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Sur la décision
| Référence : | TJ Lyon, 2e ch. cab. 10, 20 mai 2025, n° 18/06046 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 18/06046 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
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Texte intégral
DATE DU JUGEMENT:
20 Mai 2025
RG N° RG 18/06046 – N° Portalis DB2H-W-B7C-SOSB / 2ème Ch.. Cabinet 10
MINUTE N°
AFFAIRE
[S] [X] [T] [W]
C /
[Y] [R] [M] [G] épouse [W]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Frédéric VUE, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assisté de Emilie DESGRANGES, Greffier,
statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 20 Mai 2025, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 07 novembre 2024 dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Monsieur [S] [X] [T] [W]
né le [Date naissance 3] 1987 à [Localité 20]
[Adresse 5]
[Adresse 11]
[Localité 8]
représenté par Me Olivia HAMEL, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 1301
DEFENDEUR :
Madame [Y] [R] [M] [G] épouse [W]
née le [Date naissance 1] 1988 à [Localité 18]
domiciliée : chez Monsieur [A] [I]
[Adresse 6]
[Localité 7]
représentée par Me Estelle BAIS, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 2676
Exécutoire et expédition le :
à :
Madame [G] en LRAR
Monsieur [W] en LRAR
Exécutoire le :
à : Me Estelle BAIS, vestiaire : 2676
Me Olivia HAMEL, vestiaire : 1301
Exécutoire à la [13] le :
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire et en premier ressort,
Vu l’ordonnance sur tentative de conciliation du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Lyon en date du 18 décembre 2018,
Vu l’assignation en divorce en date du 18 juin 2021 délivrée par Monsieur [S] [W] ;
Vu les ordonnances du juge de la mise en état en date du 11 mai et 28 juin 2021 ;
Vu le jugement de réouverture des débats en date du 16 janvier 2024 ;
REJETTE la demande liminaire de Monsieur [S] [W] relativement à la communication de pièces par Madame [Y] [G] ;
DÉCLARE recevable la demande en divorce formée par Monsieur [S] [W] ;
DÉBOUTE Madame [Y] [G] de sa demande en divorce pour faute aux torts exclusifs de l’époux ;
PRONONCE, sur le fondement de l’article 237 du code civil, le divorce pour altération définitive du lien conjugal de :
Monsieur [S] [X] [T] [W], né le [Date naissance 3] 1987
à [Localité 19] (Pyrénées-Atlantique)
et de
Madame [Y] [R] [M] [G], née le [Date naissance 1] 1988
à [Localité 17] (Hauts-de-Seine)
lesquels se sont mariés le [Date mariage 4] 2015 devant l’officier d’état civil de la commune de [Localité 16] (Rhône)
ORDONNE la publicité, conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile, de la présente décision en marge de l’acte de mariage des époux et de l’acte de naissance de chacun des époux, détenus par un officier d’état civil français, ainsi que, en tant que de besoin, sur les registres du service du ministère des affaires étrangères à [Localité 21] ;
DIT que chacun des époux reprendra l’usage de son nom patronymique ;
FIXE la date des effets du divorce entre les époux au 18 décembre 2018 ;
DIT n’y avoir lieu à ordonner la liquidation et le partage des intérêts patrimoniaux de Monsieur [S] [W] et Madame [Y] [G] ;
RENVOIE, en tant que de besoin, les époux à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage devant le notaire de leur choix, et en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
DÉBOUTE Madame [Y] [G] de ses demandes de remboursement de la moitié d’une caution versée pour la location du domicile conjugal et de la moitié d’un compte épargne [14] ;
DÉBOUTE Monsieur [S] [W] de sa demande de désignation de Monsieur le président de la [15], avec faculté de délégation, aux fins d’opérations de liquidation et partage des droits respectifs des époux ;
RAPPELLE qu’en l’absence de volonté contraire de l’époux qui les a consentis, le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux ainsi que des dispositions à cause de mort, accordées par l’un des époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
DÉBOUTE Madame [Y] [G] de sa demande indemnitaire en application de l’article 266 du code civil ;
RAPPELLE que l’autorité parentale à l’égard de l’enfant [F] [W], né le [Date naissance 2] 2017 à [Localité 22] (Rhône), est exercée conjointement par ses parents, Monsieur [S] [W] et Madame [Y] [G] ;
RAPPELLE que l’autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l’intérêt de l’enfant ; qu’elle appartient aux parents pour le protéger dans sa sécurité, sa santé et sa moralité, pour assurer son éducation et permettre son développement, dans le respect dû à sa personne ; qu’à cette fin, les parents doivent prendre d’un commun accord toutes les décisions importantes concernant la vie de l’enfant et notamment : la scolarité et l’orientation professionnelle ; les sorties du territoire national ; la religion ; la santé ; les autorisations de pratiquer des sports dangereux ;
PRÉCISE notamment que : lorsque l’un des parents déménage, il doit prévenir l’autre afin qu’ils puissent ensemble organiser la résidence de l’enfant ; les parents doivent également se consulter pour le choix ou le changement d’école et d’activités de l’enfant et qu’ils doivent se mettre d’accord sur l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et les décisions importantes concernant sa santé ; les parents doivent informer l’autre avant toute sortie de l’enfant hors du territoire français ; l’enfant a le droit de communiquer librement par lettre ou par téléphone avec le parent auprès duquel il ne réside pas et que celui-ci a le droit et le devoir de le contacter régulièrement par lettre ou par téléphone en respectant le rythme de vie du parent hébergeant ;
RAPPELLE qu’à l’égard des tiers, chacun des parents est réputé agir avec l’accord de l’autre quand il fait seul un acte usuel de l’autorité parentale relativement à la personne de l’enfant ;
MAINTIENT la résidence habituelle de l’enfant [F] [W], né le [Date naissance 2] 2017 à [Localité 22] (Rhône), au domicile de sa mère, Madame [Y] [G] ;
DIT que Monsieur [S] [W] exercera à l’égard de l’enfant [F] [W], né le [Date naissance 2] 2017 à [Localité 22] (Rhône), un droit de visite et d’hébergement, à défaut de meilleur accord entre parents selon les modalités suivantes :
— En période scolaire : les fins de semaines paires, du samedi 9 heures au dimanche 17 heures, avec extension au jour férié précédant ou suivant immédiatement ces fins de semaines, et avec remise de l’enfant à la fin du week-end aux abords du restaurant BUFFALO GRILL de [Localité 23] (Rhône) ;
— Durant les vacances scolaires : la deuxième moitié les années impaires et la première moitié les années paires ;
PRÉCISE que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie dans le ressort de laquelle l’enfant est scolarisé ; et à défaut de scolarisation de son lieu de résidence habituelle ;
PRÉCISE que sans remettre en cause les modalités précitées, l’enfant passera la journée des fêtes parentales (fête des pères et fête des mères, anniversaire de chacun des parents) chez le parent concerné, selon une amplitude horaire amiablement déterminée entre parents ;
DIT que sauf meilleur accord, il appartiendra au bénéficiaire du droit de visite et d’hébergement d’aller chercher ou faire chercher l’enfant à sa résidence habituelle et de le ramener ou faire ramener par une personne de confiance à cette résidence ou aux abords du restaurant [12] de [Localité 23] (Rhône) ;
DIT que faute pour le bénéficiaire du droit de visite et d’hébergement de se présenter dans la première heure en fin de semaine, et dans la première demi-journée durant les vacances scolaires, il sera réputé avoir renoncé à son droit pour l’intégralité de la période considérée ;
FIXE à la somme de 200 (deux cents) euros par mois le montant de la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant [F] [W], né le [Date naissance 2] 2017 à [Localité 22] (Rhône), que Monsieur [S] [W] doit verser à Madame [Y] [G] ; et l’y CONDAMNE en tant que de besoin ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée au créancier par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales ;
PRÉCISE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du créancier ;
DIT que cette pension sera versée jusqu’à ce que l’enfant pour qui elle est due atteigne l’âge de la majorité ou, au-delà, tant qu’il poursuit des études ou, à défaut d’autonomie financière durable, reste à la charge du parent chez qui il réside, ce dont le parent créancier doit spontanément justifier au 1er octobre de chaque année ;
DIT que cette contribution doit être réévaluée par le débiteur le 1er jour du mois anniversaire de la présente décision, chaque année et pour la première fois au 1er mai 2026 en fonction de la variation de l’indice 2015 des prix à la consommation de l’ensemble des ménages hors tabac France entière suivant la formule :
Contribution = montant initial x nouvel indice
______________________
indice de base
Dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la présente décision et le nouvel indice celui du mois précédant la réévaluation ;
RAPPELLE que la réévaluation de la contribution se fait de plein droit, sans mise en demeure préalable, à la diligence du débiteur qui peut effectuer ce calcul à l’aide des conseils donnés sur les sites www.service-public.fr et www.insee.fr ;
RAPPELLE que si le débiteur n’effectue pas les versements qui lui incombent ou effectue ces versements irrégulièrement et/ou partiellement, le créancier dispose des moyens suivants pour obtenir le recouvrement de sa créance alimentaire :
— la saisine de l'[9] ([10]) dès le premier mois d’impayé, suivant les modalités explicitées sur le site www.pension-alimentaire.caf.fr,
— le paiement direct (par l’employeur ou tout autre dépositaire de fonds pour le compte du débiteur) en s’adressant à un huissier qui mettra en œuvre la procédure,
— la saisie des rémunérations (procédure devant le tribunal judiciaire ou de proximité du domicile du débiteur),
— le recouvrement par le Trésor Public en cas d’échec des autres moyens de recouvrement (demande à adresser au procureur de la République),
— l’intervention de l’organisme débiteur des prestations familiales qui se chargera du recouvrement en lieu et place du créancier, avec, si certaines conditions sont remplies, attribution de l’allocation de soutien familial,
— outre les voies d’exécution classiques (saisie-attribution, saisie-vente et saisie immobilière) avec le concours d’un huissier et les sanctions pénales encourues pour le délit d’abandon de famille et le délit d’organisation frauduleuse de l’insolvabilité ;
RAPPELLE que le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-9 du code pénal, et notamment 2 ans d’emprisonnement et 15 000 € d’amende en cas de non versement de la créance alimentaire ;
RAPPELLE qu’il appartiendra au greffe de transmettre à l’organisme débiteur des prestations familiales : par voie dématérialisée, dans un délai de sept jours courant à compter du prononcé de la décision, les informations nécessaires à l’instruction et à la mise en œuvre de l’intermédiation financière ; dans un délai de six semaines courant à compter de la notification de la décision aux parties:
1° Un extrait exécutoire de la décision ou une copie exécutoire de la convention homologuée mentionnée au 2° du I de l’article 373-2-2 du code civil qui prévoit le versement de la pension alimentaire par l’intermédiaire de cet organisme ;
2° Un avis d’avoir à procéder par voie de signification lorsque l’avis de réception de la lettre de notification aux parties n’a pas été signé dans les conditions prévues à l’article 670 du présent code ;
DÉBOUTE Madame [Y] [G] de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE Monsieur [S] [W] aux dépens ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit s’agissant des mesures portant notamment sur la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant en vertu de l’article 1074-1 du code de procédure civile ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire du présent jugement pour le surplus.
En foi de quoi le jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier.
LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
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