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Sur la décision
| Référence : | TJ Paris, service des réf., 31 juil. 2025, n° 25/54250 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/54250 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 8 août 2025 |
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Texte intégral
TRIBUNAL
JUDICIAIRE
DE PARIS
■
N° RG 25/54250 – N° Portalis 352J-W-B7J-C77UU
N° :2/ JJ
Assignation des :
12, 16 et 17 Juin 2025
EXPERTISE[1]
[1] 4 Copies exécutoires
+ 1 CCC à l’expert :
délivrées le:
ORDONNANCE DE REFERE
rendue le 31 juillet 2025
par Pauline LESTERLIN, Juge au Tribunal judiciaire de Paris, tenant l’audience publique des Référés par délégation du Président du Tribunal,
Assistée de Jean JASMIN, Greffier,
RG 25/54250
DEMANDERESSES
S.A.S. LIGHTHOUSE 1789
[Adresse 5]
[Localité 24]
représentée par Me Alexia ROBBES QUERE de la SELARL Adden avocats, avocat au barreau de PARIS – #J070
DEFENDEURS
SYNDICAT DE COPROPRIÉTÉ DU [Adresse 6] – [Adresse 17]
représenté par la société de gestion et d’administration immobilière CITYA SGA
[Adresse 20]
[Localité 27]
représenté par Me Delphine D’ALBERT DES ESSARTS de la SELAS WILHELM & ASSOCIES, avocat au barreau de PARIS – #K0024
Monsieur [D] [C]
en qualité d’usufruiteir de la parcelle cadastrée n° EP [Cadastre 15] sise [Adresse 21] / [Adresse 13]
[Adresse 33]
[Adresse 16]
[Localité 11]
Monsieur [L] [C]
en qualité de nu-propriétaire de la parcelle cadastrée n° EP [Cadastre 15] sise [Adresse 21] /[Adresse 13]
[Adresse 10]
[Localité 12]
représentés par Me Séverine VALADE, avocat au barreau de PARIS – #C0987
SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DU [Adresse 19] / [Adresse 9] – [Localité 30]
représenté par la société Myrabo
[Adresse 22]
[Localité 25]
représentée par Me Anne GUALTIEROTTI de la SCP DPG Avocats, avocat au barreau de PARIS – #C0051
INTERVENANT VOLONTAIRE
Monsieur [D] [E] [C]
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 28] (LA REUNION)
représenté par Me Séverine VALADE, avocat au barreau de PARIS – #C0987
RG 25/54251
DEMANDERESSE
S.A.S. FONCIÈRE BISCORNET
[Adresse 14]
[Localité 25]
représentée par Me Alexia ROBBES QUERE de la SELARL Adden avocats, avocat au barreau de PARIS – #J070
DEFENDEURS
SYNDICAT DE COPROPRIÉTÉ DU [Adresse 6] – [Adresse 17]
représenté par la société de gestion et d’administration immobilière CITYA SGA
[Adresse 20]
[Localité 27]
représenté par Me Delphine D’ALBERT DES ESSARTS de la SELAS WILHELM & ASSOCIES, avocat au barreau de PARIS – #K0024
Monsieur [D] [C]
en qualité d’usufruiteir de la parcelle cadastrée n° EP [Cadastre 15] sise [Adresse 21] / [Adresse 13]
[Adresse 33]
[Adresse 16]
[Localité 11]
Monsieur [L] [C]
en qualité de nu-propriétaire de la parcelle cadastrée n° EP [Cadastre 15] sise [Adresse 21] /[Adresse 13]
[Adresse 10]
[Localité 12]
représentés par Me Séverine VALADE, avocat au barreau de PARIS – #C0987
SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DU [Adresse 19] / [Adresse 9]- [Localité 30]
représenté par la société Myrabo
[Adresse 22]
[Localité 25]
représentée par Me Anne GUALTIEROTTI de la SCP DPG Avocats, avocat au barreau de PARIS – #C0051
INTERVENANT VOLONTAIRE
Monsieur [D] [E] [C]
[Adresse 4]
[Adresse 4]
[Localité 28] (LA REUNION)
représenté par Me Séverine VALADE, avocat au barreau de PARIS – #C0987
DÉBATS
A l’audience du 4 juillet 2025, tenue publiquement , présidée par Pauline LESTERLIN, Juge, assistée de Jean JASMIN, Greffier,
Vu l’assignation en référé de la S.A.S. LIGHTHOUSE 1789 en date des 12 et 16 juin 2025 et les motifs y énoncés ;
Vu l’assignation en référé de la S.A.S. FONCIÈRE BISCORNET en date des 12 et 17 juin 2025 et les motifs y énoncés ;
Vu la jonction prononcée entre les deux instances, désomrais appelées sous le numéro RG 25/54250 ;
Vu les conclusions déposées et soutenues oralement à l’audience par par le SYNDICAT DES COPROPRIÉTAIRES DU [Adresse 6] – [Adresse 17] ;
Vu l’intervention volontaire de Monsieur [D] [E] [C] ;
Vu le décès de Monsieur [D] [C], père, le 29 juin 2024;
Vu le projet immobilier de la S.A.S. LIGHTHOUSE 1789 concernant un ensemble immobilier situé [Adresse 18] à [Localité 30] ;
Vu le projet immobilier de la S.A.S. FONCIÈRE BISCORNET concernant un ensemble immobilier situé [Adresse 8] à [Localité 30] ;
Vu les permis de construire en date des 28 février et 11 mars 2025 ;
Vu les protestations et réserves formulées par les défendeurs représentés ;
Vu l’article 455 du code de procédure civile,
Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.
En l’état des arguments développés par les parties et au vu des documents produits, le motif légitime prévu par l’article 145 du code de procédure civile est établi. La mesure d’instruction sollicitée doit donc être ordonnée dans les termes du dispositif ci-après.
La partie demanderesse sera condamnée aux dépens.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire et en premier ressort,
Recevons Monsieur [D] [E] [C] en son intervention volontaire ;
Donnons acte aux défendeurs de leurs protestations et réserves ;
Ordonnons une expertise ;
Commettons pour y procéder :
Monsieur [R] [W]
[Adresse 7] – [Localité 23]
☎ :[XXXXXXXX01]
avec mission de :
— prendre connaissance du projet immobilier présenté dans un dossier technique suffisant comportant notamment les procédés de démolition et de construction permettant d’évaluer les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants. A défaut de communication de ce dossier, l’expert déposera une note récapitulant les pièces communiquées, les éléments absents ou insuffisants, les conséquences sur la conduite de sa mission, permettant aux parties de saisir le juge si elles l’estiment nécessaire ;
— se faire communiquer tous les documents (et notamment les ordres de service) établissant la date effective de début des travaux ; le cas échéant, donner son avis sur les désordres générés depuis le début des travaux, notamment ceux apparus au cours de l’année 2024 ;
— donner son avis sur les impacts potentiels des travaux sur les avoisinants et proposer la délimitation des états des lieux à réaliser chez les avoisinants ;
— visiter les immeubles constituant la propriété des défendeurs, du demandeur s’il y a lieu ;
Etat des existants :
— indiquer l’état d’avancement des travaux lors des réunions successives d’analyse et description des existants ;
— dresser tous états descriptifs et qualitatifs nécessaires de la totalité des immeubles voisins visités, de la propriété du demandeur, afin de déterminer et dire si, à son avis, ces immeubles présentent ou non des dégradations et désordres inhérents à leur structure, leur mode de construction, ainsi qu’à leur mode de fondation ou leur état de vétusté ou, encore, consécutifs à la nature du sous-sol sur lequel ils reposent ou consécutifs aux travaux qui auraient pu être entrepris au moment de l’expertise pour le compte du demandeur ;
— dresser un état précis de ces premières constatations sous forme d’un pré-rapport dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
Constatations de désordres rattachables aux travaux :
— procéder, sur demande des intéressés, à de nouveaux examens des avoisinants après démolition, après terrassement et après gros oeuvre et ce jusqu’au hors d’eau au cas où il serait allégué de nouveaux désordres, expressément décrits par les parties requérantes, ou l’aggravation des anciens ;
— dresser, le cas échéant, à la demande des parties, un pré-rapport relatant les constatations effectuées et les causes des dommages, dont l’expert pourra demander la rémunération ou une avance de son montant ;
— fournir, dans son rapport définitif, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond, éventuellement saisie, de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
Disons que pour procéder à sa mission l’expert devra :
— en concertation avec les parties, définir un calendrier prévisionnel de ses opérations à l’issue de la première réunion d’expertise ; l’actualiser ensuite dans le meilleur délai :
en fixant aux parties un délai pour procéder aux interventions forcées ;en les informant de la date à laquelle il prévoit de leur adresser son document de synthèse ;
— adresser dans le même temps le montant prévisible de sa rémunération, qu’il actualisera, s’il y a lieu, procédant parallèlement aux demandes de provisions complémentaires ;
— adresser aux parties un document de synthèse, sauf exception (par exemple : réunion de synthèse, communication d’un projet de rapport) dont il s’expliquera dans son rapport, et y arrêter le calendrier de la phase conclusive de ses opérations :
fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse ;rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà de ce délai ;
Disons à ce titre que le terme du délai fixé par l’expert pour le dépôt des dernières observations marquera la fin de l’instruction technique et interdira, à compter de la date à laquelle il est fixé, le dépôt de nouvelles observations, sauf les exceptions visées à l’article 276 du code de procédure civile ;
Disons qu’en cas d’urgence ou de péril en la demeure reconnus par l’expert, ce dernier :
— en cas d’ouverture du chantier sans communication des pièces permettant d’apprécier les risques, déposera une note aux parties et au juge donnant la possibilité aux premiers de solliciter les mesures judiciaires appropriées ;
— dira, s’il convient ou non, de procéder à la réalisation et à la mise en place de telles mesures de sauvegarde ou de travaux particuliers de nature à éviter toute aggravation de l’état qu’ils présentent actuellement et permettre, dans les meilleures conditions techniques possibles, la réalisation des travaux à être entrepris pour le compte du demandeur ;
— pourra autoriser le demandeur à faire exécuter, à ses frais avancés, pour le compte de qui il appartiendra, les travaux qu’il estime indispensables, sous la direction du maître d’oeuvre du demandeur, par des entreprises qualifiées de son choix ; dans ce cas, l’expert déposera un pré-rapport, ou une note aux parties valant pré-rapport, précisant la nature, l’importance et le coût de ces travaux ;
— disons qu’en cas de besoin et pour procéder aux travaux estimés indispensables par l’expert, le demandeur pourra faire passer, sur les propriétés voisines concernées des parties, ses architectes et entrepreneurs à telles fins techniques que l’expert estimera nécessaires ou seulement utiles et qu’en cas de difficulté il en sera référé au juge chargé du contrôle des expertises ;
Disons que l’expert devra fournir de façon générale, tous éléments techniques ou de fait de nature à permettre à la juridiction du fond de se prononcer sur les responsabilités encourues et les préjudices subis ;
✭
✭✭
Fixons à la somme de 10 000 euros la provision concernant les frais d’expertise qui devra être consignée par moitié par la société Lighthouse 1789 et par la société Foncière Biscornet à la régie du tribunal au plus tard le 30 septembre 2025 ;
Disons que, faute de consignation de la provision dans ce délai impératif, la désignation de l’expert sera caduque et de nul effet ;
Disons que l’exécution de la mesure d’instruction sera suivie par le juge du service du contrôle des expertises, spécialement désigné à cette fin en application des articles 155 et 155-1 du Code de procédure civile ;
Disons que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme Opalexe et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges.
Disons que l’expert sera saisi et effectuera sa mission conformément aux dispositions des articles 232 à 255, 263 à 284-1 du code de procédure civile et qu’il déposera l’original de chacun de ses pré-rapports et rapport au greffe du tribunal judiciaire de Paris (contrôle des expertises) avant le 31 mars 2026, pour le pré-rapport relatif à l’état des existants, et le 31 mars 2027 pour le rapport définitif, sauf prorogation de ces délais dûment sollicitée en temps utile de manière motivée auprès du juge du contrôle ;
Laissons provisoirement à chacune des parties la charge de ses propres dépens.
Rappelons que l’exécution provisoire est de droit.
Fait à Paris, le 31 juillet 2025
Le Greffier, Le Président,
Jean JASMIN Pauline LESTERLIN
Service de la régie :
Tribunal de Paris, [Adresse 31]
[Localité 26]
☎ [XXXXXXXX03]
Fax [XXXXXXXX02]
✉ [Courriel 32]
Sont acceptées les modalités de paiements suivantes :
➢ virement bancaire aux coordonnées suivantes :
IBAN : [XXXXXXXXXX029]
BIC : [XXXXXXXXXX034]
en indiquant impérativement le libellé suivant :
C7 « Prénom et Nom de la personne qui paye » pour prénom et nom du consignataire indiqué dans la décision + Numéro de RG initial
➢ chèque établi à l’ordre du régisseur du TGI de Paris (en cas de paiement par le biais de l’avocat uniquement chèque CARPA ou chèque tiré sur compte professionnel)
Le règlement doit impérativement être accompagné d’une copie de la présente décision. En cas de virement bancaire, cette décision doit être envoyée au préalable à la régie (par courrier, courriel ou fax).
Expert : Monsieur [R] [W]
Consignation : 10 000 €
par
S.A.S. FONCIÈRE BISCORNET ( 5 000 €)
S.A.S. LIGHTHOUSE 1789 ( 5 000 €)
le 30 Septembre 2025
Rapport à déposer le : 31 Mars 2027
Juge chargé du contrôle de l’expertise :
Service du contrôle des expertises
Tribunal de Paris, [Adresse 31]
[Localité 26].
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