Cour de cassation, Chambre civile 2, 28 mai 2020, 19-11.744, Publié au bulletin
TASS Loire 10 décembre 2018
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CASS
Cassation partielle 28 mai 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Validité de la signature sur la contrainte

    La cour a estimé que l'apposition d'une signature scannée ne permet pas d'établir l'identité du signataire réel de la contrainte, ce qui constitue une violation des exigences légales relatives à la qualité de la personne ayant décerné cet acte.

  • Accepté
    Responsabilité des dépens

    La cour a jugé que M me C… devait être indemnisée pour les frais engagés dans le cadre de sa défense, ce qui justifie la condamnation de la CIPAV aux dépens.

Résumé par Doctrine IA

La Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse (CIPAV) a formé un pourvoi contre un jugement du tribunal des affaires de sécurité sociale de Saint-Etienne qui avait annulé une contrainte émise à l'encontre de Mme C… pour des cotisations dues, au motif que la signature scannée sur la contrainte ne permettait pas de déterminer l'identité de la personne ayant signé l'acte et qu'aucune délégation de signature n'était justifiée. La CIPAV invoquait un moyen unique de cassation, arguant que la signature scannée, bien que non électronique, permettait d'identifier le directeur de la CIPAV comme signataire, et que le tribunal avait violé les articles D. 253-4 et D. 253-6 du code de la sécurité sociale en annulant la contrainte. La Cour de cassation a cassé partiellement le jugement en retenant que l'apposition d'une image numérisée de la signature manuscrite ne permet pas de conclure que le signataire était dépourvu de la qualité requise pour décerner la contrainte, violant ainsi les articles R. 133-3, R. 133-4 et R. 641-5 du code de la sécurité sociale. La Cour a renvoyé l'affaire devant le tribunal judiciaire de Lyon, sauf en ce qui concerne la recevabilité de l'opposition de Mme C…, et a condamné cette dernière aux dépens tout en rejetant la demande de la CIPAV au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Résumé de la juridiction

Commentaires9

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1Refus d'efficacité d'une signature scannéeAccès limité
Jérôme Huet · Revue des contrats · 1 décembre 2024

2Bien qu'elle ne soit pas une signature électronique, une signature manuscrite scannée peut être admise en preuve, en l'absence de contestation de sa véracitéAccès limité
Jérôme Huet · Revue des contrats · 1 juin 2024

3Quelle est la valeur juridique d'une signature scannée ?
simonnetavocat.fr · 27 mai 2024
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Sur la décision

Référence :
Cass. 2e civ., 28 mai 2020, n° 19-11.744, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 19-11744
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Tribunal des affaires de sécurité sociale de Loire, 10 décembre 2018
Textes appliqués :
articles R. 133-43, R. 133-4 et R. 641-5 du code de la sécurité sociale, le premier et le troisième en leurs rédactions alors applicables, le second en sa rédaction alors en vigueur
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000041995761
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:C200463
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Sur les parties

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