Rejet 29 août 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Montreuil, 29 août 2025, n° 2513134 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Montreuil |
| Numéro : | 2513134 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 9 septembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2025, M. A B doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
— le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Montreuil a désigné M. Gauchard, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant algérien, né le 18 août 1958 à Beni Saf (Algérie), demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Seine-Saint-Denis de réexaminer sa demande de renouvellement de titre de séjour.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du même code : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article R. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas de caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ».
3. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. S’agissant de la condition d’urgence à laquelle est notamment subordonné le prononcé des mesures mentionnées à l’article L. 521-3, il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si la situation portée à sa connaissance est de nature à porter un préjudice suffisamment grave et immédiat à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
4. Aux termes de l’article R. 432-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Le silence gardé par l’autorité administrative sur les demandes de titres de séjour vaut décision implicite de rejet ». Aux termes de l’article R. 432-2 du même code : « La décision implicite de rejet mentionnée à l’article R. 432-1 naît au terme d’un délai de quatre mois. ». Le cas échéant, la circonstance qu’un étranger se soit vu délivrer ou renouveler un récépissé ou une attestation de prolongation de l’instruction pour une durée supérieure au délai fixé par ces dernières dispositions ou postérieurement à l’expiration de ce délai ne fait pas obstacle à la naissance ou au maintien de la décision implicite de refus née du silence gardé par l’administration au terme ce délai.
5. Il résulte de l’instruction que M. B a déposé sa demande de renouvellement de son titre de séjour en octobre 2022, soit il y a plus de quatre mois à la date à laquelle sa requête a été enregistrée et, de plus fort, à la date de la présente ordonnance. Or, en application des dispositions citées au point 4, en l’absence de réponse de l’autorité administrative au terme d’un délai de quatre mois courant à partir du mois d’octobre 2022, cette demande a fait l’objet d’une décision implicite de rejet, née, au plus tard, le 1er mars 2023. Dans ces conditions, le juge des référés ne peut, sans faire obstacle à l’exécution de cette décision, ordonner la mesure demandée par le requérant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative.
6. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B peut être rejetée en toutes ses conclusions selon la procédure prévue par les dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente requête sera notifiée à M. A B et au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Seine-Saint-Denis.
Fait à Montreuil, le 29 août 2025.
Le juge des référés,
L. Gauchard
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
N°2513134
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Dette ·
- Allocations familiales ·
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Remise ·
- Logement ·
- Couple ·
- Statuer ·
- Capacité ·
- Famille
- Admission exceptionnelle ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Police ·
- Demande ·
- Autorisation de travail ·
- Justice administrative ·
- Formulaire ·
- Salarié ·
- Carte de séjour
- Commission ·
- Médiation ·
- Pièces ·
- Habitation ·
- Construction ·
- Handicap ·
- Logement social ·
- Formulaire ·
- Justice administrative ·
- Délai
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Médiation ·
- Commission ·
- Logement opposable ·
- Capacité ·
- Urgence ·
- Droit au logement ·
- Justice administrative ·
- Offre ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice
- Commissaire de justice ·
- Autorisation provisoire ·
- Espace schengen ·
- Désistement ·
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Décision implicite ·
- Vie privée ·
- Droit commun ·
- Renouvellement
- Justice administrative ·
- Agence régionale ·
- Spécialité ·
- Psychiatrie ·
- Santé ·
- Diplôme ·
- Juge des référés ·
- Urgence ·
- Légalité ·
- Vérification
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Naturalisation ·
- Décision implicite ·
- Recours administratif ·
- Nationalité française ·
- Annulation ·
- Ajournement ·
- Rejet ·
- Insertion professionnelle ·
- Pouvoir d'appréciation ·
- Cartes
- Justice administrative ·
- Carte de séjour ·
- Étranger ·
- Ressortissant ·
- Renouvellement ·
- Demande ·
- Citoyen ·
- Titre ·
- Aide ·
- Urgence
- Justice administrative ·
- Désistement ·
- Commune ·
- Certificat de conformité ·
- Lotissement ·
- Acte ·
- Maire ·
- Droit commun ·
- Pourvoir ·
- Création
Sur les mêmes thèmes • 3
- Départ volontaire ·
- Illégalité ·
- Pays ·
- Liberté fondamentale ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Territoire français ·
- Refus ·
- Liberté
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Motif légitime ·
- Immigration ·
- Bénéfice ·
- Aide ·
- Entretien ·
- Tiré ·
- Diabète ·
- Ivoire
- Police ·
- Justice administrative ·
- Tribunaux administratifs ·
- Conseil d'etat ·
- Demande d'avis ·
- Décision implicite ·
- Commissaire de justice ·
- Abrogation ·
- Titre ·
- Admission exceptionnelle
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.