Cour de cassation, Chambre criminelle, 9 septembre 2020, 18-84.619, Publié au bulletin
CA Rennes 21 juin 2018
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CASS 23 octobre 2019
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CASS
Cassation 9 septembre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des articles du code civil relatifs à la communauté de biens

    La cour a jugé que la confiscation d'un bien commun prononcée en répression d'une infraction commise par l'un des époux doit être dévolue pour le tout à l'Etat, préservant ainsi les droits de l'époux non condamné.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Rennes avait ordonné la confiscation d'un appartement et d'une maison appartenant à un couple, en tant que produit indirect d'un abus de confiance commis par l'époux. L'épouse, non poursuivie et de bonne foi, a demandé à la cour de limiter la confiscation à la seule part de son mari, arguant que ces biens appartenaient à leur communauté légale.

Le procureur général a formé un pourvoi en cassation, invoquant la violation des articles 1441 et 1467 du code civil. Il soutenait que la cour d'appel avait procédé à une liquidation anticipée de la communauté en limitant la confiscation à la quote-part de l'époux et en ordonnant la restitution des droits indivis de l'épouse. La Cour de cassation rappelle que la confiscation d'un bien commun, même si le conjoint est de bonne foi, emporte sa dévolution à l'État pour le tout.

La Cour de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel, considérant que celle-ci a méconnu les textes et principes applicables. Elle juge que la confiscation d'un bien commun prononcée en répression d'une infraction commise par un époux ne peut qu'emporter sa dévolution pour le tout à l'État, sans préserver les droits de l'époux non condamné pénalement. La confiscation est susceptible de faire naître un droit à récompense pour la communauté lors de sa dissolution.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 9 sept. 2020, n° 18-84.619, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-84619
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Rennes, 21 juin 2018
Précédents jurisprudentiels : S'agissant des droits des propriétaires de bonne foi, même lorsque le bien constitue le produit direct ou indirect de l'infraction, à rapprocher :Crim., 7 novembre 2018, pourvoi n° 17-87.424, Bull. crim. 2018, n° 188 (cassation), et les arrêts cités.S'agissant du bien confisqué constituant un bien indivis appartenant à la personne condamnée et à un tiers, à rapprocher :Crim., 3 novembre 2016, pourvoi n° 15-85.751, Bull. crim. 2016, n° 289 (rejet)
Textes appliqués :
article 131-21 du code pénal ; articles 1417, 1441 et 1467 du code civil
Dispositif : Cassation sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042579648
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:CR01342
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Texte intégral

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Cour de cassation, Chambre criminelle, 9 septembre 2020, 18-84.619, Publié au bulletin