Conseil d'État, Juge des référés, 22 décembre 2012, 364584, Publié au recueil Lebon
TA Marseille
Rejet 13 décembre 2012
>
CE
Réformation 22 décembre 2012

Arguments

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  • Rejeté
    Urgence à prendre des mesures pour éviter un accident grave

    La cour a jugé que les mesures déjà entreprises par l'administration pénitentiaire rendent inutile la prescription de mesures supplémentaires dans le bref délai prévu.

  • Rejeté
    Atteintes graves aux libertés fondamentales

    La cour a estimé que les mesures prises par l'administration pénitentiaire étaient suffisantes pour garantir la sécurité des détenus.

  • Rejeté
    Droit à l'information sur les conditions de détention

    La cour a jugé que la communication de ce rapport n'était pas nécessaire au regard des mesures déjà mises en place.

  • Rejeté
    Sécurisation des installations électriques et retrait d'objets dangereux

    La cour a constaté que des travaux étaient déjà en cours pour remédier à ces problèmes, rendant l'injonction inutile.

  • Accepté
    Eradication des espèces nuisibles et accès à l'eau potable

    La cour a jugé que les mesures prises par l'administration étaient insuffisantes, mais a ordonné des actions supplémentaires dans un délai déterminé.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en appel par la Section française de l'observatoire international des prisons, le Syndicat des avocats de France, le Conseil national des barreaux et l'Ordre des avocats au barreau de Marseille pour contester une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif de Marseille. Les requérants demandent notamment une inspection de l'ensemble des cellules du centre pénitentiaire des Baumettes afin de sécuriser les installations électriques, de retirer tout objet dangereux et de garantir un accès à l'eau potable. Le Conseil d'État constate que des travaux ont déjà été entrepris pour rénover le système électrique de l'établissement et que des inspections ont été réalisées. Il estime que les mesures prises par l'administration pénitentiaire sont suffisantes pour remédier à la situation, à l'exception de la présence d'animaux nuisibles dans les locaux. Le Conseil d'État enjoint donc à l'administration de prendre des mesures pour éradiquer ces animaux dans un délai de dix jours.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, juge des réf., 22 déc. 2012, n° 364584, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 364584
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif de Marseille, 13 décembre 2012, N° 1208103
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr., en matière de recours pour excès de pouvoir, Section, 9 janvier 1959, Sieur de Harenne, n° 41383, p. 23.,,[RJ2] Cf. CE, 17 décembre 2008, Section française de l'observatoire international des prisons, n° 305594, pp. 456-463
CE, 23 juillet 2010, Section française de l'observatoire international des prisons, n° 316440, T. pp. 771-841-843.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000026830000
Identifiant européen : ECLI:FR:CEORD:2012:364584.20121222

Sur les parties

Texte intégral

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