Cour d'appel de Nîmes, 2ème chambre section b, 4 mars 2022, n° 21/01389
CA Nîmes
Confirmation 4 mars 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Evénement de force majeure

    La cour a estimé que la force majeure ne s'applique pas à l'obligation de payer une somme d'argent, et que les difficultés de paiement ne suffisent pas à caractériser une impossibilité d'exécution.

  • Rejeté
    Destruction partielle de la chose louée

    La cour a jugé que la fermeture administrative n'affecte pas les locaux eux-mêmes et que la locataire a conservé l'usage des locaux, rendant cette contestation non sérieuse.

  • Accepté
    Difficultés financières dues à la crise sanitaire

    La cour a accordé des délais de paiement sur 24 mois, tenant compte de la situation économique difficile des sociétés commerciales.

  • Rejeté
    Imputation des paiements sur le capital

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les paiements doivent porter intérêt selon les dispositions contractuelles.

  • Rejeté
    Frais irrépétibles

    La cour a débouté la locataire de sa demande, considérant qu'elle succombe à titre principal.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Nîmes a confirmé l'ordonnance de référé du 15 mars 2021 rendue par le président du tribunal judiciaire d'Avignon, qui avait constaté la résiliation de plein droit du bail commercial liant la SAS Façonnable à Mme Z A veuve X pour des loyers impayés, ordonné l'expulsion de la SAS Façonnable, et condamné cette dernière à payer les loyers et charges impayés ainsi qu'une indemnité d'occupation et des frais de procédure. La SAS Façonnable avait interjeté appel, invoquant la force majeure due à la Covid-19, la destruction partielle de la chose louée, et l'exécution de mauvaise foi du contrat par la bailleresse. La cour a jugé que ces contestations n'étaient pas sérieuses, car l'obligation de paiement des loyers ne pouvait être exonérée par la force majeure, les locaux n'avaient pas été partiellement détruits, et la bailleresse avait agi de bonne foi. Cependant, la cour a accordé à la SAS Façonnable des délais de paiement sur 24 mois pour l'arriéré locatif, avec la condition que le solde deviendrait immédiatement exigible en cas de défaut de paiement d'une mensualité. La cour a également condamné la SAS Façonnable à payer à Mme Z A veuve X une somme au titre des frais irrépétibles d'appel et aux dépens de la procédure d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Nîmes, 2e ch. sect. b, 4 mars 2022, n° 21/01389
Juridiction : Cour d'appel de Nîmes
Numéro(s) : 21/01389
Dispositif : Confirme la décision déférée dans toutes ses dispositions, à l'égard de toutes les parties au recours

Sur les parties

Texte intégral

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