Cour d'appel de Paris, Pôle 6 chambre 9, 10 avril 2025, n° 22/06680
CPH Créteil 10 juin 2022
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CA Paris
Infirmation partielle 10 avril 2025

Arguments

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  • Accepté
    Rétractation de la rupture conventionnelle

    La cour a estimé que l'employeur ne pouvait ignorer la rétractation du salarié, ce qui a conduit à requalifier la rupture en licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Préjudice subi par le salarié

    La cour a jugé que le montant de l'indemnité devait être fixé à 5.000 euros, tenant compte des circonstances de la rupture et de l'ancienneté du salarié.

  • Accepté
    Droit à l'indemnité compensatrice de préavis

    La cour a confirmé le droit du salarié à percevoir une indemnité compensatrice de préavis, en raison de l'absence de cause réelle et sérieuse du licenciement.

  • Accepté
    Obligation de remise des documents sociaux

    La cour a confirmé l'obligation de l'employeur de remettre les documents sociaux au salarié.

  • Accepté
    Frais irrépétibles en appel

    La cour a jugé qu'il était équitable d'allouer une somme au titre des frais irrépétibles d'appel.

Résumé par Doctrine IA

La société Veiga Transports a fait appel d'un jugement du Conseil de Prud'hommes de Créteil qui l'avait condamnée à verser diverses sommes à Monsieur [G] suite à la rupture de son contrat de travail. La question centrale était de déterminer si la rupture conventionnelle signée devait être requalifiée en licenciement sans cause réelle et sérieuse, et si la péremption de l'instance pouvait être opposée.

La Cour d'appel a rejeté l'argument de péremption d'instance, estimant que Monsieur [G] avait accompli les diligences nécessaires. Elle a également débouté le salarié de sa demande de rappel d'heures supplémentaires et d'indemnité pour travail dissimulé, confirmant ainsi le jugement sur ces points.

Cependant, la Cour a infirmé partiellement le jugement en considérant que la poursuite de la procédure de rupture conventionnelle par l'employeur, malgré la rétractation du salarié, constituait un licenciement sans cause réelle et sérieuse. Elle a donc condamné la société à verser 5 000 euros à titre de dommages-intérêts pour licenciement abusif, tout en déboutant le salarié de sa demande d'indemnité pour non-respect de la procédure de licenciement.

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Sur la décision

Référence :
CA Paris, pôle 6 ch. 9, 10 avr. 2025, n° 22/06680
Juridiction : Cour d'appel de Paris
Numéro(s) : 22/06680
Importance : Inédit
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Créteil, 10 juin 2022, N° F20/01649
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 15 avril 2025
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Sur les parties

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