Cour de cassation, Chambre civile 2, 3 octobre 2019, 18-19.940, Inédit
TGI La Rochelle 29 mai 2015
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CASS 25 mai 2016
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CA Bordeaux
Confirmation 22 mai 2018
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CASS
Rejet 3 octobre 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de faute dans l'engagement de l'action

    La cour a estimé que M. B…, en tant qu'avocat, devait être conscient des éléments disculpant M. S… et que son obstination à maintenir l'action malgré ces éléments constituait un abus.

  • Rejeté
    Caractère abusif des accusations

    La cour a jugé que les accusations, bien que basées sur des faits réels, avaient été maintenues de manière abusive, causant un préjudice moral à M. S….

  • Rejeté
    Recours à une expertise graphologique

    La cour a considéré que le recours à une expertise graphologique dans ce contexte relevait d'un acharnement et était inapproprié.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation rejette le pourvoi formé par M. Rémy B… contre l’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux qui l’avait condamné à verser 10 000 euros de dommages-intérêts à M. V… S… pour procédure abusive. M. B…, avocat, avait accusé M. S… d'agressions sexuelles et de viols datant de 1985, mais la cour d’appel avait jugé que M. S… n’était pas l’auteur des faits invoqués et que M. B… avait maintenu son action en dépit d’éléments disculpant M. S…. M. B… invoquait un moyen unique de cassation, articulé autour de l'article 1240 (anciennement 1382) du code civil, arguant que son action en justice n’était pas abusive, qu’il n’avait pas commis de faute en décrivant précisément les violences sexuelles subies, que l’échec à prouver les faits n’était pas constitutif d’abus, que le préjudice subi par M. S… ne caractérisait pas une faute de sa part, et que le recours à une expertise graphologique n’était pas fautif. La Cour de cassation considère que la cour d’appel a légitimement déduit que la poursuite de l’action par M. B… avait dégénéré en abus, compte tenu de son obstination malgré les éléments disculpant M. S…, et que cela avait causé un préjudice moral à M. S…, justifiant ainsi la condamnation pour procédure abusive.

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Commentaire1

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1Le droit d’ester en justice peut degenerer en abus de droit.
Me Raymond Auteville · consultation.avocat.fr · 15 janvier 2020
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Sur la décision

Référence :
Cass. 2e civ., 3 oct. 2019, n° 18-19.940
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-19.940
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Bordeaux, 22 mai 2018, N° 17/05799
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000039213487
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2019:C201197
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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