Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, j l d, 17 mars 2025, n° 25/00389 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00389 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 5 mai 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
Tribunal judiciaire
de [Localité 7]
— -------------
[Adresse 1]
[Adresse 5]
[Localité 2]
— -------------
Tél . 03.88.75.27.40
PROCÉDURE DE CONTRÔLE SYSTÉMATIQUE
DES MESURES DE SOINS
PSYCHIATRIQUES
Juge des Libertés et de la Détention
ORDONNANCE
N° RG 25/00389 – N° Portalis DB2E-W-B7J-NNSZ
Le 17 Mars 2025
Nous, Armelle WERNER NASSIMBENI, vice-président chargé des fonctions de juge des libertés et de la détention au tribunal judiciaire de STRASBOURG, assistée de Fanny GEISS, Greffier,
Statuant en premier ressort en qualité de magistrat du siège, après débats en audience publique ;
Vu les dispositions des articles L.3211-12, L.3211-12-1, L.3211-12-2, R.3211-12, R.3211-29 et R.3211-32 du Code de la Santé Publique et le dossier de la procédure ;
Vu la requête en date du 12 Mars 2025 de M. PREFET DU BAS-RHIN concernant M. [V] [Z] né le 11 Février 1981 à [Localité 6] actuellement en hospitalisation complète à l’EPSAN de [Localité 3] ;
Vu la décision d’admission en soins psychiatriques en cas de soins à la demande du Représentant de l’Etat prise par M. PREFET DU BAS-RHIN en date du 07 mars 2025 ;
Vu les certificats médicaux de 24 heures et de 72 heures ;
Vu la décision maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète prise par M. PREFET DU BAS-RHIN en date du 10 mars 2025 ;
Vu l’avis motivé à l’appui de la requête ;
Vu l’avis de Madame le procureur de la République aux termes duquel le ministère public s’en rapporte à l’appréciation du tribunal ;
M. [V] [Z] régulièrement convoqué, présent, assisté de Me Aurélie CROSNIER LECONTE, avocate de permanence ;
MOTIFS
Il ressort des éléments joints à la saisine et des pièces du dossier que Monsieur [Z] [V] a été admis au bénéfice des soins psychiatriques contraints sous la forme d’une hospitalisation complète à la demande du représentant de l’Etat, sur le fondement de l’article L. 3213-1 du code de la santé publique.
A l’audience ; le patient indique aller mieux et consent à resté hospitalisé afin de stabiliser son état.
Sur la régularité de la procédure
Aux termes de l’article L.3216-1 du code de la santé publique, le juge des libertés et de la détention connaît des contestations relatives à la régularité des décisions administratives prises en matière de soins psychiatriques sans consentement dans le cadre des instances introduites en application des articles L.3211-12 et L.3211-12-1. Dans ce cas, l’irrégularité affectant une décision administrative n’entraîne la mainlevée de la mesure que s’il en est résulté une atteinte aux droits de la personne qui en faisait l’objet.
En l’espèce, la procédure d’admission en soins psychiatriques a été menée conformément à la loi et la requête du directeur d’établissement a été adressée au juge des libertés et de la détention dans un délai n’excédant pas huit jours depuis l’admission, conformément aux dispositions de l’article L. 3211-12-1 du code de la santé publique.
En l’état, par conséquent, la procédure est régulière en la forme.
Sur le bien fondé de la mesure
Selon l’article L. 3213-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement, sur décision du représentant de l’Etat dans le département, que si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public.
Le juge des libertés et de la détention doit contrôler en application de l’article L3216-1 du code de la santé publique la régularité des décisions administratives prises en matière d’hospitalisation complète. En application de l’article L3211-3 du code de la santé publique il doit aussi veiller à ce que les restrictions à l’exercice des libertés individuelles du patient soient adaptées, nécessaires et proportionnées à son état mental et à la mise en oeuvre du traitement requis. Le juge ne peut dans le cadre de son contrôle se substituer à l’autorité médicale s’agissant de l’évaluation du consentement du patient, du diagnostic posé ou des soins.
En l’espèce, il résulte des derniers certificats médicaux que le patient a été admis au sein de la structure de soins à la suite d’une mesure de garde à vue, étant précisé que le patient présentait à son admission les symptômes d’une décompensation maniaque de son trouble bipolaire. Il est en outre rapporté par le corps médical que le patient présente une insomnie quasi complète évoluant depuis plusieurs jours et qu’il prend de manière très anarchique des médicaments. Il s’est par ailleurs illustré au titre de plusieurs faits de troubles à l’ordre public sur la voie publique (infractions pénales, déambulations, vociférations). Enfin, sa pensée est altérée, il est hermétique et présente des troubles du jugement associés à un important syndrome persécutif.
En conséquence, il résulte de l’ensemble de ces éléments que la procédure relative à l’admission du patient en hospitalisation complète est régulière, que les troubles du comportement persistent, nécessitent des soins, et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public.
Ainsi, l’hospitalisation complète du patient sera maintenue.
PAR CES MOTIFS
Statuant en audience publique, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
ORDONNONS le maintien de l’hospitalisation complète de M. [V] [Z] né le 11 Février 1981 à [Localité 6] ;
DISONS que les dépens seront laissés à la charge du Trésor Public.
RAPPELONS que cette décision est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel dans un délai de 10 jours à compter de la présente notification, par déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au Greffe de la cour d’Appel de [Localité 4] (article R.3211-18 et suivants du code de la santé publique).
Le délai d’appel et l’appel ne sont pas suspensifs, à l’exception de l’appel formé par le ministère public qui peut être déclaré suspensif par le premier président de la cour d’appel ou son délégué conformément aux dispositions de l’article R.3211-20 du Code de la santé publique.
Le Greffier
Le Président
copie transmise par mail le 17 Mars 2025 à :
— M. [V] [Z], par remise de copie contre récépissé par l’intermédiaire de l’établissement hospitalier,
— Ministère public,
— Directrice/Directeur de l’EPSAN de [Localité 3]
— Me Aurélie CROSNIER LECONTE, Conseil de [V] [Z]
— Madame la Préfète du Bas-Rhin / ARS Alsace
Le Greffier
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Rétablissement personnel ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Tribunal judiciaire ·
- Résiliation du bail ·
- Commandement ·
- Paiement ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Expulsion ·
- Contentieux
- Provision ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés ·
- Titre ·
- Offre ·
- Indemnisation ·
- Urgence ·
- Préjudice corporel ·
- Juge des référés ·
- Assurances
- Tribunal judiciaire ·
- Assesseur ·
- La réunion ·
- Adresses ·
- Recouvrement ·
- Formule exécutoire ·
- Désistement d'instance ·
- Employeur ·
- Dessaisissement ·
- Indépendant
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Indivision ·
- Partage ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Commissaire de justice ·
- Notaire ·
- Licitation ·
- Adresses ·
- Biens ·
- Véhicule ·
- Liquidation
- Hospitalisation ·
- Consentement ·
- Trouble ·
- Personnes ·
- Adresses ·
- Certificat médical ·
- Santé publique ·
- Hôpitaux ·
- Surveillance ·
- Ordonnance
- Crédit logement ·
- Cofidéjusseur ·
- Caution ·
- Créance ·
- Code de commerce ·
- Action ·
- Recours ·
- Prescription ·
- Débiteur ·
- Mise en état
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Prolongation ·
- Garde à vue ·
- Fins ·
- Étranger ·
- Tribunal judiciaire ·
- République ·
- Algérie ·
- Motivation ·
- Administration pénitentiaire ·
- Notification
- Archipel ·
- Habitat ·
- Logement ·
- Sous-location ·
- Loyer ·
- Résiliation du bail ·
- Bailleur ·
- Locataire ·
- Établissement ·
- Résiliation
- Copropriété : organisation et administration ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Tribunal judiciaire ·
- Cabinet ·
- Immeuble ·
- Laine ·
- Droite ·
- Sociétés ·
- Exploitation ·
- Archives
Sur les mêmes thèmes • 3
- Consorts ·
- Sociétés ·
- Enseigne ·
- Titre ·
- Facture ·
- Constat d'huissier ·
- In solidum ·
- Entrepreneur ·
- Contrats ·
- Abandon de chantier
- Sport ·
- Loyer ·
- Preneur ·
- Caution ·
- Commandement de payer ·
- Bail commercial ·
- Sociétés ·
- Clause resolutoire ·
- Résiliation ·
- Contrats
- Tribunal judiciaire ·
- Contrainte ·
- Opposition ·
- Forclusion ·
- La réunion ·
- Tribunal compétent ·
- Commissaire de justice ·
- Sécurité sociale ·
- Signification ·
- Fins de non-recevoir
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.