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Sur la décision
| Référence : | TJ Lille, jcp, 23 oct. 2025, n° 25/02597 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/02597 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 6 février 2026 |
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Sur les parties
| Parties : | S.A. VILOGIA |
|---|
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE
de [Localité 9]
[Localité 6]
☎ :[XXXXXXXX01]
N° RG 25/02597 – N° Portalis DBZS-W-B7J-ZKJI
N° de Minute : 25/1053
JUGEMENT
DU : 23 Octobre 2025
S.A. VILOGIA
C/
[H] [X] [M]
REPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
JUGEMENT DU 23 Octobre 2025
DANS LE LITIGE ENTRE :
DEMANDEUR(S)
S.A. VILOGIA, dont le siège social est sis [Adresse 5]
représentée par M. [C] [V] (Représentant légal)
ET :
DÉFENDEUR(S)
Mme [H] [X] [M], demeurant [Adresse 3]
non comparante
COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DES DÉBATS À L’AUDIENCE PUBLIQUE DU 10 Juillet 2025
Noémie LOMBARD, Juge, assisté(e) de Mahdia CHIKH, Greffier
COMPOSITION DU TRIBUNAL LORS DU DÉLIBÉRÉ
Par mise à disposition au Greffe le 23 Octobre 2025, date indiquée à l’issue des débats par Noémie LOMBARD, Juge, assisté(e) de Laure-Anne REMY, Cadre Greffière
EXPOSÉ DU LITIGE
Suivant acte sous seing privé du 22 février 2023 à effet du 24 février 2023, la SA VILOGIA a donné à bail à [H] [X] [M] un logement situé [Adresse 2] à [Localité 8], moyennant le paiement mensuel d’un loyer de 322,09 euros, outre une provision sur charges de 33,98 euros, pour une durée d’un mois renouvelable.
Par acte signifié par commissaire de justice le 27 février 2025, la SA VILOGIA a fait assigner [H] [X] [M] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Lille aux fins de :
Constater la résiliation du bail par le jeu de la clause résolutoire et, en conséquence, dire que [H] [X] [M], est occupant sans droit ni titre ;
À défaut, prononcer la résiliation du bail pour non-paiement des loyers et charges ;
Ordonner l’expulsion de [H] [X] [M], ainsi que celle de toute personne introduite par elle dans le logement et l’emplacement de stationnement ou garage ou box, dans le délai de deux mois du commandement d’avoir à libérer les lieux à intervenir et ce, au besoin, avec l’assistance de la force publique et d’un serrurier ;
Condamner [H] [X] [M], au paiement :
— de la somme de 7.815,53 euros représentant les loyers et charges impayés au jour de la résiliation des baux,
— des loyers et charges impayés à compter du jour de la résiliation du bail et jusqu’au jour du jugement,
— d’une indemnité d’occupation mensuelle égale au montant du loyer courant et des charges à compter de la date de la résiliation du bail et jusqu’à complète libération des lieux,
— des intérêts au taux légal à compter de la présente décision ;
Dire que la part correspondant aux charges dans cette indemnité d’occupation pourra être réajustée au cas où les charges réelles de l’année dépasseraient 12 fois la provision ;
Condamner [H] [X] [M] au paiement de la somme de 150 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
Ordonner l’exécution provisoire ;
Condamner [H] [X] [M], aux entiers frais et dépens en ce compris le coût du commandement de payer.
Par courrier du 18 février 2025, [H] [X] [M] a notifié à la SA VILOGIA son intention de résilier le bail les unissant dans le délai d’un mois.
L’état des lieux de sortie a été dressé contradictoirement par les parties le 19 mars 2025.
L’affaire a été appelée et retenue à l’audience du 10 juillet 2025.
A cette audience, la SA VILOGIA, représentée par [C] [V] régulièrement muni d’un pouvoir, a déclaré ne maintenir que ses demandes présentées au titre des loyers et charges impayés – créance actualisée à la date de l’audience à la somme de 8.392,82 euros – de l’article 700 du code de procédure civile et des dépens.
Elle a indiqué que le locataire avait quitté les lieux le 19 mars 2025 ; que les loyers impayés concernaient le logement mais également deux emplacements de stationnement.
Assignée par remise de l’acte à l’étude du commissaire de justice instrumentaire, [H] [X] [M] n’a pas comparu.
Pour un plus ample exposé des moyens de la SA VILOGIA, le juge se réfère expressément à l’assignation susvisée conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procédure civile.
A l’issue de l’audience, l’affaire a été mise en délibéré au 23 octobre 2025.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur l’absence de comparution du défendeur :
Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
La décision étant susceptible d’appel, il y a lieu de statuer par jugement réputé contradictoire en application de l’article 473 du code de procédure civile.
Sur la preuve des baux relatifs aux deux emplacements de stationnement :
Selon l’article 1353 du code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
En l’espèce, la requérante produit le préavis de résiliation signé de la main de la locataire, aux termes duquel cette dernière fait part de sa décision de résilier son " contrat de location pour le logement situé au [Adresse 4] à [Localité 7] ainsi que les deux places de parking ".
En outre, la dernière page de l’état des lieux de sortie, signé de la main de la locataire, présente le décompte des sommes dues pour l’appartement, mais également pour les emplacements de stationnements (« garage pied immeuble lot 072273 porte 14 » et « stationnement parking aérien lot 072232 porte 32 »).
Par conséquent, preuve de l’existence de baux portant sur ces deux emplacements de stationnements eu montant du loyer y afférent est suffisamment rapportée, ce qui ne souffre aucune contestation en l’absence de la défenderesse.
Sur la demande en paiement :
En application de l’article 7 a) de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, le locataire est tenu de payer le loyer et les charges aux termes convenus.
Aux termes des dispositions de l’article 1728 du code civil, le preneur est tenu de payer le prix du bail aux termes convenus.
Selon l’article 1353 du code civil, celui qui réclame l’exécution d’une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l’extinction de son obligation.
En l’espèce, [H] [X] [M] a quitté les lieux le 19 mars 2025.
La SA VILOGIA produit un décompte en vertu duquel [H] [X] [M] demeurerait redevable de la somme de 8.392,82 euros, au titre des loyers et charges impayés dus jusqu’à la libération du logement et des deux emplacements de stationnement, déduction faite des frais de poursuite et de la somme de 70 euros portée au crédit du compte le 20 avril 2025 sous le libellé « travaux location ».
[H] [X] [M], absente à l’audience, n’apporte aucun élément de nature à contester le montant de la créance ainsi établie, étant observé qu’elle a signé la page de l’état des lieux de sortie reprenant le décompte des sommes restant dues.
Il convient par conséquent de condamner [H] [X] [M] à payer à la SA VILOGIA la somme de 8.392,82 euros au titre des loyers et charges impayés, arrêtée au 10 juillet 2025.
Sur les demandes accessoires :
Aux termes de l’article 696 du code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
[H] [X] [M], qui succombe à l’instance, supportera la charge des dépens.
Aux termes de l’article 700 du code de procédure civile : « Le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations ».
Au regard de la situation respective des parties, l’équité commande de rejeter la demande d’indemnité présentée par la SA VILOGIA au titre de l’article 700 du code de procédure civile.
En application de l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
Il sera rappelé que le jugement est de plein droit exécutoire par provision.
PAR CES MOTIFS
Le juge des contentieux de la protection statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
CONDAMNE [H] [X] [M] à payer à la SA VILOGIA la somme de 8.392,82 euros, créance arrêtée au 10 juillet 2025, au titre des loyers et charges impayés pour le logement et les deux emplacements de stationnement sis [Adresse 2] à [Localité 8], avec intérêts au taux légal à compter du présent jugement ;
DIT n’y avoir lieu à indemnité au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE [H] [X] [M] aux dépens ;
RAPPELLE que le jugement est de plein droit exécutoire par provision ;
Ainsi jugé et prononcé à [Localité 9] par mise à disposition au greffe, le 23 octobre 2025.
LA CADRE GREFFIERE, LA JUGE,
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