Cour de cassation, Chambre commerciale, 26 avril 2017, 15-23.078, Inédit
TCOM 15 décembre 2011
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CA Amiens
Infirmation 2 juin 2015
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CASS
Rejet 26 avril 2017

Arguments

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  • Accepté
    Insuffisance du préavis

    La cour a estimé que la durée du préavis devait être fixée à deux ans, compte tenu de la durée des relations commerciales et de l'état de dépendance économique de la société [Y].

  • Accepté
    Évaluation du préjudice

    La cour a jugé que le préjudice devait être évalué en tenant compte de l'impact sur l'ensemble de l'activité de la société [Y], sans distinction entre les différentes activités.

Résumé par Doctrine IA

La société [W] [D] conteste la décision de la cour d'appel d'Amiens qui l'a condamnée à verser des dommages-intérêts à la société [Y] manutention pour rupture brutale de relations commerciales établies, en violation de l'article L. 442-6, I, 5° du code de commerce. La société [W] [D] avance plusieurs moyens, notamment que les parties peuvent convenir d'un préavis lors de la rupture, que la durée du préavis doit être évaluée en fonction des capacités de reconversion du partenaire évincé, que l'état de dépendance économique doit être considéré au regard du groupe auquel appartient le partenaire évincé, que la dépendance économique résultant d'un choix délibéré ne doit pas être prise en compte, que seul le préjudice résultant de la brutalité de la rupture peut être réparé, et enfin, que la cour d'appel aurait commis une contradiction de motifs. La Cour de cassation rejette le pourvoi, estimant que la société [W] [D] n'a pas démontré que la société [Y] avait renoncé à se prévaloir de l'article L. 442-6, I, 5° du code de commerce en acceptant la prorogation du préavis, que la cour d'appel a correctement apprécié la durée suffisante du préavis en tenant compte de la durée de la relation commerciale et de l'état de dépendance économique de la société [Y], que la cour d'appel n'était pas tenue de procéder à des recherches devenues inopérantes, et que la cour d'appel a souverainement évalué le montant du préjudice sans se contredire.

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1Nécessité pour le juge de vérifier l'existence d'un préavis suffisant même en cas de respect du délai de préavis conventionnel
Gouache Avocats · 8 février 2022

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Gouache Avocats · 7 février 2022

3Préjudice consécutif à la rupture brutale de relations commerciales établies
Simon François-luc · Lettre des Réseaux · 17 décembre 2021
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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 26 avr. 2017, n° 15-23.078
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 15-23.078
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel d'Amiens, 2 juin 2015, N° 14/00395
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000034556332
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2017:CO00592
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de commerce
  2. Code de commerce
  3. Code de procédure civile
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