Cour d'appel de Paris, Pôle 1 chambre 1, 22 septembre 2015, n° 14/17200
CA Paris
Confirmation 22 septembre 2015
>
CASS
Rejet 15 juin 2017

Arguments

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  • Rejeté
    Irrégularité de la constitution du tribunal arbitral

    La cour a estimé que la République a tardé à invoquer cette irrégularité, ce qui constitue une renonciation à s'en prévaloir.

  • Rejeté
    Méconnaissance de la mission des arbitres

    La cour a jugé que les arbitres ont agi conformément à la volonté des parties, qui avaient accepté l'application du droit espagnol.

  • Rejeté
    Méconnaissance du principe de la contradiction

    La cour a constaté que les arbitres avaient écarté des pièces conformément aux règles de procédure, et que la République n'avait pas conclu sur le fond.

  • Rejeté
    Recours dilatoire de la République

    La cour a jugé qu'il n'y avait pas lieu d'accorder des dommages-intérêts pour recours abusif.

  • Accepté
    Droit à la réparation des frais de justice

    La cour a condamné la République à payer une somme en application de l'article 700, considérant qu'elle avait succombé pour la majeure partie de ses prétentions.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Paris a partiellement annulé la sentence arbitrale qui avait condamné la République de Guinée Équatoriale à payer à Orange Middle East and Africa (OMEA) la somme de 131.992.915 euros pour non-acquisition d'actions de la société GETESA, ainsi que des intérêts et frais. La République de Guinée Équatoriale avait invoqué l'irrégularité de la composition du tribunal arbitral, la violation de leur mission par les arbitres et la méconnaissance du principe de la contradiction. La Cour a rejeté les deux premiers moyens, jugeant que la partie avait renoncé à se prévaloir de l'irrégularité en ne la soulevant pas en temps utile et que les arbitres n'avaient pas outrepassé leur mission en appliquant le droit espagnol conformément à l'accord des parties. Cependant, la Cour a annulé la sentence sur le point des intérêts de retard, car le taux appliqué n'avait pas été discuté par les parties, violant ainsi le principe de la contradiction. La Cour a confirmé le reste de la sentence et accordé l'exequatur aux dispositions non censurées, rejeté la demande de dommages-intérêts pour recours abusif et condamné la République de Guinée Équatoriale à payer 10.000 euros à OMEA au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 1 ch. 1, 22 sept. 2015, n° 14/17200
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 14/17200
Importance : Inédit
Dispositif : Annulation
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
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Cour d'appel de Paris, Pôle 1 chambre 1, 22 septembre 2015, n° 14/17200