Cour de cassation, Chambre civile 1, 14 septembre 2022, 17-15.388, Publié au bulletin
TGI Nanterre 6 novembre 2014
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TGI Nanterre 5 février 2015
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CA Versailles
Infirmation partielle 26 janvier 2017
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CA Versailles 8 juin 2021
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CASS
Cassation 14 septembre 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Violation des conditions d'inopposabilité

    La cour a estimé que les consorts [I] n'ont pas prouvé qu'ils disposaient de biens suffisants pour désintéresser les consorts [F] à la date de la demande.

  • Accepté
    Nullité du protocole transactionnel

    La cour a jugé que le protocole transactionnel était valide et ne pouvait plus être remis en cause.

  • Accepté
    Résistance abusive des consorts [I]

    La cour a reconnu que les consorts [F] avaient subi un préjudice matériel et moral en raison de l'inexécution des engagements par les consorts [I].

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a examiné un litige concernant l'inopposabilité d'une donation et la validité d'un protocole transactionnel. Les consorts [I] avaient accepté de rembourser les consorts [F] et de leur céder des parts sociales pour un euro après paiement complet. Suite à la défaillance de M. [E] [I], les consorts [F] ont tenté sans succès de saisir un appartement donné par M. [E] [I] à ses enfants. Ils ont alors demandé à rendre la donation inopposable pour saisir l'appartement et réclamé des dommages-intérêts pour préjudices matériel et moral.

La cour d'appel a jugé la donation inopposable, mais la Cour de cassation a cassé cette décision, estimant que la cour d'appel avait violé la loi en ne permettant pas de contester la validité de la transaction malgré son homologation. La Cour de cassation a statué au fond, déclarant la donation inopposable et autorisant la saisie de l'appartement par les consorts [F], rejetant ainsi les arguments des consorts [I] concernant la nullité du protocole transactionnel. La demande de dommages-intérêts a été rejetée car la résistance des consorts [I] n'était pas abusive.La Cour de cassation a examiné un litige entre les consorts [I] et les consorts [F] concernant l'exécution d'un protocole transactionnel et la validité d'une donation. Les consorts [F] ont cherché à rendre inopposable une donation faite par M. [E] [I] à ses enfants, afin de saisir un appartement pour recouvrer leur créance. Les consorts [I] ont contesté la validité du protocole transactionnel, invoquant l'absence de concessions réciproques et une clause léonine.

La cour d'appel a jugé que la créance des consorts [F] était certaine et que la donation pouvait être déclarée inopposable. Cependant, la Cour de cassation a cassé cette décision, estimant que l'homologation de la transaction par le président du tribunal n'empêchait pas les consorts [I] de contester sa validité. La Cour de cassation a statué au fond, déclarant la donation inopposable aux consorts [F] et autorisant la saisie de l'appartement pour recouvrer leur créance, rejetant ainsi l'exception de nullité du protocole soulevée par les consorts [I].

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 14 sept. 2022, n° 17-15.388, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 17-15388
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Cour d'appel de Versailles, 26 janvier 2017
Précédents jurisprudentiels : 2e Civ., 28 septembre 2017, pourvoi n° 16-19.184, Bull. 2017, II, n° 190 (cassation). 2e Civ., 26 mai 2011, pourvoi n° 06-19.527, Bull. 2011, II, n° 120 (rejet).
2e Civ., 28 septembre 2017, pourvoi n° 16-19.184, Bull. 2017, II, n° 190 (cassation). 2e Civ., 26 mai 2011, pourvoi n° 06-19.527, Bull. 2011, II, n° 120 (rejet).
2e Civ., 28 septembre 2017, pourvoi n° 16-19.184, Bull. 2017, II, n° 190 (cassation). 2e Civ., 26 mai 2011, pourvoi n° 06-19.527, Bull. 2011, II, n° 120 (rejet).
2e Civ., 28 septembre 2017, pourvoi n° 16-19.184, Bull. 2017, II, n° 190 (cassation). 2e Civ., 26 mai 2011, pourvoi n° 06-19.527, Bull. 2011, II, n° 120 (rejet).
Textes appliqués :
Article 2052 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 ; article 1441-4 du code de procédure civile, dans sa rédaction issue du décret n° 98-1231 du 28 décembre 1998.
Dispositif : Cassation partielle sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 14 septembre 2022
Identifiant Légifrance : JURITEXT000046304219
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2022:C100707
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Cour de cassation, Chambre civile 1, 14 septembre 2022, 17-15.388, Publié au bulletin