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Sur la décision
| Référence : | TJ Charleville-Mézières, 2e ch., 29 janv. 2026, n° 23/01129 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 23/01129 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 13 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
de [Localité 8]
JUGEMENT du 29 Janvier 2026
AFFAIRE N° RG 23/01129 – N° Portalis DBWT-W-B7H-EI5L
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
DEMANDERESSE
Madame [M], [H], [R] [W] épouse [S]
[Adresse 5]
[Localité 6]
Rep/assistant : Me Sandrine ALLOUX, avocat au barreau des ARDENNES
DEFENDEUR
Monsieur [L] [S]
[Adresse 3]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Adeline SEGAUD, avocat au barreau des ARDENNES
PRESIDENT : Élodie AMICO,
GREFFIER : Raphaël CERVELLERA,
DEBATS : Audience en Chambre du Conseil du 21 Octobre 2025,
JUGEMENT : – Contradictoire
— Premier ressort
— Dispositif prononcé par sa mise à disposition au greffe le vingt neuf Janvier deux mil vingt six, après débats en Chambre du Conseil,
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
En conséquence, RENVOIE en tant que de besoin les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et, en cas de litige, à saisir le Juge aux Affaires Familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du Code de procédure civile ;
FIXE la date des effets du divorce au 26 décembre 2022 ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prendraient effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RAPPELLE que chaque époux reprendra l’usage de son nom à compter de l’acquisition, par la présente décision, du caractère définitif ;
— Sur les mesures concernant l’enfant
CONSTATE que l’autorité parentale sur [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise) s’exerce conjointement par les deux parents ;
RAPPELLE qu’en raison de l’exercice conjoint de l’autorité parentale, Monsieur [L] [S] et Madame [M], [H], [R] [W] devront prendre d’un commun accord toutes les décisions importantes concernant la vie de [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise) ;
FIXE la résidence habituelle de l’enfant mineur [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise), chez Madame [M], [H], [R] [W] ;
DIT que Monsieur [L] [S] pourra rencontrer [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise) dans les locaux de l’Espace de rencontre Le Creuset à [Localité 11], une fois tous les quinze jours pendant une durée de trois mois, avec possibilité de sortie hors les locaux de l’association, les jours et horaires étant déterminés avec les membres du point-rencontre, selon les capacités d’accueil, l’enfant devant y être conduit et repris par l’autre parent ;
[Adresse 10] – [Adresse 12]
[Adresse 4]
Téléphone : [XXXXXXXX01]
Email :[Courriel 13]
DIT que ce droit s’exercera pendant les périodes scolaires et pendant la moitié des vacances scolaires, la première moitié des vacances les années paires et la seconde moitié les années impaires ;
DIT qu’il appartiendra aux parents, préalablement à l’exercice de ce droit de visite, de prendre contact téléphoniquement avec les responsables du point-rencontre ;
DIT que les parents sont astreints à respecter parfaitement le règlement intérieur du point-rencontre, ainsi que les directives qui pourraient éventuellement leur être données par les interventions de cette institution ;
DIT que les responsables du point-rencontre dresseront un rapport relatif à la régularité du déroulement de cette mesure ;
DIT qu’à l’issue de cette période de trois mois, Monsieur [L] [S] bénéficiera à nouveau pendant une période de trois mois, d’un droit de visite simple s’exerçant un dimanche sur deux de 10h00 à 18h00 à charge pour lui d’aller chercher l’enfant ou de le faire chercher et de le ramener ou le faire ramener par une personne de confiance au domicile de la mère ;
DIT qu’à l’issue de cette seconde période de trois mois, Monsieur [L] [S] pourra accueillir [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise) selon les modalités suivantes :
En dehors des périodes de vacances : une fin de semaine sur deux du vendredi 18h00 au dimanche 18h00,
Pendant les périodes de vacances scolaires : la première moitié des petites vacances scolaires les années paires, la seconde moitié des petites vacances scolaires les années impaires,
Pendant les vacances d’été, en alternance par quinzaine : les premières quinzaines des mois de juillet et août les années paires et les secondes quinzaines des mois de juillet et août les années impaires, le décompte s’effectuant à compter du premier jour des vacances scolaires et non à compter du 1er juillet ;
DIT que les dates de congés scolaires à prendre en considération sont celles de l’Académie dans le ressort de laquelle l’enfant d’âge scolaire est inscrit ;
DIT que par dérogation, le jour de la fête des pères se fera chez le père et le jour de la fête des mères chez la mère, de 10h00 à 18h00 ;
DIT que pour l’exercice de ce droit d’accueil, l’enfant devra être pris et ramené à sa résidence habituelle par le bénéficiaire du droit d’accueil ou par une personne digne de confiance ;
DIT qu’à défaut pour le bénéficiaire d’avoir exercé son droit au cours de la première heure du week-end qui lui est attribué et au cours de la première demi-journée de la période de vacances qui lui est dévolue, il sera présumé y avoir renoncé, sauf cas de force majeure ;
PRECISE que dans l’hypothèse où un jour férié ou un « pont » précéderait le début du droit de visite ou d’hébergement, ou encore en suivrait la fin, celui-ci s’exercerait sur l’intégralité de la période ;
RAPPELLE que le parent chez lequel l’enfant a sa résidence habituelle doit notifier à l’autre parent tout changement de domicile dans le délai d’UN MOIS à compter du changement sous peine des sanctions prévues par l’article 227-6 du code pénal ;
RAPPELLE que le refus injustifié de représenter un enfant à la personne qui a le droit de le réclamer constitue un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000 € d’amende, et de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 € si les enfants est retenu pendant plus de cinq jours ou hors du territoire de la République française, en application des articles 227-5 et 227-9 du code pénal ;
CONDAMNE Monsieur [L] [S] à payer à Madame [M], [H], [R] [W] la somme de 180 € par mois au titre de la pension alimentaire pour l’entretien et l’éducation de [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise) avec indexation depuis l’année 2023 ;
DIT que cette contribution sera due avant le 5 de chaque mois ;
RAPPELLE que la pension alimentaire pour l’entretien et l’éducation de [X] [S], né le [Date naissance 7] 2014 à [Localité 9] (Oise), sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Madame [M], [H], [R] [W] ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier ;
DIT que cette contribution restera due pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui leur résidence a été fixée, s’il ne peut subvenir à leurs besoins, sur justification annuelle du parent qui en assume la charge ;
DIT que cette contribution sera indexée à l’initiative du débiteur, Monsieur [L] [S], chaque année à la date anniversaire de la présente décision, en fonction de l’indice publié par l’INSEE des prix à la consommation hors tabac des ménages urbains, dont le chef est ouvrier ou employé, selon la formule suivante :
P = Pension initiale x Nouvel indice
Indice de référence
(pour consulter l’indice : https://www.insee.fr/fr/information/1300608 ) ;
DIT que les majorations devront être acquittées dans les mêmes conditions que le principal ;
DIT que la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec accusé de réception, en application des dispositions de l’article 1074-3 du Code de procédure civile, relatif à la mise en œuvre de l’intermédiation financière ;
RAPPELLE qu’en cas de retour au greffe de la lettre de notification, dont l’avis de réception n’a pas été signé dans les conditions prévues à l’article 670 du code de procédure civile, le greffier invitera les parties à procéder par voie de signification ;
DIT qu’à défaut de révision volontaire de la pension par le débiteur, Monsieur [L] [S], le créancier, Madame [M], [H], [R] [W], devra lui notifier par lettre recommandée ou tout autre procédé de notification le nouveau montant des mensualités ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues le créancier, Madame [M], [H], [R] [W] peut en obtenir le recouvrement par les voies d’exécution suivantes :
— saisie des rémunérations ;
— autres saisies (saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière, etc.) ;
— paiement direct entre les mains de l’employeur ;
— recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire, Monsieur [L] [S] ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance, le débiteur, Monsieur [L] [S], encourt, au titre du délit d’abandon de famille (articles 227-3 et 227-29 du code pénal) :
— à titre de peines principales : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende ;
— à titre de peines complémentaires : notamment l’interdiction des droits civiques, civils et de famille, la suspension ou l’annulation de son permis de conduire, l’interdiction de quitter le territoire de la République, l’obligation d’accomplir un stage de responsabilité parentale ;
RAPPELLE qu’en cas d’organisation ou d’aggravation de son insolvabilité pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire, le débiteur, Monsieur [L] [S], encourt, au titre du délit d’organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à 314-9 du code pénal) : 3 ans d’emprisonnement et 45.000 € d’amende ;
REJETTE toutes autres demandes plus amples ou contraires ;
— Sur les mesures accessoires
ORDONNE le partage par moitié des dépens entre les parties, avec application éventuelle de la loi sur l’aide juridictionnelle et application éventuelle de l’article 699 du code de procédure civile ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire ;
RAPPELLE cependant que les mesures accessoires relatives aux modalités de résidence de l’enfant et à la contribution à l’entretien et à l’éducation de celui-ci sont exécutoires de droit ;
DIT que la présente décision sera signifiée par acte de Commissaire de Justice à l’initiative de la partie la plus diligente ;
Ainsi fait et jugé les jour mois et an susdits. La présente décision a été signée par Elodie AMICO, Juge aux affaires familiales et Raphaël CERVELLERA, Greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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