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Sur la décision
| Référence : | TJ Strasbourg, 11e civ. s4, 17 févr. 2026, n° 25/01062 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01062 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 24 février 2026 |
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Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
N° RG 25/01062 – N° Portalis DB2E-W-B7J-NKQJ
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
Site :
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
N° RG 25/01062 – N° Portalis DB2E-W-B7J-NKQJ
Minute n°
☐ Copie exec. à :
Le
Le Greffier
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT DU
17 FEVRIER 2026
DEMANDERESSE :
S.A.S. GRENKE LOCATION
immatriculée au RCS de [Localité 1] sous le n° B 428 616 734
prise en la personne de son représentant légal
dont le siège social est sis, [Adresse 3],
[Localité 3]
représentée par Me Mehdi EL MRINI, avocat au barreau de STRASBOURG, vestiaire : 228
DEFENDERESSE :
S.A.R.L. LILINIMMO
prise en la personne de son représentant légal
dont le siège social est sis, [Adresse 4],
[Localité 4]
non comparante, non représentée
OBJET : Demande en paiement du prix, ou des honoraires formée contre le client et/ou tendant à faire sanctionner le non-paiement du prix, ou des honoraires
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Juge Unique : Véronique BASTOS,Vice-Président
Greffier : Fanny JEZEK
DÉBATS :
A l’audience publique du 15 Décembre 2025 à l’issue de laquelle le Président, Véronique BASTOS, Vice-Président a avisé les parties que le jugement serait prononcé par mise à disposition au greffe à la date du 17 Février 2026.
JUGEMENT
Réputé contradictoire en premier ressort,
Rendu par mise à disposition au greffe,
Signé par Véronique BASTOS, Vice-Président
et par Fanny JEZEK, Greffier
N° RG 25/01062 – N° Portalis DB2E-W-B7J-NKQJ
EXPOSE DU LITIGE
Suivant contrat signé par la société LILINIMMO le 18 octobre 2018, accepté le 12 novembre 2018 par la SAS GRENKE LOCATION, cette dernière lui a consenti une location longue durée d’un équipement professionnel – un système de videosurveillance -, moyennant le versement de 60 loyers mensuels de 175 € HT, payables trimestriellement.
Se prévalant de loyers impayés, la SAS GRENKE LOCATION a, par courrier du 19 avril 2023, envoyé en recommandé et réceptionné le 24 avril 2023, prononcé la résiliation anticipée du contrat.
Par exploit de commissaire de justice du 17 janvier 2025, la SAS GRENKE LOCATION a fait assigner la SARL LILINIMMO devant la 11ème chambre du Tribunal Judiciaire de Strasbourg, statuant en matière commerciale, afin de voir prononcer, sous le bénéfice de l’exécution provisoire :
— la restitution par la SARL LILINIMMO du matériel loué, en l’espèce, un système de videosurveillance, et ce, sous astreinte de 100 € par jour de retard à compter du 3ème jour suivant la signification du jugement ;
— la condamnation de la SARL LILINIMMO à lui payer :
* la somme de 1.460,86 € correspondant aux loyers échus impayés avec les intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023;
* la somme de 1.050 € au titre des loyers à échoir dus à titre d’indemnité de résiliation avec les intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023 ;
* la somme de 105 € au titre de la clause pénale ;
* la somme de 40 € au titre de l’indemnité de recouvrement ;
* la somme de 200 € sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
* les dépens.
Elle soutient que la SARL LILINIMMO ne s’est pas acquittée de ses loyers et que, par conséquent, eu égard aux dispositions contractuelles, il y a lieu à résolution du contrat de location, au paiement des sommes sollicitées et à la restitution du matériel loué.
L’affaire a été appelée à une première audience le 3 mars 2025 puis renvoyée à plusieurs reprises, dans un premier temps, à la demande du conseil de la SAS GRENKE LOCATION lequel a indiqué que des pourparlers étaient en cours, puis pour permettre la rédaction de nouvelles conclusions et pour signifier ces dernières à la partie défenderesse, ce qui a été fait par acte de commissaire de justice du 19 novembre 2025.
A l’audience du 15 décembre 2025, date à laquelle l’affaire a été évoquée, la SAS GRENKE LOCATION, représentée par son conseil, a repris les prétentions et moyens de ses conclusions en vue de l’audience du 1er septembre 2025, lesquels sont identiques à ceux de l’assignation, sauf en ce qui concerne le montant de l’indemnité de résiliation, dont le montant sollicité étant désormais de 1.260 €, avec intérêts au taux légal à compter du 24 octobre 2024.
Elle explique que le nouveau montant sollicité est celui des loyers à échoir TTC alors que précédemment elle avait sollicité les loyers à échoir HT. Elle ajoute qu’elle a modifié sa demande au regard de la nouvelle doctrine administrative s’appuyant sur la jurisprudence de la Cour de Justice de l’Union Européenne.
Les conclusions susvisées ont été signifiées à la SARL LILINIMMO le 19 novembre 2025 par dépôt à l’étude de Me [X] [H], Commissaire de Justice à [Localité 5].
Le Tribunal a sollicité les observations de la partie demanderesse sur l’éventuelle réduction d’office de la clause pénale (majoration de 10% de l’indemnité de résiliation).
La SAS GRENKE LOCATION a déclaré s’en remettre à l’appréciation du Tribunal.
Bien que régulièrement assignée par remise à personne morale le 17 janvier 2025, puis avisée régulièrement par courrier du greffe des dates des audiences de renvoi, la SARL LILINIMMO n’a ni comparu et ni constitué avocat.
Le jugement sera réputé contradictoire conformément aux dispositions de l’article 473 du Code de Procédure Civile.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Conformément aux dispositions de l’article 472 du Code de Procédure Civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond et le juge ne fait droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur les demandes en paiement et en restitution du matériel
Il résulte des articles 1103 et 1104 du Code Civil que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits; ils doivent être exécutés de bonne foi.
Selon l’article 1353 du même code, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
Afin de justifier de sa créance, la SAS GRENKE LOCATION produit les pièces suivantes :
— le contrat de location signé par la société LILINIMMO le 18 octobre 2018, accepté le 12 novembre 2018 par la SAS GRENKE LOCATION, portant sur une location longue durée d’un équipement professionnel – un système de videosurveillance -, moyennant le versement de 60 loyers mensuels de 175 € HT, payables trimestriellement ;
— la confirmation de livraison du matériel loué signé par la SARL LILINIMMO le 8 novembre 2018 ;
— la facture d’achat par la SAS GRENKE LOCATION dudit matériel pour un prix de 10.243,90 € TTC auprès de la SAS CSSI RHONES-ALPES en date du 9 novembre 2018;
— la lettre recommandée avec accusé de réception du 10 mars 2023, réceptionnée le 16 mars 2023, valant mise en demeure de payer la somme de 881,78 € sous peine de peine de déchéance du terme et restitution du matériel ;
— la lettre résiliation du contrat datée du 19 avril 2023, envoyée en recommandé avec accusé de réception et réceptionnée le 24 avril 2023, valant mise en demeure de régler la somme de 2.570,27 € et de restituer le matériel ;
— un décompte des loyers échus impayés au 19 avril 2023 pour un montant de 1.460,86 € TTC incluant le montant de l’assurance pour l’année 2023 d’un montant de 200,86 €, auquel est ajouté le montant des intérêts dus de 19, 41 € et de l’indemnité de résiliation égale aux loyers à échoir du 1er juillet 2023 au 1er octobre 2023, soit un montant de 1.460,86 € HT ;
— un courrier en date du 24 octobre 2024, réceptionné le 25 novembre 2024, lors duquel la SAS GRENKE LOCATION sollicite que l’indemnité de résiliation soit de 1.050 € HT mais doit être majorée de 210 € correspondant au montant de la TVA dû, soit une somme totale de 1.260 TTC au titre de l’indemnité de résiliation.
Selon l’article 9 des conditions générales de location acceptées du contrat, le bailleur peut résilier le contrat à effet immédiat par courrier recommandé adressé au locataire en cas de retard de paiement de 3 loyers mensuels consécutifs ou non, ou d’un loyer trimestriel.
Au regard des pièces produites, deux loyers trimestriels consécutifs n’ont pas été versés, à savoir ceux dus le 1er janvier 2023 et le 1er avril 2023, de sorte que la SAS GRENKE LOCATION était bien fondée à résilier le contrat avec effet immédiat.
Elle l’a fait après mise en demeure de payer le loyer trimestriel impayé du 1er janvier 2023 et en avertissant le locataire des conséquences.
La SARL LILINIMMO, qui ne comparaît pas, ne justifie ni d’un paiement libératoire qui n’aurait pas été pris en compte par la SAS GRENKE LOCATION, ni de l’existence d’un fait susceptible de la libérer de son obligation au paiement.
La créance de la SAS GRENKE LOCATION est donc établie dans son principe.
Conformément à l’article 10 des conditions générales de location relatif aux conséquences de la résiliation anticipée du contrat, le locataire est tenu de payer au bailleur le prix du contrat, c’est-à-dire :
— les loyers échus impayés ;
— les loyers à échoir jusqu’au terme prévu ;
— les intérêts de retard de paiement éventuels restant dus ;
— une somme égale à 10% du montant des loyers à échoir pour la période contractuelle en cours.
L’article 11 des conditions générales précitées prévoit que les produits devront être restitués au terme du contrat.
Il convient par conséquent d’examiner une par une les demandes de la SAS GRENKE LOCATION.
Sur les loyers échus impayés
La SAS GRENKE LOCATION justifie que les loyers échus impayés s’élèvent à la somme de 1.260 € TTC (630 € TTC x 2 ).
La SARL LILINIMMO sera donc condamnée au paiement de la somme de 1.260 € au titre des loyers échus impayés, laquelle produira intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023 sur la somme de 630 €, et à compter du 3 avril 2023 sur la somme de 630 €.
Sur l’indemnité composée des loyers restant à échoir
La SAS GRENKE LOCATION justifie que le montant des loyers restant à échoir pour la période du 1er juillet 2023 au 1er octobre 2023 est de 1.050 € HT.
Elle sollicite que la somme correspondant au montant des loyers à échoir qui lui sera allouée soit TTC et non HT.
Pour ce faire, elle met en avant la nouvelle doctrine administrative publiée le 28 décembre 2022 et applicable depuis le 1er janvier 2023 (BOI-TVA-BASE-10-10-50 § 230 et suivants) s’appuyant sur la jurisprudene de la Cour de Justice de l’Union Européenne qui assujetti désormais les indemnités de résiliation à la TVA.
Pour être imposées à la TVA, les indemnités doivent correspondre à des sommes qui constituent la contrepartie d’une prestation de services individualisée rendue à celui qui la verse.
À l’inverse, une indemnité qui a pour objet exclusif de réparer un préjudice commercial, fût-il courant, n’a pas à être soumise à cet impôt dès lors qu’elle ne constitue pas la contrepartie d’une prestation de services.
Ainsi, pour déterminer les règles de TVA applicables à une indemnité, il convient donc, dans chaque situation de fait, d’analyser les conditions de son versement.
Si la somme représente, pour la personne qui la verse, la contrepartie d’un service qui lui est rendu, il conviendra de conclure au caractère taxable de cette somme indépendamment du fait qu’elle résulte de l’application du contrat ou de la loi. Il en va de même lorsqu’elle est fixée par le juge.
Il a été jugé par la CJUE que :
— l’indemnité de résiliation anticipée doit être regardée comme la contrepartie d’une prestation de services individualisable effectuée à titre onéreux et soumise à la TVA et la résiliation du contrat ne modifie par la réalité économique de la relation entre les parties puisque le montant de l’indemnité de résiliation fait partie intégrante du montant total que le preneur s’est engagé à verser pour l’exécution par le bailleur de ses obligations (cf (CJUE 22 novembre 2018, MEO-Serviços de Comunicações e Multimédia SA aff C 295/17 et CJUE 11 juin 2020 Vodafone Portugal-Comunicações Pessoais SA aff 43/19) ;
— l’indemnité versée au bailleur, en raison de la résiliation anticipée d’un contrat de crédit-bail pour motif imputable au preneur et correspondant à la somme que cet opérateur aurait perçue pendant le reste de cette période, fait partie intégrante du montant total que le preneur s’est engagé à verser pour l’exécution des obligations contractuelles (CJUE arrêt du 3 juillet 2019 aff C-242/18 UniCredit Leasing).
En l’espèce, le principe de l’indemnité de résiliation anticipée a été convenu lors de la conclusion du contrat (article 10 de conditions générales de location) et son montant fait partie de l’équilibre global du contrat. Il s’agit ainsi d’un élément du prix.
L’indemnité réclamée doit être considérée comme la rémunération d’une prestation de services effectuée à titre onéreux, peu important à cet égard qu’en droit national ce montant puisse être par ailleurs qualifié de clause pénale.
Elle est ainsi soumise à la TVA et il convient de faire droit à la demande de la SAS GRENKE LOCATION à ce titre.
Par conséquent, la SARL LILINIMMO devra être condamnée à verser à la SAS GRENKE LOCATION, au titre de l’indemnité composée des loyers à échoir du 1er juillet 2023 au 1er octobre 2023 la somme de 1.260 TTC, avec intérêts au taux légal à compter du 25 novembre 2024, date de réception du courrier sollicitant l’indemnité de résiliation TTC.
Sur la demande de majoration de 10% des loyers restant à échoir
Conformément aux dispositions de l’article 1231-5 du Code Civil, la SAS GRENKE LOCATION sera déboutée de sa demande à ce titre.
En effet, le préjudice du bailleur a été intégralement réparé par l’indemnité de résiliation et la demande de majoration de 10% des loyers restant à échoir, constitutive d’une clause pénale, apparaît manifestement excessive.
Sur les frais d’assurance
La SAS GRENKE LOCATION sollicite des frais d’assurance à hauteur de 200,86 € pour l’année 2023, ceux-ci étant intégrés à la demande relative au règlement des loyers échus.
Il ne sera pas fait droit à cette demande dès lors que la bailleresse ne justifie ni de la souscription d’une assurance auprès d’elle, ni de son montant.
Sur l’indemnité forfaitaire pour frais de recouvement
Conformément aux dispositions de l’article L.441-10 II du Code de Commerce, tout professionnel en situation de retard de paiement est de plein droit débiteur, à l’égard du créancier, d’une indemnité forfaitaire pour frais de recouvrement, dont le montant, fixé par décret, est actuellement de 40 €.
Il sera fait droit à la demande de la SAS GRENKE LOCATION sur ce point, celle-ci ayant démontré le retard de paiement de la SARL LILINIMMO.
Sur la restitution du matériel
Conformément aux dispositions de l’article 11 des conditions générales de location précité, il sera fait droit à la demande de restitution du matériel objet du contrat mais sans qu’il y ait lieu à astreinte, dont l’utilité n’est pas établie, à ce stade, par la SAS GRENKE LOCATION.
Sur les demandes accessoires
Il y a lieu de condamner la SARL LILINIMMO, qui succombe, aux dépens, et ce, conformément aux dispositions de l’article 696 du Code de Procédure Civile.
L’issue de la procédure et l’équité justifient la condamnation de la SARL LILINIMMO à payer à la SAS GRENKE LOCATION la somme de 200 € sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile.
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, rien ne justifie de l’écarter.
PAR CES MOTIFS
Le Tribunal, statuant en matière commerciale, publiquement, par jugement prononcé par mise à disposition au greffe, réputé contradictoire et en premier ressort,
CONDAMNE la SARL LILINIMMO à payer à la SAS GRENKE LOCATION :
— la somme 1.260 € avec intérêts au taux légal à compter du 2 janvier 2023 sur la somme de 630 €, et à compter du 3 avril 2023 sur la somme de 630 € ;
— la somme de 1.260 €, au titre de l’indemnité de résiliation, avec intérêts au taux légal à compter du 25 novembre 2024 ;
— la somme de 40 € au titre de l’indemnité forfaitaire de recouvrement ;
CONDAMNE la SARL LILINIMMO à restituer à la SAS GRENKE LOCATION le matériel objet du contrat de location, à savoir, en l’espèce : un système de videosurveillance ;
DIT n’y avoir lieu à astreinte ;
DÉBOUTE la SAS GRENKE LOCATION de sa demande de majoration de 10% de l’indemnité de résiliation ainsi que de sa demande au titre du paiement de l’assurance ;
CONDAMNE la SARL LILINIMMO à payer à la SAS GRENKE LOCATION la somme de 200 € sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
CONDAMNE la SARL LILINIMMO aux dépens ;
RAPPELLE que le présent jugement est exécutoire de plein droit à titre provisoire.
Ainsi fait et prononcé les jour, mois et an susdits, siégeant Madame BASTOS, présidant l’audience, assistée de Madame le greffier, qui ont signé la minute de la présente décision.
Le Greffier La Vice-Présidente
Fanny JEZEK Véronique BASTOS
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