Conseil d'État, 16 juin 1998, n° 362051
CE 16 juin 1998
>
TA Clermont-Ferrand
Rejet 21 octobre 2010
>
CAA Lyon
Annulation 28 juin 2012
>
CE
Rejet 20 février 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Responsabilité décennale des constructeurs

    Le Conseil d'Etat a estimé que le coordonnateur n'est pas considéré comme constructeur au sens des articles 1792 et suivants du Code civil, car il n'est pas chargé de la conception ou de la réalisation de l'ouvrage.

  • Rejeté
    Obligation d'assurance pour les responsables

    Le Conseil d'Etat a conclu que l'article L 241-1 du Code des assurances ne s'applique pas au coordonnateur, puisque sa responsabilité ne peut être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi par la ministre de l'Emploi et de la Solidarité, le garde des sceaux, ministre de la Justice et le ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement pour savoir si le coordonnateur en matière de sécurité et de protection de la santé des travailleurs sur les chantiers est assujetti à la présomption de responsabilité décennale des constructeurs et à l'obligation d'assurance. Le Conseil d'État considère que le coordonnateur n'est pas soumis à la présomption de responsabilité décennale des constructeurs et donc n'est pas tenu de souscrire une assurance. En effet, le coordonnateur a pour mission de veiller à la sécurité et à la santé des travailleurs sur le chantier, mais il n'est pas responsable des dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Par conséquent, l'article L 241-1 du Code des assurances n'est pas applicable.

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Sur la décision

Référence :
CE, 16 juin 1998, n° 362051
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 362051

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 16 juin 1998, n° 362051