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Sur la décision
| Référence : | TJ Bordeaux, ppp réf., 13 déc. 2024, n° 24/01663 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/01663 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire) |
| Date de dernière mise à jour : | 20 décembre 2024 |
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Texte intégral
Du 13 décembre 2024
5AA
SCI/JJG
PPP Référés
N° RG 24/01663 – N° Portalis DBX6-W-B7I-ZS2Q
[V] [H] épouse [U] [N], [O] [U] [N]
C/
[M] [W]
— Expéditions délivrées à Maître Perrine ESCANDE de la SCP BAYLE – JOLY
— FE délivrée à Maître Perrine ESCANDE de la SCP BAYLE – JOLY
Le 13/12/2024
Avocats : Maître Perrine ESCANDE de la SCP BAYLE – JOLY
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BORDEAUX
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
Pôle protection et proximité
[Adresse 1]
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 13 décembre 2024
PRÉSIDENT : Monsieur Julien BAUMERT-STORTZ, Juge
GREFFIER : Monsieur Jean-Jacques GERAUD,
DEMANDEURS :
Madame [V] [H] épouse [U] [N]
née le 26 Juin 1943 à [Localité 5]
[Adresse 3]
[Localité 2]
Représentée par Maître Perrine ESCANDE de la SCP BAYLE – JOLY
Monsieur [O] [U] [N]
né le 31 Octobre 1944 à [Localité 6]
[Adresse 3]
[Localité 2]
Représenté par Maître Perrine ESCANDE de la SCP BAYLE – JOLY
DEFENDEUR :
Monsieur [M] [W]
[Adresse 4]
[Localité 2]
Absent
DÉBATS :
Audience publique en date du 08 Novembre 2024
PROCÉDURE :
Baux d’habitation – Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance et ordonner l’expulsion en date du 27 Août 2024
Articles 484 et suivants et 834 et suivants du Code de Procédure Civile
QUALIFICATION DE l’ORDONNANCE:
la demande est indéterminée, mais dans un domaine de compétence exclusive du Pôle Protection et Proximité; l’Ordonnnance de référé sera rendue en premier ressort,
le défendeur ne comparait pas : la décision est en premier ressort, l’ordonnance de référé rendue sera réputée contradictoire
EXPOSÉ DU LITIGE :
Par un contrat daté du 24 novembre 2021, M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ont donné à bail à M. [M] [W] un appartement sis [Adresse 4] à [Localité 2] avec un loyer mensuel de 630 €, ainsi qu’une avance sur charges, outre une clause d’indexation.
Par acte de commissaire de justice en date du 27 mai 2024, M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ont fait délivrer à M. [M] [W] un commandement de payer afin d’obtenir le règlement de la somme de 2.720 €, au titre des loyers et charges impayés à la date du 30 avril 2024.
Par assignation en date du 27 août 2024, notifiée à la Préfecture de GIRONDE, par transmission électronique en date du 28 août 2024, M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ont saisi le juge des référés du tribunal de Céans d’une demande en paiement et d’expulsion dirigée contre M. [M] [W].
A l’audience du 8 novembre 2024, M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N], représentés par leur conseil, demandent au juge des référés, avec exécution provisoire, de :
Constater la résiliation de plein droit du bail liant les parties ;Condamner M. [M] [W] et tous occupants de son chef à évacuer les lieux loués corps et biens, au besoin avec l’assistance de la force publique ;condamner M. [M] [W] à leur payer la somme de 3.590 € au titre des loyers et charges échus au 27 juillet 2024 et non encore réglés avec intérêts au taux légal ;condamner M. [M] [W] à leur payer une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant mensuel du loyer et charges prévus au bail ;condamner M. [M] [W] aux entiers frais et dépens (incluant les frais du commandement), ainsi qu’au paiement de la somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
Au soutien de ses prétentions, M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] font valoir que le bail se trouve résilié de plein droit par l’effet de la clause résolutoire qui y est stipulée, M. [M] [W] n’ayant pas, dans le délai de deux mois imparti, réglé les arriérés de loyers et de charges visés au commandement de payer délivré le 27 mai 2024.
M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ajoutent qu’en conséquence, ils sont fondés à obtenir la condamnation de M. [M] [W] à leur payer les sommes leur restant dues, ainsi que son expulsion.
Bien que régulièrement cité selon acte déposé en étude, M. [M] [W] n’a pas comparu et ne s’est pas fait représenter.
Eu égard à la nature des faits, il est statué par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort.
MOTIFS DE LA DECISION
I – Sur la demande en paiement des loyers et des charges :
Attendu qu’aux termes de l’article 1103 du code civil, les conventions légalement formées tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faites et qu’elles ne peuvent être révoquées que de leur consentement mutuel ou pour les causes que la loi autorise ;
Attendu qu’en l’espèce, il est stipulé au contrat de bail liant les parties que le locataire doit verser un loyer mensuel de 630 € avec qu’une avance sur charges, et une clause d’indexation, conformément à l’article 7 de la loi du 6 juillet 1989 ;
Qu’il n’est cependant pas justifié du paiement régulier de ces sommes par le locataire aux termes contractuellement convenus ;
Qu’il résulte en effet du décompte produit aux débats que M. [M] [W] reste redevable, à la date du 27 juillet 2024, de la somme de 3.590 € ;
Attendu qu’il convient en conséquence de condamner M. [M] [W] à payer à M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] la somme de 3.590 € au titre des arriérés dus au 27 juillet 2024, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente ordonnance ;
II – Sur la résiliation du bail et sur la demande d’expulsion :
Attendu que le contrat de bail conclu entre les parties le 24 novembre 2021 contient une clause de résiliation de plein droit à défaut de paiement du loyer et des charges échus dans le délai de deux mois à compter de la date du commandement de payer, telle que prévue par l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989 ;
Attendu que M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ont, par communication électronique en date du 28 août 2024 informé la Préfecture de l’assignation en expulsion ;
Attendu que M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] ont fait signifier, le 27 mai 2024, un commandement de payer conforme aux dispositions légales ;
Attendu que la partie requise ne s’est pas exécutée dans le délai qui lui était accordé ;
Attendu qu’il convient donc de constater la résiliation de plein droit du bail à la date du 27 juillet 2024 et d’ordonner l’expulsion de M. [M] [W] ainsi que de tous occupants de son chef ;
Que par conséquent, les lieux loués devront être libérés corps et biens deux mois suivant la signification d’un commandement d’avoir à quitter les lieux ;
Attendu qu’il y a lieu de fixer l’indemnité d’occupation à une somme égale au montant des loyers et charges qui auraient été dues en cas de maintien dans les lieux et de condamner, en tant que besoin, M. [M] [W] à verser, jusqu’à libération effective des locaux et remise des clefs, cette indemnité d’occupation, qui sera payable dans les mêmes conditions que l’étaient le loyer et les charges ;
III – Sur les demandes accessoires :
Attendu qu’il est fait droit à la demande de M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N], il convient de condamner M. [M] [W] à leur payer la somme de 250 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile, ainsi qu’au paiement des entiers frais et dépens de la présente instance (incluant les frais du commandement de payer), conformément à l’article 696 du Code de Procédure Civile ;
Qu’il convient de constater l’exécution provisoire de la présente ordonnance, en application de l’article 514 du code de procédure civile ;
PAR CES MOTIFS,
LE JUGE DES REFERES,
Statuant publiquement, par ordonnance mise à disposition au greffe, réputée contradictoire, et rendue en premier ressort,
CONSTATONS que le bail liant M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] d’une part, et M. [M] [W] d’autre part, a été résilié à la date du 27 juillet 2024 ;
CONDAMNONS M. [M] [W] à payer en deniers et quittances à M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] la somme de 3.590 € avec les intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente ordonnance, au titre des arriérés de loyers et charges échus à la date du 27 juillet 2024 ;
ORDONNONS à M. [M] [W] de libérer de sa personne, de ses biens, ainsi que de tous les occupants de son chef l’appartement situé [Adresse 4] à [Localité 2] dans un délai de deux mois suivant la notification d’un commandement de quitter les lieux ;
DISONS qu’à défaut de libération volontaire, il pourra être procédé à l’expulsion de M. [M] [W] et à celle de tous occupants de son chef avec la force publique qui devra être requise selon les normes légales et règlementaires applicables ;
CONDAMNONS M. [M] [W] à payer en deniers et quittances à M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] une indemnité d’occupation égale au montant du loyer et de l’avance sur charges normalement dus si le bail s’était poursuivi à compter du 28 juillet 2024 jusqu’à libération effective des lieux ;
CONDAMNONS M. [M] [W] à payer à M. [O] [U] [N] et Mme [V] [H] épouse [U] [N] la somme de 250 € au titre de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;
CONDAMNONS M. [M] [W] aux entiers frais et dépens y compris les frais de commandement ;
CONSTATONS que la présente ordonnance est immédiatement exécutoire par provision ;
La présente ordonnance est signée par le président et le greffier
Ainsi jugé et prononcé, les jour, mois et an susdits.
LE GREFFIER LE PRÉSIDENT
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