Cour de cassation, Chambre civile 3, 24 janvier 2019, 17-11.010, Inédit
TGI Bobigny 13 janvier 2010
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TGI Bobigny 22 septembre 2010
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Arguments

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  • Rejeté
    Exercice du droit de repentir

    La cour a estimé que l'exercice du droit de repentir n'empêche pas le bailleur de se prévaloir des manquements antérieurs du preneur, et que la clause résolutoire était acquise.

  • Rejeté
    Principe de l'estoppel

    La cour a jugé que le principe de l'estoppel ne s'applique pas dans ce cas, car le bailleur a agi conformément à ses droits malgré le renouvellement.

  • Accepté
    Acquisition de la clause résolutoire

    La cour a confirmé que la clause résolutoire était acquise et que le preneur était devenu occupant sans droit ni titre.

Résumé par Doctrine IA

La société MGRA de Azevedo et fils a formé un pourvoi contre un arrêt de la cour d'appel de Paris qui a constaté l'acquisition de la clause résolutoire d'un bail commercial et déclaré la société occupante sans droit ni titre, suite à un commandement visant la clause résolutoire pour non-respect de la destination des lieux loués. La société MGRA invoque un moyen unique de cassation, arguant que l'exercice sans réserve du droit de repentir par le bailleur, qui a accepté irrévocablement le renouvellement du bail, fait obstacle à la poursuite d'une instance en résiliation engagée avant l'exercice de ce droit, en violation des articles L. 145-58 et L. 145-59 du code de commerce. La Cour de cassation casse et annule l'arrêt de la cour d'appel, estimant que l'exercice du droit de repentir par le bailleur, impliquant l'acceptation irrévocable du renouvellement du bail, empêche la poursuite d'une instance en résiliation préalablement engagée, et renvoie l'affaire devant la cour d'appel de Versailles. La société Jéromi de Stains est condamnée aux dépens et à payer à la société MGRA la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Commentaires17

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1Les clauses essentielles du bail commercial
Gouache Avocats · 23 septembre 2025

2Dans quels cas le locataire commercial peut il prétendre à une Indemnité d’éviction de la part de son bailleur ?
Me Sophie Petroussenko · consultation.avocat.fr · 2 mai 2025

3Dans quels cas le locataire commercial peut il prétendre à une Indemnité d’éviction de la part de son bailleur ?
Me Sophie Petroussenko · consultation.avocat.fr · 17 février 2025
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Sur la décision

Référence :
Cass. 3e civ., 24 janv. 2019, n° 17-11.010
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-11.010
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Paris, 7 octobre 2016, N° 14/23906
Textes appliqués :
Articles L. 145-58 et L. 145-59 du code de commerce.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000038091551
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2019:C300042
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de commerce
  2. Code de procédure civile
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