Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 7 avril 2022, n° 19/03093
CPH Le Havre 10 juillet 2019
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CA Rouen 7 avril 2022

Arguments

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  • Accepté
    Non-respect des délais de la procédure disciplinaire

    La cour a constaté que l'employeur n'a pas respecté le délai légal pour prononcer la sanction disciplinaire, rendant ainsi le licenciement sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement étant sans cause réelle et sérieuse, le salarié a droit à l'indemnité compensatrice de préavis.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le salarié a droit au paiement des congés payés sur préavis, étant donné que le licenciement a été déclaré sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le salarié a droit à l'indemnité de licenciement, le licenciement ayant été déclaré sans cause réelle et sérieuse.

  • Accepté
    Obligation de remise de documents sociaux

    La cour a ordonné à l'employeur de remettre au salarié un bulletin de salaire correspondant à la prime de février 2018.

  • Accepté
    Obligation de remboursement des indemnités de chômage versées

    La cour a ordonné à l'employeur de rembourser aux organismes concernés les indemnités de chômage versées au salarié dans la limite de six mois.

  • Accepté
    Droit aux frais irrépétibles

    La cour a condamné l'employeur à payer au salarié une somme sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile au titre de ses frais irrépétibles.

Résumé par Doctrine IA

La Cour d'Appel de Rouen a annulé le jugement du Conseil de Prud'hommes du Havre qui avait reconnu le licenciement de Monsieur Y X par la société Ricoh France comme dépourvu de cause réelle et sérieuse, et avait condamné l'employeur à diverses indemnités. La question juridique centrale concernait la régularité de la procédure de licenciement et la présence d'une faute grave justifiant le licenciement. La juridiction de première instance avait statué en faveur du salarié, mais la Cour d'Appel a annulé cette décision en raison de l'introduction d'une nouvelle demande et d'un nouveau moyen de droit non débattus contradictoirement. Sur le fond, la Cour a jugé que l'employeur n'avait pas respecté les délais légaux de la procédure disciplinaire, rendant ainsi le licenciement sans cause réelle et sérieuse. La Cour a fixé le salaire brut moyen des trois derniers mois du salarié, a confirmé les indemnités dues pour le préavis et le licenciement, et a augmenté les dommages et intérêts pour licenciement abusif à 57 000 euros. Elle a également ordonné à l'employeur de remettre un bulletin de salaire pour la prime de février 2018 et de rembourser à Pôle emploi les indemnités de chômage versées au salarié, limitées à six mois. La société Ricoh France a été condamnée aux dépens et à payer 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile pour les frais irrépétibles de première instance et d'appel.

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Sur la décision

Référence :
CA Rouen, ch. soc., 7 avr. 2022, n° 19/03093
Juridiction : Cour d'appel de Rouen
Numéro(s) : 19/03093
Décision précédente : Conseil de prud'hommes de Le Havre, 10 juillet 2019
Dispositif : Annule la décision déférée

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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Cour d'appel de Rouen, Chambre sociale, 7 avril 2022, n° 19/03093