Cour d'appel de Rennes, 3e chambre commerciale, 26 avril 2022, n° 19/07953
CA Rennes 26 avril 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Atteinte à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle

    La cour a estimé que les dispositions contestées n'interdisent pas toute rémunération, mais conditionnent celle-ci à la conclusion de la vente, ce qui ne constitue pas une atteinte disproportionnée aux libertés invoquées.

  • Rejeté
    Absence de contrôle de constitutionnalité des dispositions

    La cour a relevé que les dispositions contestées n'ont pas fait l'objet d'un contrôle de constitutionnalité et qu'aucune QPC n'est en cours d'examen, ce qui rend la question non sérieuse.

  • Accepté
    Droit à l'indemnisation au titre de l'article 700

    La cour a jugé que la société Acore devait indemniser M. et Mme [D] pour les frais de la procédure, conformément aux dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Rennes a rejeté la demande de transmission à la Cour de cassation d'une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) soulevée par la société Acore, agissant en tant qu'agent immobilier, concernant l'article 6-I alinéa 5 de la loi n°70-9 du 2 janvier 1970, dite loi Hoguet. La société Acore réclamait une indemnité compensatrice suite à la révocation par M. et Mme [D] de leur mandat exclusif de vente de parts sociales de sociétés de transport sanitaire, malgré l'offre d'achat présentée par Acore. La juridiction de première instance avait condamné M. et Mme [D] à verser 74.000 euros de dommages-intérêts à Acore pour rupture du mandat. La Cour d'Appel a jugé que la question n'était pas sérieuse, car la loi Hoguet autorise la rémunération de l'agent immobilier uniquement si la vente est effectivement conclue, et que le refus de vendre ne constitue pas en soi une faute pouvant justifier une indemnisation. La Cour a estimé que les dispositions légales n'entraînaient pas d'atteinte disproportionnée à la liberté d'entreprendre et à la liberté contractuelle, et a condamné Acore à payer 2.500 euros à M. et Mme [D] au titre de l'article 700 du code de procédure civile, ainsi qu'aux dépens relatifs à la QPC.

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Sur la décision

Référence :
CA Rennes, 3e ch. com., 26 avr. 2022, n° 19/07953
Juridiction : Cour d'appel de Rennes
Numéro(s) : 19/07953
Importance : Inédit
Dispositif : Autre
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
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