Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Meaux, jld, 18 oct. 2025, n° 25/04184 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04184 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MEAUX
──────────
CONTENTIEUX DE LA RETENTION ADMINISTRATIVE
────
[Adresse 15]
Ordonnance statuant sur la contestation de l’arrêté de placement en rétention et sur la première requête en prolongation d’une mesure de rétention administrative
Ordonnance du 18 Octobre 2025
Dossier N° RG 25/04184
Nous, Pascal LATOURNALD, magistrat du siège au tribunal judiciaire de Meaux, assisté de Corinne DEY, greffier ;
Vu les articles L742-1 à L 742-3, L 741-10, L 743-3, L 743-19, L 743-20, R 741-1 à R 743-9 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’arrêté pris le 14 octobre 2025 par le préfet de Val-d’Oise faisant obligation à M. [F] [H] de quitter le territoire français ;
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 14 octobre 2025 par le PRÉFET DU VAL-D’OISE à l’encontre de M. [F] [H], notifiée à l’intéressé le 14 octobre 2025 à 09h01;
Vu le recours de M. [F] [H], né le à , de nationalité Algérienne daté du 16 octobre 2025, reçu et enregistré le 16 octobre 2025 à 17h04 au greffe du tribunal, par lequel il demande au tribunal d’annuler la décision de placement en rétention administrative pris à son encontre ;
Vu la requête du PRÉFET DU VAL-D’OISE datée du 18 octobre 2025 à 9h16, reçue et enregistrée le18 octobre 2025, reçue et enregistrée au greffe le 18 octobre 2025 à 9 heures 16tendant à la prolongation de la rétention administrative pour une durée de vingt six jours de :
Monsieur [F] [H], né le 17 août 1998 à [Localité 14], de nationalité Algérienne
Vu l’extrait individualisé du registre prévu par l’article L. 744-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En l’absence du procureur de la République régulièrement avisé par le greffier, dès réception de la requête, de la date, de l’heure, du lieu et de l’objet de la présente audience ;
Après avoir, en audience publique, rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, puis entendu en leurs observations, moyens et arguments :
— Me Cynthia NERESTAN, avocat de permanence au barreau de Meaux désigné d’office à la demande de la personne retenue pour l’assister ;
— Me JACQUART du cabinet ACTIS, avocat représentant le PRÉFET DU VAL-D’OISE ;
— M. [F] [H] ;
MOTIFS DE LA DÉCISION
SUR LA JONCTION DES PROCÉDURES:
Attendu qu’il convient en application de l’article 367 du code de procédure civile et pour une bonne administration de la justice de joindre les deux procédures à savoir, celle introduite par le recours de M. [F] [H] enregistré sous le N° RG 25/04184 et celle introduite par la requête de PRÉFET DU VAL-D’OISE enregistrée sous le N° 25/4188;
Attendu qu’indépendamment de tout recours contre la décision de placement, le juge doit se prononcer en tant que gardien de la liberté individuelle sur la légalité de la rétention;
Sur l’irrecevablité de la requête du préfet
Par avis de la Cour de Cassation du 7 janvier 2025 sur prononçant sur le mode de computation (point de départ et expiration) des délais de quatre jours prévus aux articles L.741-1, L.742-1 et R.742-1 du CESEDA, il a été indiqué que « le délai de quatre jours, prévu aux articles L.741-1, L.742-1 et R.742-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dans leurs rédactions issues de la loi n 2024-42 du 26 janvier 2024 et du décret n 2024-799 du 2 juillet 2024, doit être décompté en prenant en compte le jour de la notification du placement en rétention et s’achève le quatrième jour à vingt-quatre heures ».
En l’espèce, l’intéressé a été placé en rétention le 14/10/2025 à 18H15 mais la préfecture du Val d’Oise a attendu audelà du 4ème jour pour saisir la juridiction, le jour même où le recours formé par
M. [F] [H] était audiencé, soit le 18 octobre 2025 à 9h16.
De surcroît la requête n’est ni signée ni renseignée quant à la personne saisissante contrairement aux exigences du l’article R. 743-2 du CESEDA qui prévoit qu’à peine d’irrecevabilité, la requête est motivée, datée et signée, selon le cas, par l’étranger ou son représentant ou par l’autorité administrative qui a ordonné le placement en rétention.
En conséquence la requête du Préfet du Val d’Oise est irrecevable.
PAR CES MOTIFS,
ORDONNONS la jonction de la procédure introduite par la requête de PRÉFET DU VAL-D’OISE enregistrée sous le N° RG 25/4188 et celle introduite par le recours de M. [F] [H] enregistré sous le N° RG 25/04184 ;
DÉCLARONS irrecevable la requête du PRÉFET DU VAL-D’OISE ;
DISONS n’y avoir lieu à statuer sur la prolongation de la rétention administrative de M. [F] [H].
Prononcé publiquement au palais de justice du Mesnil-Amelot, le 18 Octobre 2025 à 14 h 30 .
Le greffier, Le juge,
qui ont signé l’original de l’ordonnance.
Pour information :
— Lorsqu’une ordonnance met fin à la rétention, elle doit être notifiée au procureur de la République. A moins que ce dernier n’en dispose autrement, l’étranger est alors maintenu à la disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de l’ordonnance au procureur. Durant cette période, l’étranger peut, s’il le souhaite, contacter son avocat ou un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter. Dans le cas où, dans ce délai de six heures le procureur de la République décide de former appel en demandant que son recours soit déclaré suspensif, l’intéressé reste maintenu à la disposition de la justice jusqu’à ce que le premier président de la cour d’appel ou son délégué statue sur la demande du procureur, voire sur le fond s’il apparaît justifié de donner un effet suspensif à l’appel du ministère public.
— Le préfet peut aussi faire appel dans un délai de vingt-quatre heures,mais, en ce cas, son recours n’est pas suspensif.
— L’appel du procureur de la République ou du préfet est transmis par tout moyen au greffe de la Cour d’appel de [Localité 17] (Service des étrangers – Pôle 1 Chambre 11), notamment par télécopie au n° : 01.44.32.78.05. ou par courriel à l’adresse mail [Courriel 16].
— Tant que la rétention n’a pas pris fin, la personne retenue peut demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec son consulat ou toute personne de son choix.
— La personne retenue bénéficie également du droit de contacter toute organisation et instance nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ([Adresse 8] ; www.cglpl.fr ; tél. : [XXXXXXXX03] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ([Adresse 11] ; tél. : [XXXXXXXX05]) ;
• France Terre d’Asile ([Adresse 9] ; tél. : [XXXXXXXX02]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ([Adresse 10] ; tél. : [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières – MSF ([Adresse 12] ; tél. : [XXXXXXXX01]).
• La CIMADE ([Adresse 13] 60 50)
— France Terre d’Asile association indépendante de l’administration présente dans chacun des centres de rétention du Mesnil-Amelot (Tél. France Terre d’Asile CRA2 : [XXXXXXXX06] / [XXXXXXXX07] – Tél. France Terre d’Asile CRA 3 : 09.72.41.57.14 / 01.84.16.91.22), est à la disposition des retenus, sans formalité, pour les aider dans l’exercice effectif de leurs droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
— A tout moment, la personne retenue peut demander que sa privation de liberté prenne fin, par simple requête, motivée et signée, adressée au magistrat du siège par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.
— L’ordonnance qui met fin à la rétention ne fait pas disparaître l’obligation de quitter le territoire français imposée par l’autorité administrative tant que la personne concernée n’en est pas relevée. Si celle-ci n’a pas quitté la France en exécution de la mesure d’éloignement ou si elle revient en France alors que cette mesure est toujours exécutoire, elle peut faire l’objet d’une nouvelle décision de placement en rétention, à l’expiration d’un délai de 7 jours à compter du terme de sa rétention ou d’un délai de 48 heures en cas de circonstances nouvelles de fait ou de droit.
Reçu le 18 octobre 2025, dans une langue comprise, notification de la présente ordonnance avec remise d’une copie intégrale, information du délai d’appel et des modalités d’exercice de cette voie de recours, ainsi que le rappel des droits en rétention.
La personne retenue, L’interprète ayant apporté son concours,
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 18 octobre 2025, à l’avocat du PRÉFET DU VAL-D’OISE, absent au prononcé de la décision.
Le greffier,
Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 18 octobre 2025, à l’avocat de la personne retenue, absent au prononcé de la décision.
Le greffier,
— NOTIFICATIONS -
Dossier N° RG 25/04184 – M. [F] [H]
Nous, , greffier, certifions que la présente ordonnance a été notifiée
au procureur de la République le 18 octobre 2025 à heures .
Le greffier,
Nous, , greffier, prenons acte le 18 octobre 2025 à heures ,
que le procureur de la République nous fait connaître qu’il renonce à demander que le recours soit déclaré suspensif mais qu’il se réserve le droit de former appel de la présente ordonnance dans les 24h de son prononcé. La personne retenue en a été aussitôt informée dans une langue qu’elle comprend.
Le greffier,
Nous, , greffier, prenons acte le 18 octobre 2025 à heures ,
que le procureur de la République nous justifie qu’il a interjeté appel de la présente ordonnance avec demande d’effet suspensif. La personne retenue en a été aussitôt informée dans une langue qu’elle comprend.
Le greffier,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Maladie professionnelle ·
- Recours contentieux ·
- Reconnaissance ·
- Risque professionnel ·
- Intérêt légitime ·
- Tribunal judiciaire ·
- Comités ·
- Titre ·
- Charges ·
- Adresses
- Saisie conservatoire ·
- Consorts ·
- Créance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Garantie ·
- Recouvrement ·
- Bois ·
- Mainlevée ·
- Exécution ·
- Assureur
- Commissaire de justice ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Bail commercial ·
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Expulsion ·
- Titre ·
- Libération
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Square ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Homologation ·
- Révocation ·
- Accord transactionnel ·
- Protocole d'accord ·
- Ensemble immobilier ·
- Syndic ·
- Clôture ·
- Transaction
- Commissaire de justice ·
- Bailleur ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commandement de payer ·
- Résiliation du bail ·
- Loyers, charges ·
- Charges ·
- Protection ·
- Libération
- Barème ·
- Accident du travail ·
- Droite ·
- Incapacité ·
- État antérieur ·
- Rapport ·
- Médecin ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consultation
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Clause resolutoire ·
- Expulsion ·
- Caution ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Loyers impayés ·
- Paiement
- Sécurité sociale ·
- Urssaf ·
- Cotisations ·
- Travailleur indépendant ·
- Affiliation ·
- Recouvrement ·
- Mise en demeure ·
- Droit communautaire ·
- Mutuelle ·
- Tribunal judiciaire
- Contrat tendant à la réalisation de travaux de construction ·
- Contrats ·
- Architecte ·
- Livraison ·
- Architecture ·
- Ouvrage ·
- Vente ·
- Immobilier ·
- Coûts ·
- Commissaire de justice ·
- Inexecution
Sur les mêmes thèmes • 3
- Adresses ·
- Épouse ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Immeuble ·
- Associé ·
- In solidum ·
- Commandement de payer ·
- Jugement ·
- Taux légal ·
- Dominique
- Enfant ·
- Parents ·
- Contribution ·
- Vacances ·
- Tribunal judiciaire ·
- Débiteur ·
- Prestation familiale ·
- Civil ·
- Père ·
- Adresses
- Tribunal judiciaire ·
- Indemnités journalieres ·
- Assesseur ·
- Recours ·
- Assurance maladie ·
- Pelleterie ·
- Dominique ·
- Employeur ·
- Arrêt maladie ·
- Assurances
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.