts pour des prestations qui n'ont pas été honorées en raison de la résiliation abusive.

  • Rejeté
    Droit à l'indemnité en cas d'abandon de l'opération

    La cour a jugé que l'indemnité n'était pas due car Biocorp n'avait pas abandonné l'opération avant la résiliation de la lettre de mission.

  • Accepté
    Condamnation aux dépens

    La cour a condamné Biocorp aux dépens, considérant qu'elle avait contraint Kepler à engager une action en justice sans justifier de manquements.

Résumé par Doctrine IA

La société Biocorp Production avait confié à la société Kepler [Y] une mission de conseil financier pour une opération de cession. Biocorp a résilié unilatéralement cette mission, estimant les prestations de Kepler contre-productives. Kepler a alors assigné Biocorp en dommages et intérêts pour résiliation abusive.

Le tribunal de commerce de Paris avait déclaré les demandes de Kepler irrecevables, considérant qu'il n'y avait pas de préjudice né et actuel. La cour d'appel de Paris avait infirmé ce jugement, déclarant Kepler recevable et condamnant Biocorp à verser 5.000 euros de dommages et intérêts. La Cour de cassation a cassé cet arrêt, estimant que la cour d'appel avait violé les articles 1224 et 1226 du code civil en ne reconnaissant pas la résolution comme injustifiée.

La cour d'appel de renvoi, saisie de l'affaire, a jugé que la résiliation de la lettre de mission par Biocorp était brutale et injustifiée, car elle n'était pas précédée d'une mise en demeure ni d'un préavis, et qu'aucun manquement grave de Kepler n'était démontré. La cour a donc condamné Biocorp à verser 506.000 euros à Kepler à titre de dommages et intérêts pour le préjudice subi. La demande de Kepler fondée sur l'article 4 de la lettre de mission a été rejetée, et Biocorp a été condamnée aux dépens et à verser 100.000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Versailles, ch. com. 3 1, 11 mars 2026, n° 25/03367
Juridiction : Cour d'appel de Versailles
Numéro(s) : 25/03367
Importance : Inédit
Sur renvoi de : Cour de cassation, 29 janvier 2025
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 20 mars 2026
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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