CAA de MARSEILLE, 7ème chambre, 9 avril 2021, 18MA03151, Inédit au recueil Lebon
TA Nice
Rejet 26 juin 2018
>
CAA Marseille
Rejet 9 avril 2021
>
CE
Rejet 11 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Incompétence de la juridiction administrative

    La cour a estimé que la parcelle concernée appartient au domaine public, ce qui confère à la juridiction administrative la compétence pour connaître du litige.

  • Rejeté
    Illégalité des clauses interdisant la création d'un fonds de commerce

    La cour a jugé que même si ces clauses étaient illégales, elles ne pouvaient pas entraîner l'annulation de la convention dans son ensemble, car elles sont indivisibles des autres stipulations.

  • Rejeté
    Droit à l'indemnisation pour perte de fonds de commerce

    La cour a jugé qu'il n'appartient pas à la juridiction administrative de se prononcer sur cette demande, qui ne peut être accueillie.

  • Rejeté
    Frais exposés et non compris dans les dépens

    La cour a jugé que la commune n'étant pas la partie perdante, elle ne peut être condamnée à verser des frais.

Résumé par Doctrine IA

La cour administrative d'appel a été saisie par M. D… et M. B…, exploitants d'un restaurant sur une parcelle appartenant à la commune de Cap d'Ail, qui contestaient la convention d'occupation précaire du domaine communal qu'ils avaient conclue avec la commune, ainsi que certaines clauses de cette convention, notamment celle excluant la création d'un fonds de commerce. Ils demandaient également à être reconnus comme titulaires d'un fonds de commerce valorisable. Le tribunal administratif de Nice avait rejeté leur demande, et ils ont fait appel de cette décision. La cour a examiné l'exception d'incompétence de la juridiction administrative, rejetée en constatant que la parcelle était bien une dépendance du domaine public communal, relevant donc de la compétence de la juridiction administrative. Sur le fond, la cour a jugé que la convention d'occupation précaire n'était pas illicite en soi et que la clause interdisant la création d'un fonds de commerce était indivisible du reste de la convention, rendant impossible son annulation partielle. La cour a également estimé que les requérants ne pouvaient prétendre à la réparation d'un préjudice tenant à la perte d'un fonds de commerce constitué avant l'entrée en vigueur de la loi Pinel de 2014, qui autorise l'exploitation d'un fonds de commerce sur le domaine public. En conséquence, la cour a rejeté la requête de M. D… et M. B…, confirmant ainsi le jugement du tribunal administratif de Nice, et les a condamnés solidairement à payer à la commune de Cap d'Ail une somme au titre des frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
CAA Marseille, 7e ch., 9 avr. 2021, n° 18MA03151
Juridiction : Cour administrative d'appel de Marseille
Numéro : 18MA03151
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Tribunal administratif de Nice, 26 juin 2018, N° 1601897
Dispositif : Rejet
Identifiant Légifrance : CETATEXT000043350939

Sur les parties

Texte intégral

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