Cour d'appel de Grenoble, Chambre sociale section b, 5 mai 2022, n° 20/01416
CPH Grenoble 3 mars 2020
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CA Grenoble
Infirmation partielle 5 mai 2022

Arguments

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  • Accepté
    Sanction pécuniaire prohibée

    La cour a jugé que la suspension des facilités de circulation constitue une sanction pécuniaire prohibée, car elle affecte un avantage économique du salarié.

  • Accepté
    Prescription de la sanction

    La cour a constaté que la sanction a été notifiée plus de deux mois après les faits, rendant la sanction caduque.

  • Accepté
    Préjudice moral causé par la sanction

    La cour a reconnu que la sanction injustifiée a causé un préjudice moral au salarié, justifiant l'octroi de dommages et intérêts.

  • Rejeté
    Justification des frais de transport

    La cour a estimé que le salarié n'a pas prouvé que les frais engagés résultaient du retrait de ses facilités de transport.

  • Accepté
    Frais de justice

    La cour a jugé qu'il serait inéquitable de laisser le salarié supporter l'intégralité des frais de justice, accordant ainsi une indemnité.

Résumé par Doctrine IA

La cour d'appel de Grenoble a rendu un arrêt le 5 mai 2022 concernant un litige opposant M. K O à la société SNCF Voyageurs. M. K O contestait la suspension des facilités de circulation dont il bénéficiait en tant qu'agent SNCF, suite à un prêt de sa carte de transport à une tierce personne. Le conseil de prud'hommes de Grenoble avait initialement jugé que la sanction était régulière, légitime et non prescrite, et avait débouté M. K O de ses demandes. Cependant, la cour d'appel a infirmé ce jugement, considérant que la suspension des facilités de circulation constituait une sanction pécuniaire prohibée par la loi. La cour a également condamné la société SNCF Voyageurs à verser à M. K O une indemnité de 2 000 euros pour préjudice moral, ainsi qu'une indemnité de 1 500 euros au titre des frais de procédure. La société SNCF Voyageurs a été condamnée aux entiers dépens de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Grenoble, ch. soc. sect. b, 5 mai 2022, n° 20/01416
Juridiction : Cour d'appel de Grenoble
Numéro(s) : 20/01416
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Grenoble, 3 mars 2020, N° 18/01033
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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