Cour d'appel de Douai, Troisieme chambre, 26 octobre 2017, n° 16/04738
TGI Lille 1 juillet 2016
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CA Douai
Infirmation 26 octobre 2017

Arguments

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  • Accepté
    Perte d'ensoleillement et de luminosité

    La cour a constaté que la construction d'un immeuble de 13,65 mètres a considérablement amplifié les conséquences de l'exiguïté de la cour intérieure de Monsieur X, entraînant une perte d'ensoleillement et une impression de confinement.

  • Accepté
    Désordres causés par la construction

    La cour a reconnu que les nuisances créées par la présence d'un échafaudage et la chute d'objets dans la cour de Monsieur X constituent des troubles anormaux de voisinage.

  • Accepté
    Préjudice lié aux troubles anormaux

    La cour a accordé des dommages et intérêts pour les troubles anormaux de voisinage subis, en tenant compte de la perte de valeur de l'immeuble.

  • Accepté
    Travaux nécessaires pour remédier aux désordres

    La cour a ordonné à la société SCCV de réaliser la jonction entre les façades et de reprendre le ciment brut sur la façade de Monsieur X.

  • Accepté
    Dépens de première instance et d'appel

    La cour a condamné la société SCCV aux entiers dépens de première instance et d'appel.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Douai a infirmé le jugement de première instance qui avait débouté M. X de ses demandes contre la société SCCV du Château concernant un trouble anormal de voisinage résultant de la construction d'un immeuble collectif à usage d'habitation. M. X, propriétaire d'un immeuble à Tourcoing, se plaignait d'une perte d'ensoleillement, de luminosité, d'un préjudice visuel et d'une impression de confinement, ainsi que de désordres pendant et après la construction. Il demandait la reconnaissance de ces troubles comme anormaux, la réparation du préjudice subi et la réalisation de certains travaux. La Cour a reconnu l'existence de troubles anormaux de voisinage, notamment en raison de la présence d'un échafaudage au-dessus de la cour de M. X pendant les travaux et la chute d'objets, ainsi que la perte d'ensoleillement et de vue due à la hauteur de l'immeuble construit par la SCCV. La Cour a condamné la SCCV à verser à M. X 3 500 euros pour les nuisances subies et 20 000 euros pour la moins-value de son immeuble, et à réaliser la jonction entre les deux façades extérieures et à reprendre le ciment brut sur la façade extérieure de M. X, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La SCCV a été déboutée de sa demande de dommages et intérêts pour procédure abusive et condamnée aux dépens de première instance et d'appel, ainsi qu'à payer 4 000 euros à M. X au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Douai, troisieme ch., 26 oct. 2017, n° 16/04738
Juridiction : Cour d'appel de Douai
Numéro(s) : 16/04738
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Lille, 1 juillet 2016, N° 16/01304
Dispositif : Infirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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