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Sur la décision
| Référence : | TJ Gap, ch. de la famille, 14 oct. 2025, n° 24/00244 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/00244 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce accepté |
| Date de dernière mise à jour : | 5 février 2026 |
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Texte intégral
MINUTE N°25/00495
JUGEMENT
du 14 Octobre 2025
ROLE n° N° RG 24/00244 – N° Portalis DBWP-W-B7I-CXM3
Grosses et copies
délivrées le
la SELARL CABINET PIALOUX AVOCAT
COUR D’APPEL DE [Localité 10]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE GAP
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
ENTRE :
Madame [V] [H] épouse [U]
née le [Date naissance 4] 1990 à [Localité 9] (62)
[Adresse 6]
[Localité 1]
représentée de Me Aude BUSSEREAU, avocate au barreau des HAUTES-ALPES
DEMANDERESSE
ET :
Monsieur [L] [Y] [U]
né le [Date naissance 3] 1977 à [Localité 12] (38)
[Adresse 7]
[Localité 2]
comparant en personne, assisté par Maître Guillaume PIALOUX, membre de la SELARL CABINET PIALOUX AVOCAT, avocats au barreau des HAUTES-ALPES
DEFENDEUR
COMPOSITION DU TRIBUNAL
MAGISTRAT : Audrey TASSY, Juge aux Affaires Familiales
GREFFIER présent lors des débats et du prononcé : Carole GUILLE
DÉBATS :
A l’audience hors la présence du public du seize Septembre deux mil vingt cinq, les conseils des parties ont été entendus en leurs plaidoiries. L’affaire a été mise en délibéré, la décision étant mise à mise à disposition au greffe ce jour, quatorze Octobre deux mil vingt cinq.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant par jugement mis à disposition au greffe, par décision contradictoire et en premier ressort
VU l’ordonnance d’orientation et sur mesures provisoires du 29 octobre 2024
VU l’ordonnance rectificative du 7 janvier 2025;
VU les déclarations d’acceptations par les époux de la rupture du mariage sans évocation des faits à l’origine de celle-ci
PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil le divorce de :
Madame [V] [H], née le [Date naissance 4] 1990 à [Localité 9] (62)
et de
Monsieur [L], [Y] [U], né le [Date naissance 3] 1977 à [Localité 11] (38)
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 5] 2019, devant l’officier de l’État civil de la mairie de [Localité 8] (HAUTES ALPES),
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile,
CONSTATE que les époux ont satisfait à l’obligation de proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 5] 2019 par devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 8] (HAUTES ALPES),
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile,
CONSTATE que les époux ont satisfait à l’obligation de proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux
DEBOUTE l’époux de sa demande d’effet du divorce à la date du 5 janvier 2024
DIT que le divorce prend effet entre les époux, relativement à leurs biens, à la date du 4 juin 2024
DIT que chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint au prononcé du divorce,
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union
CONSTATE l’absence de demande au titre de la prestation compensatoire
RAPPELLE que l’autorité parentale est exercée en commun par les deux parents à l’égard des enfants,
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
— prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants,
— s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
— permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun,
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt des enfants,
FIXE la résidence des enfants au domicile maternel,
DECLARE irrecevables les demandes de Monsieur [L] [U] tendant à modifier les modalités de l’exercice du droit d’accueil paternel et au partage des trajets
DIT que Monsieur [U] accueillera [P] et [F], sauf meilleur accord comme suit:
— en périodes scolaires : les fins des première, troisième et cinquième semaine de chaque mois, du vendredi 19 heures au dimanche 18 heures 30, excepté pour le week-end de la fête des pères que l’enfant passera chez le père, et pour le week-end de la fête des mères que l’enfant passera chez la mère ;
— en période de vacances scolaires :
— pendant les petites vacances scolaires : la première moitié les années paires et la seconde moitié les années impaires ;
— pendant les vacances scolaires d’été : la première quinzaine des mois de juillet et d’août les années paires et la seconde quinzaine des mêmes mois les années impaires
A charge pour lui de prendre et de ramener ou de faire prendre et ramener par une personne de confiance, les enfants au lieu de résidence principale et d’assumer la charge financière des déplacements
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie du lieu de scolarisation,
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher les enfants dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à la totalité de son droit d’accueil
MAINTIENT à 120 euros par enfant, soit 240 euros par mois au total, la contribution que doit verser monsieur [L] [U], toute l’année, d’avance et avant le 5 de chaque mois, à madame [V] [H] pour contribuer à l’entretien et l’éducation des enfants,
CONDAMNE monsieur [L] [U] au paiement de ladite pension,
DIT qu’elle est due même au delà de la majorité des enfants tant qu’elles poursuivent des études ou sont à la charge des parents,
DIT que le créancier de la pension doit produire à l’autre parent tous justificatifs de la situation de l’enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année,
DIT que cette pension varie de plein droit le 1er janvier de chaque année et pour la première fois le 1er janvier suivant la présente décision en fonction des variations de l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, publié par L’I.N.S.E.E, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015, selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation,
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr,
RAPPELLE aux parties qu’en cas de défaillance dans le règlement des pensions alimentaires, y compris l’indexation, le créancier peut obtenir le paiement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution et que des sanctions pénales sont encourues,
RAPPELLE, pour satisfaire aux prescriptions de l’article 465-1 du code de procédure civile, qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
* saisie-arrêt entre les mains d’un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l’employeur,
* recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République,
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code Pénal : 2 ans d’emprisonnement et 15000 euros d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République,
RAPPELLE que le créancier peut saisir l’Agence nationale de recouvrement des impayés de pension alimentaire dès le premier mois d’impayé, suivant les modalités explicitées sur le site internet www.pension-alimentaire.caf.fr,
RAPPELLE qu’en l’absence de refus exprimé par les parties en l’espèce, la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier,
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place effective de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution directement entre les mains du parent créancier,
RAPPELLE que Monsieur [L] [U] participera pour moitié aux frais de scolarité (inscription, internat, voyages scolaires), frais d’activité extrascolaires, sportives et culturelles habituelles (frais d’inscription, forfait, frais de matériel, de tenue pour la participation à ces activités) et les frais médicaux et paramédicaux non pris en accord, avec accord préalable quant à l’engagement de la dépense et sur présentation de justificatif, et au besoin l’y CONDAMNE
DEBOUTE Madame [H] et Monsieur [U] de leurs demandes plus amples ou contraires
DIT que les dépens seront partagés par moitié entre les parties,
DIT que conformément à l’article 1142 du code de procédure civile, la décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec accusé de réception, En cas de retour de la lettre recommandé, le greffe avisera les parties de la nécessité de faire signifier la présente décision
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire.
Ainsi jugé et délibéré en chambre du conseil et prononcé par mise à disposition au greffe du Tribunal Judiciaire de GAP, les, jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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