Cour de cassation, Chambre sociale, 10 juillet 2024, 23-17.953, Inédit
CPH Avignon 23 juin 2020
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CA Nîmes
Confirmation 7 mars 2023
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CASS
Cassation 10 juillet 2024
>
CA Montpellier
Infirmation 9 avril 2025

Arguments

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  • Accepté
    Atteinte à la liberté de témoigner

    La cour a jugé que le licenciement était nul car il était fondé sur le contenu d'un témoignage, sans preuve de mauvaise foi, ce qui viole les droits garantis par la Convention de sauvegarde des droits de l'homme.

  • Accepté
    Comportement déloyal et atteinte à la liberté d'agir en justice

    La cour a estimé que le licenciement était nul car il était fondé sur une action en justice introduite par le salarié, ce qui constitue une atteinte à une liberté fondamentale.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de Nîmes dans un litige opposant M. R à la société Lutécie. Le salarié contestait son licenciement pour faute grave et réclamait diverses indemnités. Dans un premier moyen, il reprochait à la cour d'appel de ne pas avoir pris en compte sa liberté fondamentale de témoigner, garantie d'une bonne justice, en considérant qu'il avait manqué à son obligation de confidentialité en témoignant en faveur d'une autre salariée dans le cadre d'un litige prud'homal. La Cour de cassation donne raison au salarié, estimant que le licenciement est nul en l'absence de mauvaise foi de sa part. Dans un second moyen, le salarié invoquait sa liberté d'agir en justice, affirmant qu'il avait agi en qualité d'associé de plusieurs sociétés du groupe Lutécie en entamant une procédure pour écarter les dirigeants du groupe. La Cour de cassation donne également raison au salarié, considérant que le licenciement est nul en raison de l'action en justice introduite par le salarié. L'arrêt de la cour d'appel est donc cassé en toutes ses dispositions et l'affaire est renvoyée devant la cour d'appel de Montpellier.

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Commentaires7

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Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 10 juil. 2024, n° 23-17.953
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 23-17.953
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 7 mars 2023, N° 20/01717
Textes appliqués :
Article 6 de la Convention de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamenta.
Dispositif : Cassation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000049989278
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2024:SO00772
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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