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Sur la décision
| Référence : | TJ Charleville-Mézières, 2e ch., 2 févr. 2026, n° 25/01184 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01184 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | MEE - Divorce - audience d'orientation et sur les mesures provisoires (art. 1107 cpc) |
| Date de dernière mise à jour : | 14 février 2026 |
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Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CHARLEVILLE-MÉZIÈRES
PÔLE FAMILLE
N° RG 25/01184
N° Portalis DBWT-W-B7J-EVVL
AFFAIRE
[K] [E] épouse [V]
C/
[S] [V]
ORDONNANCE D’ORIENTATION ET DE
FIXATION DE MESURES PROVISOIRES
PRONONCÉE LE 02 FÉVRIER 2026
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Juge : Élodie AMICO
Greffier : Christine PHILIPPE
DEMANDERESSE
Madame [K] [E] épouse [V]
demeurant [Adresse 3]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-08105-2025-00697 du 21/03/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 5])
Présente et assistée de Maître Anne CAMION-DESAUBIES, avocat au barreau des ARDENNES.
DÉFENDEUR
Monsieur [S] [V]
demeurant [Adresse 4]
Présent et assisté de Maître Isabelle COLINET, avocat au barreau des ARDENNES.
Copie exécutoire délivrée le : 02 février 2026
à Me CAMION-DESAUBIES
Me COLINET
[6].
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
Constatons l’exercice en commun par les deux parents de l’autorité parentale à l’égard des enfants mineurs [Y], [D] [V], né le [Date naissance 1] 2009 à [Localité 7] (Ardennes), et [H], [C] [V], née le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 7] (Ardennes) ;
Rappelons qu’en application de l’article 372 du code civil, les parents doivent :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants, et échanger de façon régulière et spontanée les informations sur leur évolution (carnet de santé, résultats scolaires, événements familiaux, etc.) ;
— s’informer réciproquement dans le souci d’une indispensable communication de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances, etc) ;
— permettre les échanges des enfants avec l’autre parent dans le respect du cadre de vie de chacun ;
Fixons la résidence habituelle des enfants mineurs, [Y], [D] [V], né le [Date naissance 1] 2009 à [Localité 7] (Ardennes), et [H], [C] [V], née le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 7] (Ardennes), au domicile de Madame [K], [G] [E] ;
Disons que la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [S], [D] [V] pourra accueillir les enfants seront déterminées librement entre les parties et, à défaut d’un tel accord, selon les modalités suivantes :
— en période scolaire : les semaines paires du samedi 10 heures au dimanche 18 heures,
— pendant les vacances scolaires : à l’amiable.
Disons que sauf meilleur accord, les vacances sont décomptées du jour de la sortie des classes jusqu’au samedi midi de la semaine ou de la quinzaine suivante, pour la première moitié et du samedi midi au dimanche 18 heures de la semaine ou de la quinzaine suivante pour la seconde moitié ;
Rappelons que tout changement de résidence de l’un des deux parents, dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale, doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent, et que le défaut de notification d’un tel changement de domicile est passible de sanctions pénales, prévues par l’article 227-6 du code pénal ;
Précisons les points suivants :
— le titulaire du droit de visite et d’hébergement devra, à ses frais, prendre ou faire prendre les enfants et les ramener ou les faire ramener par une personne de confiance au lieu de résidence ;
— le parent chez lequel résideront effectivement les enfants pendant la période de résidence à lui attribuée, est habilité à prendre toute décision nécessitée par l’urgence (intervention chirurgicale…) ou relative à l’entretien courant ;
Étant rappelé que par principe :
— dans l’hypothèse où un jour férié ou un « pont » précède le début du droit de visite ou d’hébergement, ou encore en suit la fin, celui-ci s’exerce sur l’intégralité de la période,
— par dérogation avec ce qui précède, les enfants passeront le week-end de la fête des pères chez le père et le week-end de la fête des mères chez la mère,
— les enfants devront être pris et ramenés à leur résidence habituelle ou à leur établissement scolaire par le bénéficiaire du droit d’accueil ou par une personne digne de confiance,
— sont à considérer les vacances scolaires de l’académie de la résidence habituelle des enfants,
— le 25 décembre est rattaché à la première moitié des vacances de Noël et le 1er janvier, à la deuxième moitié,
— à défaut pour le bénéficiaire d’avoir exercé son droit au cours de la première heure du week-end qui lui est attribué et au cours de la première demi-journée de la période de vacances qui lui est dévolue, il sera présumé y avoir renoncé, sauf cas de force majeure,
— chaque enfant conserve un droit de correspondance avec le parent chez lequel il ne réside pas et ce droit peut s’exercer téléphoniquement ou par voie numérique,
— les carnets de santé et pièces d’identité de l’enfant s’il en possède doivent rester dans ses effets personnels pour que chacun des parents puisse en disposer pendant ses temps de prise en charge.
Rappelons que le refus injustifié de représenter un enfant à la personne qui a le droit de le réclamer constitue un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15.000,00 € d’amende, et de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000,00 € si les enfants est retenu pendant plus de cinq jours ou hors du territoire de la République française, en application des articles 227-5 et 227-9 du code pénal ;
Condamnons Monsieur [S], [D] [V] à payer à Madame [K], [G] [E] une contribution à l’entretien et à l’éducation d'[Y], [D] [V], né le [Date naissance 1] 2009 à [Localité 7] (Ardennes), et [H], [C] [V], née le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 7] (Ardennes), de 150,00 €(CENT CINQUANTE EUROS) par enfant, soit une somme mensuelle totale de 300,00 € (TROIS CENTS EUROS) ;
Disons que la contribution à l’entretien et l’éducation d'[Y], [D] [V], né le [Date naissance 1] 2009 à [Localité 7] (Ardennes), et [H], [C] [V], née le [Date naissance 2] 2014 à [Localité 7] (Ardennes), sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales et que, dans l’attente de la mise en place effective de l’intermédiation, le parent débiteur, Monsieur [S], [D] [V], devra la régler directement entre les mains du parent créancier, Madame [K], [G] [E] ;
Disons que cette contribution sera payable d’avance, au plus tard le 5 de chaque mois, y compris pendant les périodes d’exercice du droit de visite et d’hébergement en période de vacances, jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de la majorité ;
Disons que cette contribution restera due pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui la résidence a été fixée, s’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, sur justification annuelle du parent qui en assume la charge ;
Disons que cette contribution sera indexée à l’initiative du débiteur, Monsieur [S], [D] [V], chaque année à la date anniversaire de la présente décision, en fonction du dernier indice publié à cette date par l’INSEE des prix à la consommation, France entière, série hors tabac – ensemble des ménages, selon la formule suivante :
Montant (Pension actuelle) X (Dernier indice paru lors de l’indexation)
nouvelle = ----------------------------------------------------------------------------
Pension (Indice d’origine paru au jour du présent jugement)
(pour consulter l’indice : https://www.insee.fr/fr/information/1300608 )
Disons que les majorations devront être acquittées dans les mêmes conditions que le principal ;
Disons que la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec accusé de réception, en application des dispositions de l’article 1074-3 du Code de procédure civile, relatif à la mise en œuvre de l’intermédiation financière ;
Rappelons qu’en cas de retour au greffe de la lettre de notification, dont l’avis de réception n’a pas été signé dans les conditions prévues à l’article 670 du Code de procédure civile, le greffier invitera les parties à procéder par voie de signification ;
Disons qu’à défaut de révision volontaire de la pension par le débiteur, Monsieur [S], [D] [V], le créancier, Madame [K], [G] [E], devra lui notifier par lettre recommandée ou tout autre procédé de notification le nouveau montant des mensualités ;
Rappelons qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues le créancier, Madame [K], [G] [E] peut en obtenir le recouvrement par les voies d’exécution suivantes :
— saisie des rémunérations,
— autres saisies (saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière, etc.),
— paiement direct entre les mains de l’employeur,
— recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République.
Rappelons que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire, Monsieur [S], [D] [V] ;
Rappelons qu’en cas de défaillance, le débiteur, Monsieur [S], [D] [V], encourt, au titre du délit d’abandon de famille (articles 227-3 et 227-29 du code pénal) :
— à titre de peines principales : 2 ans d’emprisonnement et 15.000,00 € d’amende,
— à titre de peines complémentaires : notamment l’interdiction des droits civiques, civils et de famille, la suspension ou l’annulation de son permis de conduire, l’interdiction de quitter le territoire de la République, l’obligation d’accomplir un stage de responsabilité parentale ;
Rappelons qu’en cas d’organisation ou d’aggravation de son insolvabilité pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire, le débiteur, Monsieur [S], [D] [V], encourt, au titre du délit d’organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à 314-9 du code pénal) : 3 ans d’emprisonnement et 45.000,00 € d’amende ;
Rejetons toutes autres demandes plus amples ou contraires ;
Fixons la date des effets des mesures provisoires à la date de la délivrance de l’assignation en divorce, soit à la date du 9 juillet 2025,
Fixons, à titre dérogatoire, la date des effets de la condamnation de Monsieur [S], [D] [V] au paiement d’une pension alimentaire au titre du devoir de secours et d’une contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants, ainsi que de l’attribution de la jouissance du domicile conjugal et des meubles meublants le garnissant à l’épouse, à la date de la présente ordonnance ;
Renvoyons la cause et les parties à l’audience de mise en état électronique du :
Mardi 10 mars 2026 à 10 heures 00
Rappelons que le délai d’appel est de quinze jours,
Précisons que la présente ordonnance est exécutoire de plein droit, nonobstant appel,
Réservons les dépens,
Disons que la présente décision sera signifiée par acte de Commissaire de Justice à l’initiative de la partie la plus diligente à son adversaire ;
En foi de quoi, le présent jugement a été signé par Elodie AMICO, Juge aux Affaires Familiales et Christine PHILIPPE, Greffier présent lors du prononcé.
Le Greffier, Le Juge de la mise en état,
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