Cour d'appel d'Aix-en-Provence, Chambre 3-4, 4 février 2021, n° 17/21783
TGI Aix-en-Provence 19 octobre 2017
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CA Aix-en-Provence
Infirmation 4 février 2021

Arguments

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  • Rejeté
    Absence d'entité économique autonome

    La cour a estimé que la cession concernait une entité économique autonome, avec des moyens d'exploitation transférés, et que les appelants avaient un intérêt à agir.

  • Rejeté
    Droit à la régularisation suite à la cession

    La cour a jugé que la cession était valide et que les appelants ne pouvaient pas demander la régularisation de leur situation sur cette base.

  • Rejeté
    Droit à des dommages intérêts pour frais non répétibles

    La cour a rejeté cette demande, considérant que les appelants avaient succombé dans leur action.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel d'Aix-en-Provence a infirmé le jugement de première instance qui avait déclaré irrecevables les actions de six salariés d'AREVA TA (devenue Société TechnicAtome) contestant leur transfert à la Société ALSTOM TRANSPORT suite à la cession de l'activité "Contrôle Commande Transport". Les salariés demandaient la nullité ou l'inopposabilité de la cession, arguant que l'activité cédée ne constituait pas une entité économique autonome et que leur transfert était donc inopérant. La juridiction de première instance avait jugé les salariés irrecevables en leur action pour défaut d'intérêt à agir. La Cour d'Appel a reconnu la recevabilité de leur action, considérant que tout salarié dont le contrat est transféré a un intérêt à contester l'application de l'article L.1224-1 du code du travail. Cependant, la Cour a rejeté leurs demandes sur le fond, estimant que la cession d'activité avait bien porté sur une entité économique autonome et que l'administration du travail avait validé le transfert, ce qui ne pouvait être remis en cause par le juge judiciaire sans violer la séparation des pouvoirs. La Cour a également jugé que les salariés ne pouvaient pas demander la nullité de la cession, et que l'absence d'entité économique autonome ne pouvait conduire qu'à une indemnisation pour licenciement abusif, et non à la poursuite du contrat avec l'ancien employeur. Les salariés ont été condamnés aux dépens et à payer chacun 800€ à la Société TechnicAtome au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Aix-en-Provence, ch. 3-4, 4 févr. 2021, n° 17/21783
Juridiction : Cour d'appel d'Aix-en-Provence
Numéro(s) : 17/21783
Décision précédente : Tribunal de grande instance d'Aix-en-Provence, 19 octobre 2017, N° 15/04169
Dispositif : Infirme partiellement, réforme ou modifie certaines dispositions de la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

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