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Sur la décision
| Référence : | TJ Versailles, tpx ram cg fond, 3 févr. 2026, n° 25/00277 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00277 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur |
| Date de dernière mise à jour : | 17 février 2026 |
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Texte intégral
2
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 14]
TRIBUNAL DE PROXIMITÉ DE RAMBOUILLET
[Courriel 5]
Tél. 01.30.46.29.60
N° RG 25/00277 – N° Portalis DB22-W-B7J-TDQ4
MINUTE : /2026
JUGEMENT
Du : 03 Février 2026
réputé contradictoire
et en premier ressort
DEMANDEUR(S) :
S.D.C. LA RESIDENCE [Localité 7] SITUÉ AU SQUARE DES [Localité 6] [Localité 3]
DEFENDEUR(S) :
[X] [M]
expédition exécutoire
délivrée le
à
copies délivrées
le
à
JUGEMENT
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
L’AN DEUX MILLE VINGT-SIX
et le TROIS FEVRIER
Après débats à l’audience publique du Tribunal de Proximité de RAMBOUILLET tenue le 02 Décembre 2025 ;
Sous la présidence de Amandine DUPLEIX, Juge du Tribunal Judiciaire de VERSAILLES exerçant au Tribunal de Proximité de RAMBOUILLET, assistée de Virginie DUMINY, Greffier ;
le jugement suivant a été rendu en indiquant que la décision serait mise à disposition au greffe aux horaires d’ouverture au public, conformément aux dispositions de l’article 450 du code de procédure civile ;
ENTRE :
DEMANDEUR(S) :
SYNDICAT DES COPROPRIETAIRES LA RESIDENCE LES [Localité 6] SITUÉ AU [Adresse 12]
représenté par son Syndic, le cabinet MMO DE FRANCE PARIS ILE DE FRANCE, Société par actions simplifiée au capital de 23.486.519,79euros, dont le siége social est [Adresse 2], immatriculée au registre du commerce et des Sociétés de PARIS sous le numéro B 529196412 Ile-représenté par ses dirigeants légaux domiciliés audit siége en cette qualité.
représentée par Me Nadia MOGAADI, avocat au barreau de PARIS, substituée à l’audience par Me DOURLEN, avocat au barreau de VERSAILLES.
ET :
DEFENDEUR(S) :
M. [X] [M]
demeurant [Adresse 1]
non comparant
RAPPEL DES FAITS
M. [X] [M] est propriétaire du lot de copropriété n°74 situé [Adresse 13].
Le 17 avril 2025, le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10], représenté par son syndic, la SAS IMMO DE FRANCE ILE DE FRANCE, a fait assigner M. [X] [M] devant le tribunal de proximité de Rambouillet aux fins de paiement des charges de copropriété et demande, sous le bénéfice de l’exécution provisoire, de condamner M. [X] [M] à lui payer les sommes de:
6581,94 € au titre des charges impayées au 4ème trimestre 2025, frais inclus au titre de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, avec intérêts au taux légal à compter de la mise en demeure,2000 € à titre de dommages et intérêts,2000 € sur le fondement des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, outre les entiers dépens.
L’affaire a été appelée et retenue à l’audience du 2 décembre 2025, lors de laquelle le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10], représenté par son Conseil, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance. Il convient de s’y référer pour l’exposé des moyens venant au soutien de ces demandes, par application des articles 446-1 et suivants et 455 du code de procédure civile. Il précise néanmoins que la dette s’élève désormais à la somme de 5614,31 €, 4ème trimestre 2025 inclus ; et qu’un changement de syndic est intervenu au profit de la SAS GESTRIA.
Cité par acte remis à étude, M. [X] [M] ne comparaît pas.
L’affaire est mise en délibéré au 3 février 2026.
MOTIFS DE LA DÉCISION
En application de l’article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que s’il l’estime régulière, recevable et bien fondée.
Le jugement est réputé contradictoire en application de l’article 473 du code de procédure civile, du seul fait qu’il est susceptible d’appel.
I. SUR LES DEMANDES PRINCIPALES
Sur les sommes dues au titre des charges de copropriété
Aux termes de l’article 10, dans sa version en vigueur, de la loi n°65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges relatives aux services collectifs et équipements communs, ainsi qu’à celles relatives à la conservation, l’entretien et l’administration des parties communes proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.
En application de l’article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de verser au syndicat des provisions égales au quart du budget voté en assemblée générale, ces provisions devenant exigibles le premier jour de chaque trimestre.
En l’espèce, le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10] verse aux débats:
un relevé de propriété attestant de ce que M. [X] [M] est propriétaire du lot 74 situé [Adresse 11], [Localité 4] décompte daté du 1er décembre 2025,les appels de fonds,la sommation de payer du 28 octobre 2024, et relancesles procès-verbaux des assemblées générales tenues les 23 juin 2025, 2 juillet 2024 et 14 juin 2023, et ayant approuvé les comptes des années antérieures, ainsi que des budgets prévisionnels correspondants,les contrats de syndic, ancien et nouveau,
Le syndicat des copropriétaires justifie ainsi que M. [X] [M] n’a pas acquitté dans son intégralité sa quote-part des charges de copropriété dues pour un montant de 4045,15 € hors frais.
2
Il convient, en conséquence, de condamner M. [X] [M] au paiement de cette somme au titre des charges dues à la date du 1er décembre 2025, provisions de charges pour la période du 4ème trimestre 2025 incluses.
Cette somme portera intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision.
Sur les sommes nécessaires au recouvrement
En application de l’article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, seuls peuvent être mis à la charge du copropriétaire défaillant le coût de la mise en demeure, des relances justifiées, des droits et émoluments facturés par les huissiers de justice et des frais exposés pour la prise d’hypothèque sur le lot des copropriétaires débiteurs.
En l’espèce, il apparaît que le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10] est fondé à solliciter, au titre des frais imputables à M. [X] [M] seul, la somme de 1267,76 €.
Par conséquent, M. [X] [M] sera condamné à payer cette somme au syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10] au titre des frais de recouvrement nécessaires.
Elle portera intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision.
Sur les dommages et intérêts
L’article 1231-1 du code civil dispose que le débiteur est condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, s’il ne justifie pas que l’exécution a été empêchée par la force majeure.
L’article 1231-6 du même code précise que les dommages et intérêts dus à raison du retard dans le paiement d’une obligation de somme d’argent consistent dans l’intérêt au taux légal, à compter de la mise en demeure.
Ces dommages et intérêts sont dus sans que le créancier soit tenu de justifier d’aucune perte.
Le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages-intérêts distincts des intérêts moratoires.
En l’espèce, le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10] ne rapporte la preuve ni de la mauvaise foi du défendeur, qui ne résulte pas de la seule carence dans le paiement, ni de la réalité du préjudice spécial qu’il aurait supporté, se distinguant du préjudice naissant du retard de paiement d’ores et déjà indemnisé par l’allocation d’intérêts moratoires par application de l’article 1231-6 du code civil.
En conséquence, le syndicat des copropriétaires sera débouté de sa demande de ce chef.
II. Sur les demandes accessoires
Sur les dépens
L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
M. [X] [M] qui succombe à l’instance, sera condamné aux dépens.
Sur les frais irrépétibles
Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu’elles demandent.
Compte tenu des circonstances du litige et en l’absence d’éléments relatifs à la situation économique du défendeur, il convient de condamner celui-ci à payer au syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10] la somme de 300 € en application de l’article précité.
Sur l’exécution provisoire
Conformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n’en dispose autrement.
En l’espèce, compte tenu de la nature du litige et en l’absence de dispositions légales contraires, l’exécution provisoire est de droit, et il n’y a pas lieu de l’écarter.
PAR CES MOTIFS,
Le Tribunal, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
CONDAMNE M. [X] [M] à verser au syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10], représenté par son syndic, la SAS GESTRIA, la somme de 4045,15 € au titre des charges dues à la date du 1er décembre 2025, provisions de charges pour la période du 4ème trimestre 2025 incluses, ainsi que la somme de 1267,76 € au titre des frais de recouvrement, sommes majorées des intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision ;
DÉBOUTE le syndicat des copropriétaires de la [Adresse 9] [Adresse 8], représenté par son syndic, la SAS GESTRIA, de sa demande de dommages et intérêts ;
CONDAMNE M. [X] [M] à verser au syndicat des copropriétaires de la [Adresse 10], représenté par son syndic, la SAS GESTRIA, la somme de 300 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNE M. [X] [M] aux entiers dépens de la présente instance ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire est de droit et DIT n’y avoir lieu de l’écarter;
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal, le 3 février 2026, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile, la minute étant signée par la présidente et par la greffière.
La greffière La présidente
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